« Ordre de l'Imperfectible » : différence entre les versions
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* 2e chapitre (Rivefolle) : Les léviathans. Devise : Des flots nous émergeons, des flots nous purifions. | * 2e chapitre (Rivefolle) : Les léviathans. Devise : Des flots nous émergeons, des flots nous purifions. | ||
* 3e chapitre (Villeneuve) : Les griffons. Devise : Honneur aux vaillants. | * 3e chapitre (Villeneuve) : Les griffons. Devise : Honneur aux vaillants. | ||
* 4e chapitre (Fierpic) : Les chamois. Devise : | * 4e chapitre (Fierpic) : Les chamois. Devise : Dans l'abîme ou le sommet, nos pas ne tremblent pas. | ||
* 5e chapitre (Mornetour) : Les loups. Devise : | * 5e chapitre (Mornetour) : Les loups. Devise : Le péché appelle le sang, et nous répondons. | ||
* 6e chapitre (Apreplaine) : Les lions. Devise : | * 6e chapitre (Apreplaine) : Les lions. Devise : Le rugissement du juste fait trembler les impies. | ||
* 7e chapitre (Port-estroit) : Les grues. Devise : | * 7e chapitre (Port-estroit) : Les grues. Devise : Dans l'équilibre, la vigilance ; dans le silence, la frappe. | ||
* 8e chapitre (Noblepont) : Les phénix. Devise : Purifiés, nous renaissons de nos cendres. | * 8e chapitre (Noblepont) : Les phénix. Devise : Purifiés, nous renaissons de nos cendres. | ||
* 9e chapitre (Castel-sel) : Les scorpions. Devise : Périr dans le devoir vaut mieux que vivre dans la honte. | * 9e chapitre (Castel-sel) : Les scorpions. Devise : Périr dans le devoir vaut mieux que vivre dans la honte. | ||
* 10e chapitre (Portbrume) : Les cerfs : Noblesse, vertu | * 10e chapitre (Portbrume) : Les cerfs : Devise : Noblesse, grâce, vertu. | ||
* 11e chapitre (Rocbois) : Les ours. Devise : | * 11e chapitre (Rocbois) : Les ours. Devise : Puissants et protecteurs, craignez notre courroux. | ||
* 12e chapitre (Rudemuraille) : Les lynx : | * 12e chapitre (Rudemuraille) : Les lynx : Rien n'échappe à l’œil du juste. | ||
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Version du 25 mai 2025 à 09:32
| Ordre de l'Imperfectible
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Résumé de la faction
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L'Ordre de l'Imperfectible, plus communément appelé l'Ordre, est une organisation religieuse fortement militarisée. Cette faction monothéiste s'appuie sur une armée très puissante pour combattre les entropistes, c'est à dire tous les peuples ne servant pas leur idéal d'un monde parfait.
Cet article traite plus spécifiquement de la loge de l'Ordre qui a débarqué en Gotteṙon, c'est à dire de l'État gotterien.
L'Ordre et l'Etat
Il est important de saisir la nuance entre ces deux termes. L'Ordre réfère à l'organisation religieuse dans son entièreté, y compris ses possessions d'outremer. A l'inverse, l'Etat réfère spécifiquement à la zone géographique que l'Ordre a conquis depuis son débarquement local. De plus, seule une petite partie de la population de l'Etat fait partie de l'Ordre. L'Etat réfère aussi au gouvernement de ce nouveau territoire, lequel est assuré par les membres de l'Ordre.
Démographie, ethnies et langues
Démographie
L'État compte environ 3 millions d'habitants. C'est une des régions les plus densément peuplées du monde connu. Cela s'explique notamment par le faible taux de mortalité du aux avancées en matière d'hygiène et de médecine, au peu de contacts avec le monde extérieur (et donc au peu de maladies d'origine étrangères) et a l'habitude de l'Ordre d’accueillir les villageois à l'intérieur de ses grandes forteresses en cas d'attaque, ce qui limite considérablement les pertes civiles. Le taux d'accroissement de la population de l'état est d'environ 0.6% par an, guerres comprises dans la moyenne (le taux chute en cas de guerres, et remonte en temps de paix).
Ethnies
Les trois ethnies principales de l'Etat sont les indigènes rëgasiens et noqimiens et les slaeciens. La population de l'Etat est majoritairement composée d'indigènes, convertis de gré ou de force suite au débarquement de l'Ordre. Le reste de la population est soit métis, soit purement slaecienne.
A l'origine; les membres de l'Ordre, appelés frères sont exclusivement des slaeciens. Cependant, malgré une politique décourageant le métissage avec les indigènes, le faible nombre de femmes amenées par l'Ordre lors de son périple en mer des Lamentations n'était pas suffisant à assurer l'expansion souhaitée. Ainsi, seules quelques rares familles peuvent encore se vanter d'être de "sang pur", et la plupart des membres de l'Ordre sont issus de métissages plus ou moins récents et récurrents avec les indigènes.
Il est à noter que seule environ 13% de la population de l’État fait partie intégrante de l'Ordre, soit environ 400 000 hommes. La règle veut que les frères dussent impérativement être issus d'un parent slaecien (en général le père), les hautes fonctions étant mêmes réservées aux individus dont la lignée est « pure » de tout métissage. Dans les faits, certains assouplissements de cette règle peuvent survenir, notamment suite à des pertes humaines de grande ampleur ou de l'initiative de certains hauts gradés progressistes.
Toute personne faisant partie de l'Ordre est exempte de taxe, mais ne peut posséder aucun bien. Leur travail sert l’État mais ne leur rapporte pas d'argent. Ils sont en revanche nourris, logés et blanchis par l’État. Ces gens sont divisés en membres officiels et compagnons. Les seconds sont des apprentis de tous genres, destinés à entrer dans l'ordre de manière officielle. De nombreux artisans se trouvent également dans leurs rangs. Les autres membres ont prouvé qu'ils méritaient d'être officiellement serviteurs de l'Imperfectible et de l’État. Parmi les frères, 208 153 forment l'armée (soit 7% de la population de l’État), dont 103 680 sont des écuyers en réserve. Les deux centaines de milliers restants sont répartis dans les quatre autres loges de l'ordre (logistique, juridique, du génie et des arts).
Langues
La langue officielle de l'état gotterien est le gotterien, lui même nommé Langue Parfaite par les membres de l'Ordre. Il s'agit d'une langue relativement pauvre dont l'alphabet comporte 12 consonnes et 5 voyelles, lesquelles sont aussi utilisées pour la numérotation. Elle est étudiée de manière à en faciliter la gravure et l'apprentissage, et permet à l'Ordre d'augmenter artificiellement son taux d'alphabétisation.
Outre le gotterien, surtout utilisé dans les villes, la plupart des habitants comprennent l'oltèquien moderne et un bon nombre le parlent. Bien que de nombreux patois existent, en particulier dans les campagnes, l'Ordre tend à les faire disparaître et encourage activement l'apprentissage du gotterien.
Religion, croyances et idéologie
Religion
L'Ordre a adopté une religion monothéiste très globale : Le culte de l’Imperfectible. Dieu, qu'ils nomment l’Imperfectible, est omniprésent, omnipotent et infiniment bon. Malgré le fait qu'Il soit tout puissant, Il désire que les hommes se montrent digne de lui et ne récompense que les justes. La mission de l'Ordre est de convertir toute population à son culte afin que l'Imperfectible récompense les hommes en modelant le monde en un paradis. Le Paradis n'est donc pas extérieur au monde, mais sera façonné de façon parfaite par l’Imperfectible à partir du monde actuel. Par conséquent, l'Ordre est totalement intolérant aux autres cultes, qu'il considère entropistes et interfèrent avec son idéal. Au sein de l'Etat, la traque de ces cultes est sans pitié et leur pratique punissable de mort. On appelle perfecteurs les pratiquants du culte de l’Imperfectible.
Cette religion a pour symbole sacré le dodécaèdre. Les frères de l'Ordre portent d'ailleurs un pendentif dodécaédrique. Les faces du dodécaèdres sont en effet pentagonales, le nombre cinq étant lui même associé au Parfait, tandis que le nombre douze est un nombre d'action, d'accomplissement, de cycle achevé. De plus, pour citer Obeṙon le Zélé : "le passage de la deuxième à la troisième dimension en formant un dodécaèdre, est l'archétype idéal de la croissance dynamique". Pour les représentations en deux dimensions, c'est le dodécagramme qui est utilisé.
La perfection
L'Ordre est fortement attaché aux nombres et formes symboliques. Ainsi, une loge de l'Ordre est spécialement vouée à rechercher la perfection au travers d'une architecture rigoureusement étudiée, ainsi que par l'étude de la nature, des mathématiques.
L'exemple le plus parlant est celui d'Obeṙon le Zélé, un Grand Maître de l'Ordre particulièrement fanatique. Il poussa le zèle jusqu'à décider du nombre d'habitants par bourgade, n'hésitant pas à « se débarrasser le surplus » pour parvenir à ses fins. Si il ne pu accomplir ce dernier projet, il parvint néanmoins à standardiser les effectifs de la hiérarchie de l'Ordre et de son armée.
La langue gotterienne (Langue Parfaite) ne comporte que 5 voyelles et 12 consonnes, elles-mêmes associées aux cinq chiffres et douze cinquaines de leur système de numération.
Les forteresses de l'Ordre sont également des chefs d'oeuvres architecturaux d'une rare perfection, Pour certains militaires de l'Ordre, le ratio des forces en présences (l'idéal étant 1 contre 5) ou la date de l'affrontement (le 5 ou le 12 du mois étant le mieux) sont également des facteurs à ne pas négliger, mais cette tendance reste rare.
On retrouve aussi le nombre cinq dans la musique de l'Ordre, où la quinte est de loin l'intervalle privilégié, au contraire des tierces, quartes et sixtes jugées impures. Les musiques liturgiques sont principalement structurées par complets de cinq mesures en 12 temps. Il est à noter que les gotteriens utilisent les gammes tempérées puisqu'elles divisent l'octave en 12 intervalles chromatiques égaux.
La poésie classique gotterienne est quasi exclusivement composée de vers en 12 syllabes. Le plus souvent, les poèmes sont composé de 5 ou 12 vers. Certains chroniqueurs rédigent également leur prose en suivant cette règle. Un extrait de Rhain le chroniqueur :
- Les frères marchèrent en proclamant des cantiques
- Et les cieux furent emplis de leurs chants formidables
- Mais les cœurs ennemis furent emplis d'épouvante
- Alors les lames des justes purifiaient par le sang
- Oh splendeur des chœurs triomphant des entropistes
On peut également noter la récente innovation pédagogique de l'Artisan Illustre Azeṙṙad de RiveFolle, destinée aux enfants de moins de un an : une sorte de dodécaèdre creux dont les sommets, constitués de billes de bois (que l'enfant peut suçoter), sont reliés les uns aux autres par des arêtes cylindriques également en bois et que l'enfant peut saisir aisément. Sur chacune de ces arêtes est glissée une autre bille de bois percée en son centre, qui coulisse (en émettant un léger son de glissement) le long du cylindre lorsque l'enfant manipule l'objet, favorisant, selon Azeṙṙad, l'apprentissage de la causalité, de la géométrie, et de la perspective. Certains de ses dodécaèdres, désormais populaires et largement diffusés dans les centres d'éducation, sont peints avec deux couleurs ou davantage.
L'idéologie
Très à cheval sur son idéologie, l'Ordre suit quelques grands principes qui contribuent à le caractériser : un code de l'honneur très strict, le mépris des vices, la justice -y compris sociale-. La Règle de l'Ordre est au centre d'un code de société rigoureux et astreignant auquel les frères de l'Ordre se plient aveuglément. Un manquement sévère à l'un de ces principes (ex : le viol) conduit généralement à la peine de mort pour le frère concerné. De plus, les frères sont bien plus intransigeants envers leur code de conduite que la population qu'ils gouvernent. Ils ont donc accepté que celle-ci ne dusse se plier qu'à certaines règles propres aux citoyens (la règle civile), et régies par la loge religio-juridique de l'Ordre. La règle civile est néanmoins emprunte de préceptes de l'Ordre, tels que l'interdiction de la prostitution, des orgies et de tout ce qui fait « désordre ».
- Le code de l'honneur
Bien que la plupart des nations voient dans ce code de l'honneur la faiblesse de l'Ordre, il s'agit d'une composante essentielle et non négociable de sa quête de perfection. Ainsi, parmi les éléments clés de ce code, on retrouvera notamment l'interdiction : de mentir, de trahir, de fuir, d'attaquer un homme qui n'a pas la chance de s'armer, d'attaquer dans le dos par surprise, d'attaquer à plusieurs contre un, de torturer, …
- Le mépris des vices
Les membres de l'Ordre doivent avoir un comportement exemplaire, et rejeter entre autres : la paresse, l'impolitesse, les richesses, la vanité, l'alcool, la sexualité dans un but autre de procréer, la corruption, ...
- La justice
Pour l'Ordre, la notion de justice est étroitement associée à celle d'un monde idéal. Elle est par conséquent très importante et assurée par la loge religio-juridique de l'Ordre. Elle seule peut déterminer si le cas rapporté est ou non en contradiction avec la volonté de l'Imperfectible.
Il faut cependant distinguer la justice appliquée dans l’État, et le sens de la justice des frères. Si ces derniers ont un comportement déviant, ils sont généralement exclus de l'Ordre. Chaque ville comprend un tribunal, lequel est sous la responsabilité du cardinal de la ville. Les juges-évêques y siègent, alternant offices religieux et juridiques. Il existe un rang équivalent à celui d'avocat, qui peut être tenu par les « appelés », des prêtres qui plaideront pour ou contre l'accusé. Les juges évêques présents lors du procès délibèrent ensuite de la décision à prendre, laquelle est ratifiée par le cardinal. Ce dernier verdict, prononcé par un homme « de l'imperfectible », ne peut être contredit que par le Grand Inspecteur Inquisiteur des Tribunaux ou le Grand Émissaire de l'Ordre.
Un procès peut durer jusqu'à quelques semaines en cas d'affaires importantes, mais est en général bouclé en quelques heures. Il est à noter que certains délits « évidents » ne sont pas présentés au tribunal. Par exemple, si un homme vole un autre, il est écrit dans la règle civile qu'il doit rembourser cinq fois la somme volée, avant d'aller en prison pour une durée proportionnelle à la somme dérobée. La milice citadine (en général formée de compagnons n'appartenant pas encore à l'ordre) est chargé de faire régner l'ordre dans les cités et d'appliquer ces règles lorsque le délit est évident. L'Etat prend en compte de nombreux facteurs lors de ses procès, comme la situation dans laquelle vit l'auteur du délit. S'il était pauvre malgré ses efforts pour être un citoyen « honorable », et qu'il était un perfecteur pratiquant, les évêques se montrent en général plus cléments. Le Grand Hospitalier est d'ailleurs chargé de veiller à ce que les citoyens « méritants » ne vivent pas dans le besoin. Certains délits sont passibles de la peine de mort, notamment l'hérésie, le meurtre intéressé d'un citoyen, le meurtre d'un fonctionnaire de l'Ordre (si celui-ci n'était pas en infraction avec la Règle), la tentative de créer un mouvement de rébellion, etc... La peine de mort réservée aux frères de l'Ordre est le plus souvent la penta-guillotine, voir la dodéca-guillotine pour les cas les plus extrêmes.
I faut garder à l'esprit que l'Ordre ne gère pas directement tous les villages, mais uniquement les plus important d'entre eux (en général les douze villages les plus populeux de la commune). Les petits patelins s'occupent donc eux-même de leur justice, même s'ils doivent officiellement en référer au village « officiel » le plus proche. Idéalement, l'Ordre souhaiterait appliquer la charte de l'Ordre à tous les civils de l'Etat, comme cela fut tenté par un Grand-Maître particulièrement puritain. Cependant, la gestion du comportement privé de l'ensemble de la population s'est vite révélé titanesque et couteuse en vies humaines. Face à la menace de révolte, le projet a été abandonné au profit d'un enseignement obligatoire dispensé par les membres de l'Ordre afin d'élever les moeurs de la population.
Certains affirment cependant qu'en cas de victoire militaire totale, l'Ordre imposera son code à tous et se débarrassera de sa populace révoltée, désormais dispensable.
Rite funéraire et croyance en la réincarnation
A la mort d'un frère de l'Ordre, celui-ci est brûlé après 5 jours de deuil, et ses cendres sont recueillies dans un vase dodécaédrique, qui prendra place dans les catacombes réservées à sa loge. Les membres de l'Ordre pensent que cette manière de faire préserve l'intégrité et la pureté de l'âme du défunt, condition nécessaire à sa réincarnation.
Les frères sont en effet persuadés que l'Imperfectible permet à ses fidèles méritants de revenir parmi les vivants afin de poursuivre leur service et de finalement bénéficier du Paradis. Le Paradis étant en effet révélé à partir du monde actuel, les frères ne croient pas en un au-delà merveilleux. Ils croient en revanche que l'Imperfectible réincarne les entropistes de l'autre côté du monde, là où les démons vivent dans une éternelle obscurité.
Le mariage et la famille
Les frères de l'Ordre ne peuvent prendre épouse durant leur service car ils doivent se consacrer corps et âme à leur devoir envers l'Ordre. Il importe néanmoins qu'ils puissent procréer afin d'éviter l'anéantissement de leur lignée. En conséquence, deux cas de figure s'observent. Soit le compagnon marié peut accéder au titre de frère à la condition d'observer l'abstinence durant sa carrière (cas peu encouragé puisque la dévotion du frère en sera affectée), soit le frère se mariera une fois son service terminé. En général, le service prend fin à 42 ans pour les soldats de terrain (après 25 années de service) et de 60 ans pour les hauts gradés et les autres branches. Il retourne alors à la vie civile où il conservera les privilèges dus à son statut de frère. Les plus hauts-gradés, comme le Grand Commandeur n'accèdent généralement pas à ce titre avant la cinquantaine au plus tôt. Il apparu donc que ces membres illustres avaient tendance à voir leur lignée affaiblie. Ce constat était plutôt dramatique pour l’État gotterien, dont seuls les lignées "pures" ont accès aux grades supérieurs. En conséquence, la Règle de l'Ordre permet aux frères ayant au moins atteint le titre correspondant à la gestion d'une province de se trouver femme à partir de 42 ans. A cet âge et à ce titre, les frères sont en effet suffisamment dévoués au culte de l'Imperfectible que pour ne pas voir leur fonction entravée par cette vie familiale.
Afin de maintenir une population suffisante malgré les nombreuses pertes des frères tombés au combat, l'Ordre a décrété que la polygamie était nécessaire. Chaque frère est donc invité à prendre cinq épouses afin d'engendrer un nombre suffisant d'enfants avant de mourir.
L'Ordre est confronté à un vrai problème d'éducation des enfants ayant perdu leur père, du à l'age tardif de procréation de ces derniers. Les mères sont plus jeunes et en général vivent jusqu'à ce que leur enfant atteigne l'âge adulte. Toutefois, le rôle très contraint des femmes au sein de l’État ne leur permet pas de subvenir à leurs besoins par elles-mêmes et d'éduquer un ou plusieurs enfants. Les familles riches peuvent prendre la charge des cousines et nièces veuves, mais c'est une charge trop lourde pour de nombreux foyers moins favorisés. Pour pallier à une recrudescence de ces crache-misères « dissonants », l'Ordre a érigé de nombreuses académies pour éduquer et nourrir ces orphelins. L'accès est réservé aux enfants sans parents, et de nombreux enfants de pauvres ou des bâtards de jeunes frères de l'Ordre sont abandonnés par leurs parents devant ces écoles pour qu'ils soient pris en charge par l'Ordre. Cet état de fait contribue grandement à l'endoctrinement précoce des jeunes gotteriens, et à leur "modelage" par l'Ordre.
Bien que l'unité familiale des membres de l'Ordre soit officiellement inexistante, la notoriété des frères -et donc leur aptitude à accéder à des postes honorifiques- dépend largement de la "pureté" de leur lignée et des accomplissements de leurs pères. Ainsi, un frère occupant un poste de haute importance aura t-il plutôt tendance à épouser des femmes issues de lignées bien réputées, et souvent "pures". Les arrangements entre lignées sont donc fréquents, les pères tentant de marier leurs filles à des frères prestigieux pour maximiser les chances de sa descendance.
Hiérarchie de l'Ordre
Bien rodée et hautement structurée, la hiérarchie de l'Ordre est très développée et basée sur un principe de pyramide dont chaque membre supervise cinq ou douze membres inférieurs et rend des comptes à un seul supérieur hiérarchique. Cette hiérarchie pyramidale se décompose elle-même entre cinq loges, d'autorité parallèle, mais de rôles attribués différents : la loge militaire, la loge logistique, la loge juridique, la loge du génie et la loge des arts.
Politique étrangère
Contrairement à nombre de nations également conservatrices, l'Ordre se distingue par une absence quasi totale de relations diplomatiques. Loyaux et méprisant les intrigues et mensonges, les frères sont en effet assez inefficaces aux jeux diplomatiques. Ainsi, les relations de l'Ordre avec ses voisins ont souvent été conflictuelles, bien que l'influence du Grand Émissaire entraine des revirements parfois profonds. En règle générale, l'Ordre classe ses voisins en deux catégories : les Entropistes et les Égarés. Les premiers sont les peuples qui vénèrent un autre dieu (voire plusieurs autres dieux !), refusent d'entendre raison et s'opposent à l'Ordre. Les seconds n'adhèrent pas au culte de l'Imperfectible mais ne manifestent pas d'hostilité vis à vis de l'Ordre et de son culte, et sont encore convertibles. La majorité des peuples sont néanmoins catalogués comme entropistes et font l'objet d'une extermination sans merci.
Le commerce n'est pas non plus la priorité de l'Ordre, qui méprise la luxure et les richesses. S'il autorise le commerce interne, il rechigne davantage au commerce extérieur, en particulier avec des nations qu'il considère comme entropistes.
Agglomérations, routes et fortifications
Liste des villes et citadelles
- Nobleroc : Ville, capitale de la première province et de l'Etat
- Rivefolle : Ville, capitale de la deuxième province
- Villeneuve : Ville, capitale de la troisième province, et première cité fondée
- Fierpic : Citadelle, capitale de la quatrième province
- Mornetour : Citadelle, capitale de la cinquième province
- Apreplaine : Ville, capitale de la sixième province
- Port-estroit : Ville, capitale de la septième province
- Noblepont : Citadelle, capitale de la huitième province
- Castel-sel : Citadelle, capitale de la neuvième province
- Port-brume : Ville, capitale de la dixième province
- Rocbois : Citadelle, capitale de la onzième province
- Rudemuraille : Citadelle, capitale de la douzième province
Organisation

Pour l'Ordre, rien ne doit être laissé au hasard. Ce projet ambitieux se traduit au niveau du développement rural et urbain par une standardisation dans le nombre et la forme des bourgades.
Nombre de villes et villages
L'Etat comporte douze provinces, chacune administrée par un Commandeur siégeant dans une citadelle ou une ville. Chacune de ces provinces est à son tour divisée en douze communes, administrées par des bourgmestres depuis un chef-lieu. Ces communes regroupent une série de villages. Dans l'idéal de l'Ordre, il s'agirait d'avoir un nombre déterminé de villages par commune, mais la disparité des communes et le nombre parfois bien plus grand de villages ne se prête pas à un tel degré de perfectionnisme. Décidant de couper la poire en deux, l'Etat préconise la reconnaissance officielle de douze villages par commune (soit 144 par province, et 1728 dans l'Etat). Ces « villages officiels » bénéficient de membres de l'Ordre afin de veiller à la gestion du village (mayeur), au respect du culte (prêtre), à l'éducation(Illustre Artisan), etc. Les autres villages, en général de petite taille, sont plus ou moins ignorés et laissés aux soins du mayeur le plus proche.
Organisation des villages et chefs-lieux
Les villages « officiels » présentent en général les caractéristiques suivantes. Tout d'abord, l'emplacement proprement dit. Lorsqu'il s'agit de fonder un nouveau village, celui devra de préférence être placé à proximité d'une source, si possible sur une hauteur d'où on domine une vallée, dans laquelle on pourra cultiver, pratiquer l'irrigation, faire usage de moulins à eau, etc. L'élément central du village sera situé sur la hauteur. C'est la motte. Séparée du reste du village par un fossé et une muraille dont les dimensions souhaitables sont respectivement de 4 m de profondeur et 6 m de hauteur. Cette motte comprendra un donjon, siège des maçons, politiques et éventuels militaires, ainsi qu'une église et des casernes pour les milices locales. A ce propos, notons que les soldats du villages sont normalement fournis par les locaux. Seuls les chefs lieux communaux disposeront d'une garnison de chevaliers. L'entraînement militaire est cependant dispensé gratuitement dans la capitale de la province, ce qui permet de former quelques maîtres d'armes qui, à leur tour, formeront leurs recrues. Juste en contre-bas de la motte, le village proprement dit, avec ses habitations, son marché, ses artisans. Ensuite viennent les pâturages. On les garde près du centre car le bétail demande plus d'attention que les cultures. Celles-ci font suite aux bestiaux, les plus souvent de part et d'autre de la rivière. Deux parcelles sur trois sont cultivées, la troisième restant en jachère. Et on opère des tournantes. Dans les provinces les moins fertiles, les maçons ont développé une technique pour améliorer la qualité du fumier et engraisser le sols : La culture de fougères aquatiques. Ces végétaux (en fait, mais cela les habitants l'ignorent, en symbiose avec des bactéries fixatrices d'azote) fournissent un fourrage médiocre pour le bétail mais, via leurs déjections, forment un fumier très riche. Les bovins servent ainsi de machines à fertiliser. Les crêtes des vallées aux alentours doivent rester boisées et être délimitées en parcelles de dimensions connues. De plus, elles comporteront des tours de guets, lesquelles font généralement office de miradors pour chasser le gibier lorsqu'il pâture dans les clairières aménagées au pied des constructions.
Organisation des villes
L'Etat comprend six villes : Nobleroc, Rivefolle, Villeneuve, Apreplaine,, Port-estroit, et Portbrume,. Capitales de leurs provinces, elles sont conçues dans une optique de développement économique, mais pas au détriment de leur protection. Si l'on excepte Nobleroc, la population moyenne d'une cité, faubourgs compris, est de 50.000 habitants (y compris plus de 17 000 frères de la loge militaire !).
L'organisation typique (Villeneuve est atypique) est la suivante : une hauteur le long d'un cours d'eau est occupée par le centre-ville, tandis que d'autres collines abritent les faubourgs. La ville est de forme dodécaédrique, ceinte d'une muraille imposante (18 m de haut pour 12 m de large) doublée d'un fossé presque aussi imposant que l'on franchit par le biais de ponts-levis. Des tours pentagonales, tous les 60m, quadrillent le dispositif. Elles sont particulièrement fortifiées au niveau des points de passage (notamment via des armes de siège). La partie centrale est le siège de la grand place (comportant marché, hôtel de ville, ambassade, cathédrale), des casernes des réserves de nourriture et d'un château fort. La rivière est englobée dans l'enceinte, qui est occupée par des frères de toutes professions, isolés du reste de la ville.
Sur les pentes des collines adjacentes, les citadins peuvent construire leurs boutiques, ateliers, fermes, habitations. Des terres cultivables aussi, tout comme des pâturages pour les bestiaux. Ils sont à l'abri, protégés d'une part par la garnison de l'Ordre (plus de 17 000 soldats au total), la milice citadine (au moins autant d'hommes) et l'enceinte extérieure, une muraille simple de 6 m qui surplombe un fossé. Des tours de garde s'ajoutent au dispositif, lequel ceinture la ville en suivant les crêtes. Au niveau des chaussées, on retrouve une muraille renforcée, des tours de 18 m et des casernes fortifiées. Par-delà, des faubourgs, des forêts, d'autres champs et pâturages.
Notons que la plupart des peuples qui érigent des cités maritimes développent leurs villes autour du port. L'Ordre s'y refuse et le port maritime, lorsqu'il y en a un, est relié à la ville par une chaussée, et encadré par une muraille du même type que celle protégeant le centre ville. Villeneuve fait à nouveau exception à la règle.
Organisation des citadelles
Manque de temps, manque d'habitants, l'Etat, une fois les montagnes conquises, ne pouvait y bâtir de villes pas plus qu'autoriser l'accès de ces territoires aux brigands ou armées adverses. La solution logique fut d'ériger de monumentales citadelles destinées à accueillir les nouvelles armées de ces provinces, d'une part, et à en imposer à l'adversaire d'autre part. Pas de citadins inutiles ici, pas de bouches à nourrir qui ne porte une épée ou un compas. Même les politiques y sont rares. Les provinces de Fierpic et Mornetour, en particulier, sont autant dénuées de population qu'imprenables. Cependant, Noblepont, Castel-sel, Roc-bois et la récente Rudemuraille sont moins radicalement militaires. Moins standardisées que les villes, les citadelles comportent tout de même des éléments communs. Premièrement, on retrouve la présence d'une source d'eau potable. Une enceinte intérieure encadre le coeur de la citadelle où les frères séjournent. Le centre est occupé par un imposant château, de ceux qui donne la chair de poule aux assiégeants. Maçons, politiques et hauts gradés y vivent. Les chapelles et les casernes sont comprises entre cette enceinte centrale et l'enceinte externe, laquelle varie suivant les citadelles. Le reste, en dehors des murailles, est constitué des irréductibles civils, pour la plupart compagnons de l'ordre, artisans indépendants, marchands, etc... Encore plus en périphérie, quelques fermiers se massent, avec leurs champs et leurs troupeaux. Puis la brousse. Pas de muraille pour protéger les civils, l'armée se charge de les défendre en cas d'attaque. Les plus chanceux pourront se replier dans la forteresse, les autres iront se réfugier dans les bois. Les immenses réserves de nourriture des frères permettant de tenir jusqu'à l'arrivée des autres légions.
Chaussées
Pour un état aussi organisé et perfectionniste, il était indispensable de rapidement aménager des voies de circulation reliant les cités principales. Cette démarche fut entreprise dés la fondation de Rivefolle et se prolongea jusqu'à la conquête de la province de Rudemuraille. De manière générale, les chaussées ont pour but de permettre à l'armée d'intervenir rapidement avec du matériel de guerre partout où cela était nécessaire. Le commerce ne fit donc pas partie des considérations des maçons qui les concurrent. Elles longent les frontières de l'état et relient les cités, le plus souvent en ligne droite, à moins que la topographie du terrain en veuille autrement. Deux types de chaussées coexistent, toutes deux pavées.
- Les chaussées principales : Elles sont très larges (20 m) et permettent à une armée de progresser en colonne de 20 hommes de front. L'énorme quantité de pierres demandée ainsi que la main d'œuvre furent respectivement fournies par les montagnes toutes proches et les peuples récemment soumis. *Les chaussées secondaires : Elles sont deux fois plus étroites et leur vocation est plutôt de permettre à des patrouille de cavalerie d'intervenir rapidement, généralement au niveau des côtes -où les raids kaers constituent les menaces les plus fréquentes- et des rivières frontalières où elles supportent le réseau de fortifications.
Fortifications frontalières
L'Etat est également doté de deux types de murailles : les enceintes de type limes romaines et les enceintes fortifiées. La grande majorité est du premier type, c'est à dire un fossé précédant une palissade d'environ 4 m, gardé par un réseau de tours de guets situées à 500 m d'intervalle. De petits fortins espacés de 10 km complètent le dispositif. Les troupes affectées sont exclusivement miliciennes et formées de la même manière que le reste de la milice, c'est à dire via des instructeurs formés à Nobleroc, ou à la cité la plus proche. Un fortin comprend généralement une centaine de miliciens, et les tours n'en contiennent qu'une demi-douzaine chacune. L'ensemble mobilise tout de même quelques milliers d'hommes. En revanche, le lac bordant le nord de l'Etat étant une zone particulièrement propice à une invasion massive par le biais d’embarcations, l'état a entrepris la construction d'une muraille plus protectrice. Haute de 12 m, large de 6, elle est elle aussi complétée par des tours situées tous les 500m. Il ne s'agit pas de tours défensives du même type que les tours défendant les cités. En effet, elles sont très larges à la base et culminent à 48 m au dessus du sol, mais ne sont pas équipées pour héberger des armes de siège ni ne sont-elles hérissées d'autant de meurtrières et mâchicoulis. A leur sommet sont ménagés des bassines emplies de substance inflammable afin d'avertir rapidement les cités et citadelles voisines de la présence d'ennemis. Ce sont également des miliciens qui gardent le dispositif, à raison d'une cinquantaine par km. Une autre de ces murailles, plus imposante, relie Villeneuve aux montagnes toutes proches et empêche un ennemi venu du Nord de contourner cette cité et de s’engouffrer dans la partie méridionale de l'Etat en longeant la côte. De plus, elle rend difficile le blocus de la cité. Ses dimensions sont de 7,2 m de large pour 18 m de haut et ses tours, de type défensives, sont disposées tous les 200 m. Elle n'est pas gardée sauf en cas de menace, et peut rapidement être occupée par les défenseurs de Villeneuve.
Armée
Armée terrestre et flotte
Armée terrestre
Tableau des effectifs de l'armée régulière gotterienne (écuyers non compris)
| Dodécurie | Cohorte | Légion | Chapitre | Loge militaire | |
| Nombre de frères | 12 | 145 | 1741 | 8706 | 104473 |
| Chevaliers | 11 | 132 | 1584 | 7920 | 95040 |
| Officiers | 1 dodédurion | 12 dodécurions; 1 lieutenant | 144 dodécurions; 12 lieutenants; 1 capitaine | 720 dodécurions; 60 lieutenants; 5 capitaines; un maréchal | 8640 dodécurions; 720 lieutenants; 60 capitaines; 12 maréchaux; un grand maréchal |
| Nombre par province | 720 | 60 | 5 | 1 | / |
| Nombre dans L’État | 8640 | 720 | 60 | 12 | 1 |

1 : Dodécurie 2 : Cohorte 3 : Légion
Flotte
Armement
L'Ordre est à la pointe de l'armement du monde connu. Il maîtrise notamment la fabrication d'un alliage de grande qualité, qu'il dénomme Métal Parfait ou Ianthel, qu'il est le seul à exploiter. Ce métal se trouve en effet à grande profondeur et demande des techniques d'exploitation minière très poussées.
Parmi les atouts de ce métal, figurent sa résistance à la corrosion et à l'érosion, sa faible conductivité thermique et sa résistance au feu, ses propriétés mécaniques permettant de forger des pièces fines, légères mais très solides. Ce métal est en effet plus résistant que l'acier. De plus, il est largement bio-compatible, et permet aux frères de l'Ordre de fabriquer des prothèses à visées médicales ou offensives.
Il faut aussi noter que les frères de l'Ordre n'utilisent pas d'armes à distance tels que le javelot, l'arc ou l'arbalète, jugées lâches et indignes d'un combattant sur de sa bonne cause. Un récent décret permet cependant à leurs milices d'en faire usage. En revanche, les armes de siège sont considérées comme légitimes, puisqu'il s’agit d'outils visant à permettre un combat dans des conditions plus favorables.
Armures
Les soldats de l'Ordre sont tous équipés d'armures en Métal Parfait. L'infanterie de mêlée et la cavalerie portent des armures de plates complètes assez épaisses (en moyenne 20 kg, pour une protection supérieure aux armures de plates en acier de masse équivalente), tandis que les phalangistes portent des versions plus légères (en moyenne une dizaine de kg). Leurs sarisses les rendant très difficilement atteignables par les armes adverses, l'Ordre fait le choix de leur offrir plus de mobilité, et économise aussi son précieux métal tout en équipant ces troupes à moindre frais.
Ces armures, relativement légères pour la protection qu'elles offrent, sont capables d'arrêter la plupart des armes de leurs adversaires. Seuls les défauts d'armures au niveau des articulations sont véritablement vulnérables. En combinaison avec un entrainement très rigoureux et des formations de combat en rangs serrés, les frères de l'Ordre sont un cauchemar pour leurs adversaires.
Les montures des frères sont également caparaçonnées, à la façon des cataphractaire, le tout en Métal Parfait.
L'infanterie
Les frères de l'Ordre ont un équipement en général standardisé, exception faite de quelques chapitres. Dans tous les cas les lames sont en Métal Parfait.
L'infanterie de mêlée est répartie en deux corps : l'infanterie d'assaut et l'infanterie lourde. L'infanterie d'assaut est équipée d'espadons qu'ils utilisent pour briser les armes d'hast adverses et briser la ligne ennemie. L'infanterie lourde est équipée d'un pavois et d'une épée courte ou d'un marteau de guerre. Elle s’engouffre dans les brèches et les maintient ouvertes.
Les phalangistes sont équipés de sarisses dont la longue taille leur permet de maintenir à distance l'infanterie adverse et stopper les charges de cavalerie, présentant à l'adversaire une impénétrable haie de piques pratiquement invincible de front. Les sarisses des cinq premiers rangs étaient portées à horizontale et celles des derniers rangs à la verticale, protégeant ainsi la formation des traits adverses.
Protégés des attaques au corps à corps et des missiles adverses par leur sarisses, les phalangistes peuvent ainsi ne porter qu'une armure plus légère (au regarde des troupes de mêlée), un petit bouclier fixé au bras et une dague au ceinturon, ce qui leur permet de faire de très longues marches à une vitesse que l'ennemi ne soupçonne pas. Leur vitesse accrue permet aussi une grande efficacité dans les charges. De plus, dans leur formation très serrée, les masses des phalangistes se combinent lors de la charge, ce qui leur permet d'enfoncer complètement le dispositif adverse.
La sarisse comporte une pointe à chaque extrémité. La courte pointe à sa base lui permet d'être ancrée à la terre pour arrêter l'avancée des charges de fantassins, de cavalerie ennemies voire d'éléphants de guerre. Les phalangistes sont donc d'excellentes troupes défensives qui sont pratiquement impossibles à déloger d'une position.
Deux fois plus resserrée qu'une troupe d'infanterie de mêlée par exemple, la phalange peut donc présenter plus d'une dizaine de sarisses à chaque ennemi, qui se trouve donc confronté à deux colonnes de cinq rangées de sarisses. Ainsi, même si un soldat parvient à passer entre les deux sarisses du premier rang qui lui font face, celles du deuxième, troisième, quatrième et cinquième rang peuvent alors lui asséner de violents coups.
Cavalerie
L'Ordre fait grand usage de sa cavalerie, exclusivement lourde (un cinquième des frères sont des cavaliers). Le rôle de la cavalerie est crucial, aussi bien sur champ de bataille que dans le cadre global d'une campagne. S'ils ne sont pas aussi mobiles que leurs adversaires montés, tels que les eimää par exemple, ils forment une véritable unité de tanks que redoutent toutes les unités trop lentes pour leur échapper. Caparaçonnés aussi bien l'un que l'autre, monture et cavalier sont équipés de métal parfait. Le cavalier est armé d'une longue lance de cavalerie, d'un bran-d’arçon, d'une épée courte et d'un écu.
Machines de guerre
L'Ordre est passé maitre dans l'art des machines de guerre. Les plus célèbres sont les machines de siège : trébuchets, scorpions, balistes, tours de sièges, béliers, etc. Chaque légion possède son corps d'ingénieurs capables de monter ces engins, et rares sont les batailles où un trébuchet n'a pas fait feu sur les ennemis de l'Ordre. Si d'autres peuples connaissent l'art de la fabrication des balistes et autres engins de sièges classiques, seuls les ingénieurs de l'Ordre peuvent construire des trébuchets fonctionnels. Pouvant envoyer des projectiles de 100 kgs à 200 m, ces redoutables engins sont intensivement utilisés par les armées de l'ordre pour détruire les fortifications adverses ou déloger l'adversaire d'une position trop bien défendue.
Les armées de l'ordre comptent aussi des chars à faux de combat tirés par deux chevaux. Les escadrilles de chars permettent des offensives foudroyantes, sur la plupart des terrains, même en milieu lacustre humide. Le bruit et parfois la poussière soulevée en font une arme psychologique. Cependant, contrairement aux kaers, qui optent pour des attaques rapide en virage serré permettant à l'archer placé à côté du conducteur de décocher ses traits sur l'ennemi et de s'éloigner rapidement, les chars gotteriens sont des chars lourds qui visent à briser les formations adverses. Massifs, tirés par des chevaux caparaçonnés et menés par des conducteurs en armures de plates, ils sont difficiles à arrêter pour un ennemi non préparé. Comme ils peuvent facilement être contrés par des fosses creusées à l'avance, les gotteriens ne les utilisent qu'avec parcimonie, pour faire des raids éclairs ou lancer des contre-attaques.
Stratégie dominante
La stratégie de l'Ordre existe sous deux formes : le rouleau compresseur et la guerre éclair. Dans le premier cas, l'armée avance au rythme de l'infanterie en faisant grand usage d'éclaireurs et de fortins. Dans le second cas, la cavalerie impose le rythme : elle est envoyée prendre possession des points clés (ponts, points de ravitaillement, centres de recrutement, ...) en ignorant les points de résistance, tandis que l'infanterie arrive.
Tactiquement parlant, la stratégie de l'Ordre est la suivante : si l'ennemi occupe une position avantageuse, l'artillerie (trébuchets) tente de l'en déloger. Ensuite, les cavaliers, qui occupent les ailes, contournent les lignes ennemies à la recherche de troupes embusquées, et affrontent éventuellement la cavalerie adverse. Pendant ce temps, l'infanterie avance, avec en son centre les phalangistes, et sur les flancs et les arrières les troupes de mêlée. Les phalangistes doivent tenir la ligne, tandis que les troupes de mêlée doivent déborder les flancs ennemis pour former avec les phalangistes une poche d'encerclement. Quelques régiments d'infanterie de mêlée restent en retrait pour pouvoir se porter là où cela s’avérera nécessaire. Une fois l'ennemi immobilisé et les flancs sécurisés, la cavalerie termine son mouvement tournant et s'abat sur les arrières des adversaires, le nombre de fois nécessaire à créer un mouvement de panique. Une fois la déroute assurée, les ennemis sont tous éliminés, et la cavalerie poursuit les fuyards.
Prothèses
Pour les frères de l'Ordre, le nombre de prothèses dont est affublé un membre est indicative de son expérience et de son courage puisqu'elles indiquent le nombre de blessures reçues en mêlée.
Cantiques
Les frères de l'Ordre partent à la guerre en chantant des cantiques en cinq temps pour glorifier l'Imperfectible et solliciter son soutien. Dans les faits, ces chants les galvanisent et épouvantent leurs adversaires. La vision d'un chapitre gotterien marchant sur l'ennemi en chantant des cantiques à l'unisson est en effet assez exceptionnelle.
Un extrait de Rain le chroniqueur :
- Les frères marchèrent en proclamant des cantiques
- Et les cieux furent emplis de leurs chants formidables
- Mais les cœurs ennemis furent emplis d'épouvante
- Alors les lames des justes purifiaient par le sang
- Oh splendeur des chœurs triomphant des entropistes
Chapitres
L'Ordre de l'Imperfectible comprend douze chapitres en Gotteṙon, soit un par province. Chaque chapitre est dirigé par cinq membres éminents, représentant chacun une loge : un Grand Maréchal, un Grand Commandeur, un Grand Inspecteur Inquisiteur des Tribunaux, un Grand Maître Ingénieur et un Grand Maître des Arts.
Bien que tous les frères respectent la même Règle de l'Ordre, chaque chapitre présente ses particularités. Cette tendance est notamment marquée pour la loge militaire, dont les tactiques et l'équipement peuvent varier de manière considérable.
Liste des chapitres actuels :
- 1er chapitre (Nobleroc) : Les aigles. Devise : Au-delà des cieux nous nous élevons.
- 2e chapitre (Rivefolle) : Les léviathans. Devise : Des flots nous émergeons, des flots nous purifions.
- 3e chapitre (Villeneuve) : Les griffons. Devise : Honneur aux vaillants.
- 4e chapitre (Fierpic) : Les chamois. Devise : Dans l'abîme ou le sommet, nos pas ne tremblent pas.
- 5e chapitre (Mornetour) : Les loups. Devise : Le péché appelle le sang, et nous répondons.
- 6e chapitre (Apreplaine) : Les lions. Devise : Le rugissement du juste fait trembler les impies.
- 7e chapitre (Port-estroit) : Les grues. Devise : Dans l'équilibre, la vigilance ; dans le silence, la frappe.
- 8e chapitre (Noblepont) : Les phénix. Devise : Purifiés, nous renaissons de nos cendres.
- 9e chapitre (Castel-sel) : Les scorpions. Devise : Périr dans le devoir vaut mieux que vivre dans la honte.
- 10e chapitre (Portbrume) : Les cerfs : Devise : Noblesse, grâce, vertu.
- 11e chapitre (Rocbois) : Les ours. Devise : Puissants et protecteurs, craignez notre courroux.
- 12e chapitre (Rudemuraille) : Les lynx : Rien n'échappe à l’œil du juste.
Historique
950 : Débarquement d'une flotte coloniale de l'Ordre en Gotteṙon, menée par Beleṙan le Colon.