« Ordre de l'Imperfectible » : différence entre les versions
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L'Ordre | L'Ordre de l'Imperfectible, plus communément appelé l'Ordre, est une organisation religieuse fortement militarisée. Cette faction monothéiste s'appuie sur une armée très puissante pour combattre les [[enthropistes]], c'est à dire tous les peuples ne servant pas leur idéal d'un monde parfait. | ||
Cet article traite plus spécifiquement de la loge de l'Ordre qui a débarqué à l'est de [[L'Empire du Soleil éternel|l'Empire du Soleil éternel]]. | |||
== | =L'Ordre et l'Etat= | ||
Il est important de saisir la nuance entre ces deux termes. L'Ordre réfère à l'organisation religieuse dans son entièreté, y compris ses possessions d'outremer. A l'inverse, l'Etat réfère spécifiquement à la zone géographique que l'Ordre a conquis depuis son débarquement local. De plus, seule une petite partie de la population de l'Etat fait partie de l'Ordre. | |||
L'Etat réfère aussi au gouvernement de ce nouveau territoire, lequel est assuré par les membres de l'Ordre. | |||
=Démographie et ethnies= | |||
==Démographie== | |||
L'État compte environ 800 000 habitants. C'est peut-être la région la plus densément peuplée du monde connu. Cela s'explique notamment par le faible taux de mortalité du aux avancées en matière d'hygiène et de médecine, au peu de contacts avec le monde extérieur (et donc au peu de maladies d'origine étrangères) et a l'habitude de l'Ordre d’accueillir les villageois à l'intérieur de ses grandes forteresses en cas d'attaque, ce qui limite considérablement les pertes civiles. | |||
Le taux d'accroissement de la population de l'état est d'environ 0.6% par an, guerres comprises dans la moyenne (le taux chute en cas de guerres, et remonte en temps de paix). | |||
==Ethnies== | |||
Les deux ethnies principales de l'Etat sont les indigènes descendants de l'[[Empire de Nagdad]] et les [[hommes de l'ombre]]. | |||
La population de l'Etat est majoritairement composée d'indigènes, convertis de gré ou de force suite au débarquement de l'Ordre. Le reste de la population est soit métis, soit purement [[hommes de l'ombre|ombreuse]]. | |||
A l'origine; les membres de l'Ordre, appelés [[Frères de l'Ordre|frères]] sont exclusivement des [[hommes de l'ombre]]. Cependant, malgré une politique décourageant le métissage avec les indigènes, le faible nombre de femmes amenées par l'Ordre lors de son périple en [[mer des lamentations]] n'était pas suffisant à assurer l'expansion souhaitée. Ainsi, seules quelques rares familles peuvent encore se vanter d'être de "sang pur", et la plupart des membres de l'Ordre sont issus de métissages plus ou moins récents et récurrents avec les indigènes. | |||
Il est à noter que seul environ 12% de la population de l'Etat fait partie intégrante de l'Ordre, soit environ 96 000 hommes. Les frères doivent impérativement être issus d'un parent ombreux. Les hautes fonctions sont mêmes réservées aux individus dont la lignée est « pure » de tout métissage. | |||
Toute personne faisant partie de l'Ordre est exempte de taxe, mais ne peut posséder aucun bien. Leur travail sert l'Etat mais ne leur rapporte pas d'argent. Ils sont en revanche nourris, logés et blanchis par l'Etat. Ces gens sont divisés en membres officiels et compagnons. Les seconds, au nombre de 24 000 sont des apprentis de tous genres, destinés à entrer dans l'ordre de manière officielle. De nombreux artisans se trouvent également dans leurs rangs. Les 72 000 autres membres ont prouvé qu'ils méritaient d'être officiellement serviteurs de Dieu et de l'Etat. 20 000 forment l'armée, 20 000 autres sont des écuyers en réserve, et la trentaine de milliers restants est répartie dans les trois autres loges de l'ordre (politique, religieuse et maçonnique). | |||
=Religion, croyances et idéologie= | |||
==Religion== | ==Religion== | ||
L'Ordre a adopté une religion monothéiste très | L'Ordre a adopté une religion monothéiste très globale : [[Culte de l'Imperfectible|Le culte de l’Imperfectible]]. Dieu, qu'ils nomment l’Imperfectible, est omniprésent, omnipotent et infiniment bon. Malgré le fait qu'Il soit tout puissant, Il désire que les hommes se montrent digne de lui et ne récompense que les justes. La mission de l'Ordre est de convertir toute population à son culte afin que l'Imperfectible récompense les hommes en modelant le monde en un paradis. Le Paradis n'est donc pas extérieur au monde, mais sera façonné de façon parfaite par l’Imperfectible à partir du monde actuel. | ||
La mission de l'Ordre est de convertir toute population à son culte afin que l'Imperfectible récompense les hommes en modelant le monde en un paradis. Le Paradis n'est donc pas extérieur au monde, mais sera façonné de façon parfaite par l’Imperfectible à partir du monde actuel. | Par conséquent, l'Ordre est totalement intolérant aux autres cultes, qu'il considère enthropistes et interfèrent avec son idéal. Au sein de l'Etat, la traque de ces cultes est sans pitié et leur pratique punissable de mort. | ||
On appelle [[Perfectionnistes|perfectionnistes]] les pratiquants du [[culte de l'Imperfectible]]. | |||
==La perfection== | |||
L'Ordre est fortement attaché aux nombres et formes symboliques. Ainsi, une loge de l'Ordre est spécialement vouée à rechercher la perfection au travers d'une architecture rigoureusement étudiée, ainsi que par l'étude de la nature et des mathématiques. | |||
La légende voudrait qu'un [[Grand Maître de l'Ordre]] particulièrement fanatique ait décidé du nombre d'habitants par bourgade, n'hésitant pas à « se débarrasser le surplus » pour parvenir à ses fins. Si cela relève plutôt du mythe, il n'en est pas moins vrai que les forteresses de l'Ordre sont des chefs d'oeuvres architecturaux d'une rare perfection, et que la hiérarchie de l'Ordre est très pointilleuse quant au nombre de recrue à chaque échelon. L'armée de l'Ordre en est un autre exemple, avec des régiments strictement homogènes en effectifs. Pour certains militaires de l'Ordre, le ratio des forces en présences (l'idéal étant 1 contre 12) ou la date de l'affrontement (le 6 ou le 12 du mois étant le mieux) sont également des facteurs à ne pas négliger, mais cette tendance reste rare. | |||
==L'idéologie== | |||
Très à cheval sur son idéologie, l'Ordre suit quelques grands principes qui contribuent à le caractériser : un code de l'honneur très strict, le mépris des vices, la justice -y compris sociale-. | |||
La [[Règle de l'Ordre]] est au centre d'un code de société rigoureux et astreignant auquel les frères de l'Ordre se plient aveuglément. Un manquement sévère à l'un de ces principes (ex : le viol) conduit généralement à la peine de mort pour le frère concerné. | |||
De plus, les frères sont bien plus intransigeants envers leur code de conduite que la population qu'ils | |||
gouvernent. Ils ont donc accepté que celle-ci ne dusse se plier qu'à certaines règles propres aux citoyens (la règle civile), et régies par la loge religio-juridique de l'Ordre. La règle civile est néanmoins emprunte de préceptes de l'Ordre, tels que l'interdiction de la prostitution, des orgies et de tout ce qui fait « désordre ». | |||
*Le code de l'honneur | |||
Bien que la plupart des nations voient dans ce code de l'honneur la faiblesse de l'Ordre, il s'agit d'une composante essentielle et non négociable de sa quête de perfection. Ainsi, parmi les éléments clés de ce code, on retrouvera notamment l'interdiction : de mentir, de trahir, de fuir, d'attaquer un homme qui n'a pas la chance de s'armer, d'attaquer dans le dos par surprise, d'attaquer à plusieurs contre un, de torturer, … | |||
*Le mépris des vices | |||
Les membres de l'Ordre doivent avoir un comportement exemplaire, et rejeter entre autres : la paresse, l'impolitesse, les richesses, la vanité, l'alcool, la sexualité dans un but autre de procréer, la corruption, ... | |||
*La justice | |||
Pour l'Ordre, la notion de justice est étroitement associée à celle d'un monde idéal. Elle est par conséquent très importante et assurée par la loge religio-juridique de l'Ordre. Elle seule peut déterminer si le cas rapporté est ou non en contradiction avec la volonté de l'Imperfectible. | |||
Il faut cependant distinguer la justice appliquée dans l'Etat, et le sens de la justice des frères. Si | |||
ces derniers ont un comportement déviant, ils sont généralement exclus de l'Ordre. | |||
Chaque ville comprend un tribunal, lequel est sous la responsabilité du cardinal de la ville. Les juges-évêques y siègent, alternant offices religieux et juridiques. Il existe un rang équivalent à celui d'avocat, qui peut être tenu par les « appelés », des prêtres qui plaideront pour ou contre | |||
l'accusé. Les juges évêques présents lors du procès délibèrent ensuite de la décision à prendre, laquelle est ratifiée par le cardinal. Ce dernier verdict, prononcé par un homme « de l'imperfectible », ne peut être contredit que par le Grand Inspecteur Inquisiteur des Tribunaux ou le Grand Maître de l'Ordre. | |||
Un procès peut durer jusqu'à quelques semaines en cas d'affaires importantes, mais est en général bouclé en quelques heures. Il est à noter que certains délits « évidents » ne sont pas présentés au tribunal. Par exemple, si un homme vole un autre, il est écrit dans la règle civile qu'il doit rembourser six fois la somme volée, avant d'aller en prison pour une durée | |||
proportionnelle à la somme dérobée. La milice citadine (en général formée de compagnons | |||
n'appartenant pas encore à l'ordre) est chargé de faire régner l'ordre dans les cités et d'appliquer ces règles lorsque le délit est évident. | |||
L'Etat prend en compte de nombreux facteurs lors de ses procès, comme la situation dans laquelle vit l'auteur du délit. S'il était pauvre malgré ses efforts pour être | |||
un citoyen « honorable », et qu'il était un [[Perfectionnistes|perfectionniste]] pratiquant, les évêques se montrent en général plus cléments. Le [[Grand Hospitalier]] est | |||
d'ailleurs chargé de veiller à ce que les citoyens « méritants » ne vivent pas dans le besoin. | |||
Certains délits sont passibles de la peine de mort, notamment l'hérésie, le meurtre intéressé d'un | |||
citoyen, le meurtre d'un fonctionnaire de l'Ordre (si celui-ci n'était pas en infraction avec la Règle), la tentative de créer un mouvement de rébellion, etc... | |||
I faut garder à l'esprit que l'Ordre ne gère pas directement tous les villages, mais uniquement les plus important d'entre eux (en général les douze villages les plus populeux de la commune). | |||
Les petits patelins s'occupent donc eux-même de leur justice, même s'ils doivent officiellement en référer au village « officiel » le plus proche. | |||
Idéalement, l'Ordre souhaiterait appliquer la charte de l'Ordre à tous les civils de l'Etat, comme cela fut tenté par un Grand-Maître particulièrement puritain. Cependant, la gestion du comportement privé de l'ensemble de la population s'est vite révélé titanesque et couteuse en vies humaines. Face à la menace de révolte, le projet a été abandonné au profit d'un enseignement obligatoire dispensé par les membres de l'Ordre afin d'élever les moeurs de la population. | |||
Certains affirment cependant qu'en cas de victoire militaire totale, l'Ordre imposera son code à tous et se débarrassera de sa populace révoltée, désormais dispensable. | |||
== | =Hiérarchie de l'Ordre= | ||
Bien rodée et hautement structurée, la [[Hiérarchie de l'Ordre|hiérarchie de l'Ordre]] est très développée et basée sur un principe de pyramide dont chaque membre supervise six ou douze membres inférieurs et rend des comptes à un seul supérieur hiérarchique. | |||
=Politique étrangère= | |||
Contrairement à nombre de nations également conservatrices, l'Ordre se distingue par une absence quasi totale de relations diplomatiques. Loyaux et méprisant les intrigues et mensonges, les frères sont en effet assez inefficaces aux jeux diplomatiques. Ainsi, les relations de l'Ordre avec ses voisins ont souvent été conflictuelles, bien que l'influence du Grand Maître entraine des revirements parfois profonds. | |||
En règle générale, l'Ordre classe ses voisins en deux catégories : les [[Enthropistes]] et les [[Égarés]]. Les premiers sont les peuples qui vénèrent un autre dieu (voire plusieurs autres dieux !), refusent d'entendre raison et s'opposent à l'Ordre. Les seconds n'adhèrent pas au culte de l'Imperfectible mais ne manifestent pas d'hostilité vis à vis de l'Ordre et de son culte, et sont encore convertibles. | |||
La majorité des peuples sont néanmoins catalogués comme enthropistes et font l'objet d'une extermination sans merci. | |||
Le commerce n'est pas non plus la priorité de l'Ordre, qui méprise la luxure et les richesses. S'il autorise le commerce interne, il rechigne davantage au commerce extérieur, en particulier avec des nations qu'il considère comme enthropistes. | |||
=Agglomérations, routes et fortifications= | |||
==Liste des villes et citadelles== | |||
*[[Nobleroc]] : Ville, capitale de la première province et de l'Etat | |||
*[[Rivefolle]] : Ville, capitale de la deuxième province | |||
*[[Villeneuve] : Ville, capitale de la troisième province, et première cité fondée | |||
*[[Fierpic]] : Citadelle, capitale de la quatrième province | |||
*[[Mornetour]] : Citadelle, capitale de la cinquième province | |||
*[[Apreplaine]] : Ville, capitale de la sixième province | |||
*[[Port-estroit]] : Ville, capitale de la septième province | |||
*[[Noblepont]] : Citadelle, capitale de la huitième province | |||
*[[Castel-sel]] : Citadelle, capitale de la neuvième province | |||
*[[Portbrume]] : Ville, capitale de la dixième province | |||
*[[Roc-bois]] : Citadelle, capitale de la onzième province | |||
*[[Rudemuraille]] : Citadelle, capitale de la douzième province | |||
==Organisation== | |||
Pour l'Ordre, rien ne doit être laissé au hasard. Ce projet ambitieux se traduit au niveau du développement rural et urbain par une standardisation dans le nombre et la forme des bourgades. | |||
===Nombre de villes et villages=== | |||
L'Etat comporte douze provinces, chacune administrée par un [[Illustre Élu des Douze]] siégeant dans une citadelle ou une ville. Chacune de ces provinces est à son tour divisée en douze communes, administrées par des [[Bourgmestre|bourgmestres]] depuis un chef-lieu. Ces communes regroupent une série de villages. Dans l'idéal de l'Ordre, il s'agirait d'avoir un nombre déterminé de villages par commune, mais la disparité des communes et le nombre parfois bien plus grand de villages ne se prête pas à un tel degré de perfectionnisme. Décidant de couper la poire en deux, l'Etat préconise la reconnaissance officielle de douze villages par commune (soit 144 par province, et 1728 dans l'Etat). Ces « villages officiels » bénéficient de membres de l'Ordre afin de veiller à la gestion du village ([[Mayeur|mayeur]]), au respect du culte ([[Prêtre|prêtre]]), à l'éducation([Architecte|architecte]]), etc. Les autres villages, en général de petite taille, sont plus ou moins ignorés et laissés aux soins du mayeur le plus proche. | |||
===Organisation des villages et chefs-lieux=== | |||
Les villages « officiels » présentent en général les caractéristiques suivantes. | |||
Tout d'abord, l'emplacement proprement dit. Lorsqu'il s'agit de fonder un nouveau village, celui devra de préférence être placé à proximité d'une source, si possible sur une hauteur d'où on domine une vallée, dans laquelle on pourra cultiver, pratiquer l'irrigation, faire usage de moulins à eau, etc. L'élément central du village sera situé sur la hauteur. C'est la motte. Séparée du reste du village par un fossé et une muraille dont les dimensions souhaitables sont respectivement de 4 m de profondeur et 6 m de hauteur. Cette motte comprendra un donjon, siège des maçons, politiques et éventuels militaires, ainsi qu'une église et des casernes pour les milices locales. A ce propos, notons que les soldats du villages sont normalement fournis par les locaux. Seuls les chefs lieux communaux disposeront d'une garnison de chevaliers. L'entraînement militaire est cependant dispensé gratuitement dans la capitale de la province, ce qui permet de former quelques maîtres d'armes qui, à leur tour, formeront leurs recrues. Juste en contre-bas de la motte, le village proprement dit, avec ses habitations, son marché, ses artisans. Ensuite viennent les pâturages. On les garde près du centre car le bétail demande plus d'attention que les cultures. Celles-ci font suite aux bestiaux, les plus souvent de part et d'autre de la rivière. Deux parcelles sur trois sont cultivées, la troisième restant en jachère. Et on opère des tournantes. Dans les provinces les moins fertiles, les maçons ont développé une technique pour améliorer la qualité du fumier et engraisser le sols : La culture de fougères aquatiques. Ces végétaux (en fait, mais cela les habitants l'ignorent, en symbiose avec des bactéries fixatrices d'azote) fournissent un fourrage médiocre pour le bétail mais, via leurs déjections, forment un fumier très riche. Les bovins servent ainsi de machines à fertiliser. Les crêtes des vallées aux alentours doivent rester boisées et être délimitées en parcelles de dimensions connues. De plus, elles comporteront des tours de guets, lesquelles font généralement office de miradors pour chasser le gibier lorsqu'il pâture dans les clairières aménagées au pied des constructions. | |||
===Organisation des villes=== | |||
L'Etat comprend six villes : [[Nobleroc]], [[Rivefolle]], [[Villeneuve]], [[Apreplaine,]], [[Port-estroit]], et [[Portbrume]],. Capitales de leurs provinces, elles sont conçues dans une optique de développement économique, mais pas au détriment de leur protection. Si l'on excepte Nobleroc, la population moyenne d'une cité, faubourgs compris, est de 15.000 habitants. | |||
L'organisation typique (Villeneuve est atypique) est la suivante : une hauteur le long d'un cours d'eau est occupée par le centre-ville, tandis que d'autres collines abritent les faubourgs. La ville est de forme dodécaédrique, ceinte d'une muraille imposante (18 m de haut pour 12 m de large) doublée d'un fossé presque aussi imposant que l'on franchit par le biais de ponts-levis. Des tours, tous les 72 m, quadrillent le dispositif. Elles sont particulièrement fortifiées au niveau des points de passage (notamment via des armes de siège). La partie centrale est le siège de la grand place (comportant marché, hôtel de ville, ambassade, cathédrale), des casernes des réserves de nourriture et d'un château fort. La rivière est englobée dans l'enceinte, qui est occupée par des frères de toutes professions, isolés du reste de la ville. Ces centres villes ont une circonférence d'environ 3,6 km. | |||
Sur les pentes des collines adjacentes, les citadins peuvent construire leurs boutiques, ateliers, fermes, habitations. Des terres cultivables aussi, tout comme des pâturages pour les bestiaux. Ils sont à l'abri, protégés d'une part par la garnison de l'Ordre (plus de 1500 soldats au total), la milice citadine (au moins autant d'hommes) et l'enceinte extérieure, une muraille simple de 6 m qui surplombe un fossé. Des tours de garde s'ajoutent au dispositif, lequel ceinture la ville en suivant les crêtes. Au niveau des chaussées, on retrouve une muraille renforcée, des tours de 18 m et des casernes fortifiées. | |||
Par-delà, des faubourgs, des forêts, d'autres champs et pâturages. | |||
Notons que la plupart des peuples qui érigent des cités maritimes développent leurs villes autour du port. L'Ordre s'y refuse et le port maritime, lorsqu'il y en a un, est relié à la ville par une chaussée, et encadré par une muraille du même type que celle protégeant le centre ville. Villeneuve fait à nouveau exception à la règle. | |||
== | ===Organisation des citadelles=== | ||
Manque de temps, manque d'habitants, l'Etat, une fois les montagnes conquises, ne pouvait y bâtir de villes pas plus qu'autoriser l'accès de ces territoires aux brigands ou armées adverses. La solution logique fut d'ériger de monumentales citadelles destinées à accueillir les nouvelles armées de ces provinces, d'une part, et à en imposer à l'adversaire d'autre part. Pas de citadins inutiles ici, pas de bouches à nourrir qui ne porte une épée ou un compas. Même les politiques y sont rares. Les provinces de [[Fierpic]] et [[Mornetour]], en particulier, sont autant dénuées de population qu'imprenables. Cependant, [[Noblepont]], [[Castel-sel]], [[Roc-bois]] et la récente [[Rudemuraille]] sont moins radicalement militaires. | |||
Moins standardisées que les villes, les citadelles comportent tout de même des éléments communs. Premièrement, on retrouve la présence d'une source d'eau potable. Une enceinte intérieure encadre le coeur de la citadelle où les frères séjournent. Le centre est occupé par un imposant château, de ceux qui donne la chair de poule aux assiégeants. Maçons, politiques et hauts gradés y vivent. Les chapelles et les casernes sont comprises entre cette enceinte centrale et l'enceinte externe, laquelle varie suivant les citadelles. Le reste, en dehors des murailles, est constitué des irréductibles civils, pour la plupart compagnons de l'ordre, artisans indépendants, marchands, etc... Encore plus en périphérie, quelques fermiers se massent, avec leurs champs et leurs troupeaux. Puis la brousse. Pas de muraille pour protéger les civils, l'armée se charge de les défendre en cas d'attaque. Les plus chanceux pourront se replier dans la forteresse, les autres iront se réfugier dans les bois. Les immenses réserves de nourriture des frères permettant de tenir jusqu'à l'arrivée des autres légions. | |||
== | ==Chaussées== | ||
Pour un état aussi organisé et perfectionniste, il était indispensable de rapidement aménager des voies de circulation reliant les cités principales. Cette démarche fut entreprise dés la fondation de [[Rivefolle]] et se prolongea jusqu'à la conquête de la province de [[Rudemuraille]]. | |||
De manière générale, les chaussées ont pour but de permettre à l'armée d'intervenir rapidement avec du matériel de guerre partout où cela était nécessaire. Le commerce ne fit donc pas partie des considérations des maçons qui les concurrent. Elles longent les frontières de l'état et relient les cités, le plus souvent en ligne droite, à moins que la topographie du terrain en veuille autrement. | |||
Deux types de chaussées coexistent, toutes deux pavées. | |||
*Les chaussées principales : Elles sont très larges (20 m) et permettent à une armée de progresser en colonne de 20 hommes de front. L'énorme quantité de pierres demandée ainsi que la main d'œuvre furent respectivement fournies par les montagnes toutes proches et les peuples récemment soumis. *Les chaussées secondaires : Elles sont deux fois plus étroites et leur vocation est plutôt de permettre à des patrouille de cavalerie d'intervenir rapidement, généralement au niveau des côtes -où les raids kaers constituent les menaces les plus fréquentes- et des rivières frontalières où elles supportent le réseau de fortifications. | |||
== | ==Fortifications frontalières== | ||
L'Etat est également doté de deux types de murailles : les enceintes de type limes romaines et les enceintes fortifiées. La grande majorité est du premier type, c'est à dire un fossé précédant une palissade d'environ 4 m, gardé par un réseau de tours de guets situées à 500 m d'intervalle. De petits fortins espacés de 10 km complètent le dispositif. Les troupes affectées sont exclusivement miliciennes et formées de la même manière que le reste de la milice, c'est à dire via des instructeurs formés à Nobleroc, ou à la cité la plus proche. Un fortin comprend généralement une centaine de miliciens, et les tours n'en contiennent qu'une demi-douzaine chacune. L'ensemble mobilise tout de même quelques milliers d'hommes. | |||
En revanche, le lac bordant le nord de l'Etat étant une zone particulièrement propice à une invasion massive par le biais d’embarcations, l'état a entrepris la construction d'une muraille plus protectrice. Haute de 12 m, large de 6, elle est elle aussi complétée par des tours situées tous les 500m. Il ne s'agit pas de tours défensives du même type que les tours défendant les cités. En effet, elles sont très larges à la base et culminent à 48 m au dessus du sol, mais ne sont pas équipées pour héberger des armes de siège ni ne sont-elles hérissées d'autant de meurtrières et mâchicoulis. A leur sommet sont ménagés des bassines emplies de substance inflammable afin d'avertir rapidement les cités et citadelles voisines de la présence d'ennemis. Ce sont également des miliciens qui gardent le dispositif, à raison d'une cinquantaine par km, soit un peu moins de 5000 au total. Une autre de ces murailles, plus imposante, relie Villeneuve aux montagnes toutes proches et empêche un ennemi venu du Nord de contourner cette cité et de s’engouffrer dans la partie méridionale de l'Etat en longeant la côte. De plus, elle rend difficile le blocus de la cité. Ses dimensions sont de 7,2 m de large pour 18 m de haut et ses tours, de type défensives, sont disposées tous les 200 m. Elle n'est pas gardée sauf en cas de menace, et peut rapidement être occupée par les défenseurs de Villeneuve. | |||
== | =Armée= | ||
==Armée terrestre et flotte== | |||
===Armée terrestre=== | |||
Voir article plus détaillé | |||
===Flotte=== | |||
==Armement== | |||
== | =Historique= | ||
950 : Débarquement d'une flotte coloniale de l'Ordre | |||
Version du 10 avril 2015 à 15:40
L'Ordre de l'Imperfectible, plus communément appelé l'Ordre, est une organisation religieuse fortement militarisée. Cette faction monothéiste s'appuie sur une armée très puissante pour combattre les enthropistes, c'est à dire tous les peuples ne servant pas leur idéal d'un monde parfait. Cet article traite plus spécifiquement de la loge de l'Ordre qui a débarqué à l'est de l'Empire du Soleil éternel.
L'Ordre et l'Etat
Il est important de saisir la nuance entre ces deux termes. L'Ordre réfère à l'organisation religieuse dans son entièreté, y compris ses possessions d'outremer. A l'inverse, l'Etat réfère spécifiquement à la zone géographique que l'Ordre a conquis depuis son débarquement local. De plus, seule une petite partie de la population de l'Etat fait partie de l'Ordre. L'Etat réfère aussi au gouvernement de ce nouveau territoire, lequel est assuré par les membres de l'Ordre.
Démographie et ethnies
Démographie
L'État compte environ 800 000 habitants. C'est peut-être la région la plus densément peuplée du monde connu. Cela s'explique notamment par le faible taux de mortalité du aux avancées en matière d'hygiène et de médecine, au peu de contacts avec le monde extérieur (et donc au peu de maladies d'origine étrangères) et a l'habitude de l'Ordre d’accueillir les villageois à l'intérieur de ses grandes forteresses en cas d'attaque, ce qui limite considérablement les pertes civiles. Le taux d'accroissement de la population de l'état est d'environ 0.6% par an, guerres comprises dans la moyenne (le taux chute en cas de guerres, et remonte en temps de paix).
Ethnies
Les deux ethnies principales de l'Etat sont les indigènes descendants de l'Empire de Nagdad et les hommes de l'ombre. La population de l'Etat est majoritairement composée d'indigènes, convertis de gré ou de force suite au débarquement de l'Ordre. Le reste de la population est soit métis, soit purement ombreuse.
A l'origine; les membres de l'Ordre, appelés frères sont exclusivement des hommes de l'ombre. Cependant, malgré une politique décourageant le métissage avec les indigènes, le faible nombre de femmes amenées par l'Ordre lors de son périple en mer des lamentations n'était pas suffisant à assurer l'expansion souhaitée. Ainsi, seules quelques rares familles peuvent encore se vanter d'être de "sang pur", et la plupart des membres de l'Ordre sont issus de métissages plus ou moins récents et récurrents avec les indigènes.
Il est à noter que seul environ 12% de la population de l'Etat fait partie intégrante de l'Ordre, soit environ 96 000 hommes. Les frères doivent impérativement être issus d'un parent ombreux. Les hautes fonctions sont mêmes réservées aux individus dont la lignée est « pure » de tout métissage.
Toute personne faisant partie de l'Ordre est exempte de taxe, mais ne peut posséder aucun bien. Leur travail sert l'Etat mais ne leur rapporte pas d'argent. Ils sont en revanche nourris, logés et blanchis par l'Etat. Ces gens sont divisés en membres officiels et compagnons. Les seconds, au nombre de 24 000 sont des apprentis de tous genres, destinés à entrer dans l'ordre de manière officielle. De nombreux artisans se trouvent également dans leurs rangs. Les 72 000 autres membres ont prouvé qu'ils méritaient d'être officiellement serviteurs de Dieu et de l'Etat. 20 000 forment l'armée, 20 000 autres sont des écuyers en réserve, et la trentaine de milliers restants est répartie dans les trois autres loges de l'ordre (politique, religieuse et maçonnique).
Religion, croyances et idéologie
Religion
L'Ordre a adopté une religion monothéiste très globale : Le culte de l’Imperfectible. Dieu, qu'ils nomment l’Imperfectible, est omniprésent, omnipotent et infiniment bon. Malgré le fait qu'Il soit tout puissant, Il désire que les hommes se montrent digne de lui et ne récompense que les justes. La mission de l'Ordre est de convertir toute population à son culte afin que l'Imperfectible récompense les hommes en modelant le monde en un paradis. Le Paradis n'est donc pas extérieur au monde, mais sera façonné de façon parfaite par l’Imperfectible à partir du monde actuel. Par conséquent, l'Ordre est totalement intolérant aux autres cultes, qu'il considère enthropistes et interfèrent avec son idéal. Au sein de l'Etat, la traque de ces cultes est sans pitié et leur pratique punissable de mort. On appelle perfectionnistes les pratiquants du culte de l'Imperfectible.
La perfection
L'Ordre est fortement attaché aux nombres et formes symboliques. Ainsi, une loge de l'Ordre est spécialement vouée à rechercher la perfection au travers d'une architecture rigoureusement étudiée, ainsi que par l'étude de la nature et des mathématiques.
La légende voudrait qu'un Grand Maître de l'Ordre particulièrement fanatique ait décidé du nombre d'habitants par bourgade, n'hésitant pas à « se débarrasser le surplus » pour parvenir à ses fins. Si cela relève plutôt du mythe, il n'en est pas moins vrai que les forteresses de l'Ordre sont des chefs d'oeuvres architecturaux d'une rare perfection, et que la hiérarchie de l'Ordre est très pointilleuse quant au nombre de recrue à chaque échelon. L'armée de l'Ordre en est un autre exemple, avec des régiments strictement homogènes en effectifs. Pour certains militaires de l'Ordre, le ratio des forces en présences (l'idéal étant 1 contre 12) ou la date de l'affrontement (le 6 ou le 12 du mois étant le mieux) sont également des facteurs à ne pas négliger, mais cette tendance reste rare.
L'idéologie
Très à cheval sur son idéologie, l'Ordre suit quelques grands principes qui contribuent à le caractériser : un code de l'honneur très strict, le mépris des vices, la justice -y compris sociale-. La Règle de l'Ordre est au centre d'un code de société rigoureux et astreignant auquel les frères de l'Ordre se plient aveuglément. Un manquement sévère à l'un de ces principes (ex : le viol) conduit généralement à la peine de mort pour le frère concerné. De plus, les frères sont bien plus intransigeants envers leur code de conduite que la population qu'ils gouvernent. Ils ont donc accepté que celle-ci ne dusse se plier qu'à certaines règles propres aux citoyens (la règle civile), et régies par la loge religio-juridique de l'Ordre. La règle civile est néanmoins emprunte de préceptes de l'Ordre, tels que l'interdiction de la prostitution, des orgies et de tout ce qui fait « désordre ».
- Le code de l'honneur
Bien que la plupart des nations voient dans ce code de l'honneur la faiblesse de l'Ordre, il s'agit d'une composante essentielle et non négociable de sa quête de perfection. Ainsi, parmi les éléments clés de ce code, on retrouvera notamment l'interdiction : de mentir, de trahir, de fuir, d'attaquer un homme qui n'a pas la chance de s'armer, d'attaquer dans le dos par surprise, d'attaquer à plusieurs contre un, de torturer, …
- Le mépris des vices
Les membres de l'Ordre doivent avoir un comportement exemplaire, et rejeter entre autres : la paresse, l'impolitesse, les richesses, la vanité, l'alcool, la sexualité dans un but autre de procréer, la corruption, ...
- La justice
Pour l'Ordre, la notion de justice est étroitement associée à celle d'un monde idéal. Elle est par conséquent très importante et assurée par la loge religio-juridique de l'Ordre. Elle seule peut déterminer si le cas rapporté est ou non en contradiction avec la volonté de l'Imperfectible.
Il faut cependant distinguer la justice appliquée dans l'Etat, et le sens de la justice des frères. Si ces derniers ont un comportement déviant, ils sont généralement exclus de l'Ordre. Chaque ville comprend un tribunal, lequel est sous la responsabilité du cardinal de la ville. Les juges-évêques y siègent, alternant offices religieux et juridiques. Il existe un rang équivalent à celui d'avocat, qui peut être tenu par les « appelés », des prêtres qui plaideront pour ou contre l'accusé. Les juges évêques présents lors du procès délibèrent ensuite de la décision à prendre, laquelle est ratifiée par le cardinal. Ce dernier verdict, prononcé par un homme « de l'imperfectible », ne peut être contredit que par le Grand Inspecteur Inquisiteur des Tribunaux ou le Grand Maître de l'Ordre.
Un procès peut durer jusqu'à quelques semaines en cas d'affaires importantes, mais est en général bouclé en quelques heures. Il est à noter que certains délits « évidents » ne sont pas présentés au tribunal. Par exemple, si un homme vole un autre, il est écrit dans la règle civile qu'il doit rembourser six fois la somme volée, avant d'aller en prison pour une durée proportionnelle à la somme dérobée. La milice citadine (en général formée de compagnons n'appartenant pas encore à l'ordre) est chargé de faire régner l'ordre dans les cités et d'appliquer ces règles lorsque le délit est évident. L'Etat prend en compte de nombreux facteurs lors de ses procès, comme la situation dans laquelle vit l'auteur du délit. S'il était pauvre malgré ses efforts pour être un citoyen « honorable », et qu'il était un perfectionniste pratiquant, les évêques se montrent en général plus cléments. Le Grand Hospitalier est d'ailleurs chargé de veiller à ce que les citoyens « méritants » ne vivent pas dans le besoin. Certains délits sont passibles de la peine de mort, notamment l'hérésie, le meurtre intéressé d'un citoyen, le meurtre d'un fonctionnaire de l'Ordre (si celui-ci n'était pas en infraction avec la Règle), la tentative de créer un mouvement de rébellion, etc...
I faut garder à l'esprit que l'Ordre ne gère pas directement tous les villages, mais uniquement les plus important d'entre eux (en général les douze villages les plus populeux de la commune). Les petits patelins s'occupent donc eux-même de leur justice, même s'ils doivent officiellement en référer au village « officiel » le plus proche. Idéalement, l'Ordre souhaiterait appliquer la charte de l'Ordre à tous les civils de l'Etat, comme cela fut tenté par un Grand-Maître particulièrement puritain. Cependant, la gestion du comportement privé de l'ensemble de la population s'est vite révélé titanesque et couteuse en vies humaines. Face à la menace de révolte, le projet a été abandonné au profit d'un enseignement obligatoire dispensé par les membres de l'Ordre afin d'élever les moeurs de la population.
Certains affirment cependant qu'en cas de victoire militaire totale, l'Ordre imposera son code à tous et se débarrassera de sa populace révoltée, désormais dispensable.
Hiérarchie de l'Ordre
Bien rodée et hautement structurée, la hiérarchie de l'Ordre est très développée et basée sur un principe de pyramide dont chaque membre supervise six ou douze membres inférieurs et rend des comptes à un seul supérieur hiérarchique.
Politique étrangère
Contrairement à nombre de nations également conservatrices, l'Ordre se distingue par une absence quasi totale de relations diplomatiques. Loyaux et méprisant les intrigues et mensonges, les frères sont en effet assez inefficaces aux jeux diplomatiques. Ainsi, les relations de l'Ordre avec ses voisins ont souvent été conflictuelles, bien que l'influence du Grand Maître entraine des revirements parfois profonds. En règle générale, l'Ordre classe ses voisins en deux catégories : les Enthropistes et les Égarés. Les premiers sont les peuples qui vénèrent un autre dieu (voire plusieurs autres dieux !), refusent d'entendre raison et s'opposent à l'Ordre. Les seconds n'adhèrent pas au culte de l'Imperfectible mais ne manifestent pas d'hostilité vis à vis de l'Ordre et de son culte, et sont encore convertibles. La majorité des peuples sont néanmoins catalogués comme enthropistes et font l'objet d'une extermination sans merci.
Le commerce n'est pas non plus la priorité de l'Ordre, qui méprise la luxure et les richesses. S'il autorise le commerce interne, il rechigne davantage au commerce extérieur, en particulier avec des nations qu'il considère comme enthropistes.
Agglomérations, routes et fortifications
Liste des villes et citadelles
- Nobleroc : Ville, capitale de la première province et de l'Etat
- Rivefolle : Ville, capitale de la deuxième province
- [[Villeneuve] : Ville, capitale de la troisième province, et première cité fondée
- Fierpic : Citadelle, capitale de la quatrième province
- Mornetour : Citadelle, capitale de la cinquième province
- Apreplaine : Ville, capitale de la sixième province
- Port-estroit : Ville, capitale de la septième province
- Noblepont : Citadelle, capitale de la huitième province
- Castel-sel : Citadelle, capitale de la neuvième province
- Portbrume : Ville, capitale de la dixième province
- Roc-bois : Citadelle, capitale de la onzième province
- Rudemuraille : Citadelle, capitale de la douzième province
Organisation
Pour l'Ordre, rien ne doit être laissé au hasard. Ce projet ambitieux se traduit au niveau du développement rural et urbain par une standardisation dans le nombre et la forme des bourgades.
Nombre de villes et villages
L'Etat comporte douze provinces, chacune administrée par un Illustre Élu des Douze siégeant dans une citadelle ou une ville. Chacune de ces provinces est à son tour divisée en douze communes, administrées par des bourgmestres depuis un chef-lieu. Ces communes regroupent une série de villages. Dans l'idéal de l'Ordre, il s'agirait d'avoir un nombre déterminé de villages par commune, mais la disparité des communes et le nombre parfois bien plus grand de villages ne se prête pas à un tel degré de perfectionnisme. Décidant de couper la poire en deux, l'Etat préconise la reconnaissance officielle de douze villages par commune (soit 144 par province, et 1728 dans l'Etat). Ces « villages officiels » bénéficient de membres de l'Ordre afin de veiller à la gestion du village (mayeur), au respect du culte (prêtre), à l'éducation([Architecte|architecte]]), etc. Les autres villages, en général de petite taille, sont plus ou moins ignorés et laissés aux soins du mayeur le plus proche.
Organisation des villages et chefs-lieux
Les villages « officiels » présentent en général les caractéristiques suivantes. Tout d'abord, l'emplacement proprement dit. Lorsqu'il s'agit de fonder un nouveau village, celui devra de préférence être placé à proximité d'une source, si possible sur une hauteur d'où on domine une vallée, dans laquelle on pourra cultiver, pratiquer l'irrigation, faire usage de moulins à eau, etc. L'élément central du village sera situé sur la hauteur. C'est la motte. Séparée du reste du village par un fossé et une muraille dont les dimensions souhaitables sont respectivement de 4 m de profondeur et 6 m de hauteur. Cette motte comprendra un donjon, siège des maçons, politiques et éventuels militaires, ainsi qu'une église et des casernes pour les milices locales. A ce propos, notons que les soldats du villages sont normalement fournis par les locaux. Seuls les chefs lieux communaux disposeront d'une garnison de chevaliers. L'entraînement militaire est cependant dispensé gratuitement dans la capitale de la province, ce qui permet de former quelques maîtres d'armes qui, à leur tour, formeront leurs recrues. Juste en contre-bas de la motte, le village proprement dit, avec ses habitations, son marché, ses artisans. Ensuite viennent les pâturages. On les garde près du centre car le bétail demande plus d'attention que les cultures. Celles-ci font suite aux bestiaux, les plus souvent de part et d'autre de la rivière. Deux parcelles sur trois sont cultivées, la troisième restant en jachère. Et on opère des tournantes. Dans les provinces les moins fertiles, les maçons ont développé une technique pour améliorer la qualité du fumier et engraisser le sols : La culture de fougères aquatiques. Ces végétaux (en fait, mais cela les habitants l'ignorent, en symbiose avec des bactéries fixatrices d'azote) fournissent un fourrage médiocre pour le bétail mais, via leurs déjections, forment un fumier très riche. Les bovins servent ainsi de machines à fertiliser. Les crêtes des vallées aux alentours doivent rester boisées et être délimitées en parcelles de dimensions connues. De plus, elles comporteront des tours de guets, lesquelles font généralement office de miradors pour chasser le gibier lorsqu'il pâture dans les clairières aménagées au pied des constructions.
Organisation des villes
L'Etat comprend six villes : Nobleroc, Rivefolle, Villeneuve, Apreplaine,, Port-estroit, et Portbrume,. Capitales de leurs provinces, elles sont conçues dans une optique de développement économique, mais pas au détriment de leur protection. Si l'on excepte Nobleroc, la population moyenne d'une cité, faubourgs compris, est de 15.000 habitants.
L'organisation typique (Villeneuve est atypique) est la suivante : une hauteur le long d'un cours d'eau est occupée par le centre-ville, tandis que d'autres collines abritent les faubourgs. La ville est de forme dodécaédrique, ceinte d'une muraille imposante (18 m de haut pour 12 m de large) doublée d'un fossé presque aussi imposant que l'on franchit par le biais de ponts-levis. Des tours, tous les 72 m, quadrillent le dispositif. Elles sont particulièrement fortifiées au niveau des points de passage (notamment via des armes de siège). La partie centrale est le siège de la grand place (comportant marché, hôtel de ville, ambassade, cathédrale), des casernes des réserves de nourriture et d'un château fort. La rivière est englobée dans l'enceinte, qui est occupée par des frères de toutes professions, isolés du reste de la ville. Ces centres villes ont une circonférence d'environ 3,6 km.
Sur les pentes des collines adjacentes, les citadins peuvent construire leurs boutiques, ateliers, fermes, habitations. Des terres cultivables aussi, tout comme des pâturages pour les bestiaux. Ils sont à l'abri, protégés d'une part par la garnison de l'Ordre (plus de 1500 soldats au total), la milice citadine (au moins autant d'hommes) et l'enceinte extérieure, une muraille simple de 6 m qui surplombe un fossé. Des tours de garde s'ajoutent au dispositif, lequel ceinture la ville en suivant les crêtes. Au niveau des chaussées, on retrouve une muraille renforcée, des tours de 18 m et des casernes fortifiées. Par-delà, des faubourgs, des forêts, d'autres champs et pâturages.
Notons que la plupart des peuples qui érigent des cités maritimes développent leurs villes autour du port. L'Ordre s'y refuse et le port maritime, lorsqu'il y en a un, est relié à la ville par une chaussée, et encadré par une muraille du même type que celle protégeant le centre ville. Villeneuve fait à nouveau exception à la règle.
Organisation des citadelles
Manque de temps, manque d'habitants, l'Etat, une fois les montagnes conquises, ne pouvait y bâtir de villes pas plus qu'autoriser l'accès de ces territoires aux brigands ou armées adverses. La solution logique fut d'ériger de monumentales citadelles destinées à accueillir les nouvelles armées de ces provinces, d'une part, et à en imposer à l'adversaire d'autre part. Pas de citadins inutiles ici, pas de bouches à nourrir qui ne porte une épée ou un compas. Même les politiques y sont rares. Les provinces de Fierpic et Mornetour, en particulier, sont autant dénuées de population qu'imprenables. Cependant, Noblepont, Castel-sel, Roc-bois et la récente Rudemuraille sont moins radicalement militaires. Moins standardisées que les villes, les citadelles comportent tout de même des éléments communs. Premièrement, on retrouve la présence d'une source d'eau potable. Une enceinte intérieure encadre le coeur de la citadelle où les frères séjournent. Le centre est occupé par un imposant château, de ceux qui donne la chair de poule aux assiégeants. Maçons, politiques et hauts gradés y vivent. Les chapelles et les casernes sont comprises entre cette enceinte centrale et l'enceinte externe, laquelle varie suivant les citadelles. Le reste, en dehors des murailles, est constitué des irréductibles civils, pour la plupart compagnons de l'ordre, artisans indépendants, marchands, etc... Encore plus en périphérie, quelques fermiers se massent, avec leurs champs et leurs troupeaux. Puis la brousse. Pas de muraille pour protéger les civils, l'armée se charge de les défendre en cas d'attaque. Les plus chanceux pourront se replier dans la forteresse, les autres iront se réfugier dans les bois. Les immenses réserves de nourriture des frères permettant de tenir jusqu'à l'arrivée des autres légions.
Chaussées
Pour un état aussi organisé et perfectionniste, il était indispensable de rapidement aménager des voies de circulation reliant les cités principales. Cette démarche fut entreprise dés la fondation de Rivefolle et se prolongea jusqu'à la conquête de la province de Rudemuraille. De manière générale, les chaussées ont pour but de permettre à l'armée d'intervenir rapidement avec du matériel de guerre partout où cela était nécessaire. Le commerce ne fit donc pas partie des considérations des maçons qui les concurrent. Elles longent les frontières de l'état et relient les cités, le plus souvent en ligne droite, à moins que la topographie du terrain en veuille autrement. Deux types de chaussées coexistent, toutes deux pavées.
- Les chaussées principales : Elles sont très larges (20 m) et permettent à une armée de progresser en colonne de 20 hommes de front. L'énorme quantité de pierres demandée ainsi que la main d'œuvre furent respectivement fournies par les montagnes toutes proches et les peuples récemment soumis. *Les chaussées secondaires : Elles sont deux fois plus étroites et leur vocation est plutôt de permettre à des patrouille de cavalerie d'intervenir rapidement, généralement au niveau des côtes -où les raids kaers constituent les menaces les plus fréquentes- et des rivières frontalières où elles supportent le réseau de fortifications.
Fortifications frontalières
L'Etat est également doté de deux types de murailles : les enceintes de type limes romaines et les enceintes fortifiées. La grande majorité est du premier type, c'est à dire un fossé précédant une palissade d'environ 4 m, gardé par un réseau de tours de guets situées à 500 m d'intervalle. De petits fortins espacés de 10 km complètent le dispositif. Les troupes affectées sont exclusivement miliciennes et formées de la même manière que le reste de la milice, c'est à dire via des instructeurs formés à Nobleroc, ou à la cité la plus proche. Un fortin comprend généralement une centaine de miliciens, et les tours n'en contiennent qu'une demi-douzaine chacune. L'ensemble mobilise tout de même quelques milliers d'hommes. En revanche, le lac bordant le nord de l'Etat étant une zone particulièrement propice à une invasion massive par le biais d’embarcations, l'état a entrepris la construction d'une muraille plus protectrice. Haute de 12 m, large de 6, elle est elle aussi complétée par des tours situées tous les 500m. Il ne s'agit pas de tours défensives du même type que les tours défendant les cités. En effet, elles sont très larges à la base et culminent à 48 m au dessus du sol, mais ne sont pas équipées pour héberger des armes de siège ni ne sont-elles hérissées d'autant de meurtrières et mâchicoulis. A leur sommet sont ménagés des bassines emplies de substance inflammable afin d'avertir rapidement les cités et citadelles voisines de la présence d'ennemis. Ce sont également des miliciens qui gardent le dispositif, à raison d'une cinquantaine par km, soit un peu moins de 5000 au total. Une autre de ces murailles, plus imposante, relie Villeneuve aux montagnes toutes proches et empêche un ennemi venu du Nord de contourner cette cité et de s’engouffrer dans la partie méridionale de l'Etat en longeant la côte. De plus, elle rend difficile le blocus de la cité. Ses dimensions sont de 7,2 m de large pour 18 m de haut et ses tours, de type défensives, sont disposées tous les 200 m. Elle n'est pas gardée sauf en cas de menace, et peut rapidement être occupée par les défenseurs de Villeneuve.
Armée
Armée terrestre et flotte
Armée terrestre
Voir article plus détaillé
Flotte
Armement
Historique
950 : Débarquement d'une flotte coloniale de l'Ordre