Baronnie de la Marche
| Baronnie de la Marche
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Résumé de la faction
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Ethnie[modifier]
Deux ethnies peuplent le territoire de la Baronnie de la Marche : Les Ramkoshis et les lukavetis. Les deux ethnies sont nommées « grisâtres » par leurs voisins en raison de leur coutume voulant qu'ils se badigeonnent cendre et encens sur la peau. Nombreux sont ceux qui pensent que les ramkoshis ne sont pas humains. En effet, ils mesurent entre 2m20 et 2m60 pour un poids d'environ 300 kg, et présentent une abondante pilosité rougeâtre. Les lukavetis sont de toute évidence des humains, mais dépassent rarement 1,6 m et sont très frêles.
Historique[modifier]
La première mention des ramkoshis est faite par des chroniqueurs du royaume de Dangten, qui racontent l'invasion de ce peuple vers l'an 526, en provenance de l'est. Ils se sont ensuite progressivement installés dans les monts Noldenis, aux dépends du royaume d'Issy, du royaume de Dangten et de Dobethem. Désormais leur territoire s'étend jusqu'à la mer trompeuse. La petite taille des lukavetis poussent certains à penser qu'ils seraient exclusivement issus des anciens issytes, peuple troglodyte pygmée vivant dans les actuels monts Noldenis. Ils n'ont cependant pas la physionomie typiques des issytes, et sont probablement à l'origine des esclaves nagdelans capturés par les ramkoshis lors de leurs conquêtes. Les ramkoshis auraient soigneusement éliminé les esclaves les plus robustes génération après génération afin de mieux les dominer. Quoi qu'il en soit, pendant longtemps les lukavetis ne bénéficiaient d'aucun droit et servaient très couramment de victimes sacrificielles. Des révoltes éclatèrent à nombreuses reprises, mais furent réprimées au cours de génocides massifs. Ce n'est que tardivement, lors de la fondation du royaume de Vultikh'a en 1003, que les lukavetis acquirent officiellement un statut et des droits, si peu nombreux et respectés soient-ils. Il est probable qu'Illahun ait facilité cette unification afin de mieux affaiblir Dobethem et le royaume de Dangten. En tous cas, les raids des grisâtres semblent remarquablement peu affecter la cité marchande, au contraire de leurs autres voisins. Ce qu'Illahun a bien pu leur offrir, en revanche, reste l'objet de spéculation douteuses.
Des différends éclatèrent entre les partisans d'une ligne "dure" envers les lukavetis et ceux, plus progressistes, désirant valoriser les apports de la culture des lukavetis et mettre un terme à la ségrégation raciale. Ils aboutirent à la création d'une baronnie vassale de Vultikh'a, mais disposant de ses propres lois plus progressistes : la Baronnie de la Marche.
Politique[modifier]
La baronnie de la Marche est une baronnie vassale du royaume de Vultikh'a, mais plus indépendante que les autres baronnies du royaume. Elle possède ses propres lois et sa propre politique étrangère, tout en versant un tribu et prêtant allégeance au gosphôr de Vultikh'a.
Contrairement à leurs voisins, les nobles des deux sexes accéder au titre de baron(ne). Ils doivent pour cela vaincre l'actuel baron(ne) en joute orale devant les autres nobles. Ces joutes consistent souvent à décrire leur compétence et les services qu'ils ont rendu ou vont rendre à la baronnie.
L'actuelle baronne, Girh'wähu la Sage, est la deuxième femme à accéder à ce titre. Elle s'est fait connaître pour ses campagnes en faveur des droits des femmes et des lukavetis, lesquels l'ont activement soutenue grâce aux nouveaux droits que Girh'wähu avait contribué à leur octroyer.
Religion[modifier]
Les ramkoshis vénèrent deux dieux cyclopes : Ndolüch' et Üdrh'ach'.
- Ndolüch' est le dieu du feu, du soleil, de la vie et de la mort, et observe son peuple le jour de son œil unique auquel rien n'échappe (le soleil). Les grisâtres craignent sa terrible colère, lui qui déverse des flots de feu, libère des démons des entrailles de la terre et brûle ceux qui ne sont pas bénis par son onguent sacré. Pour éviter son courroux, les ramkoshis partent en guerre sacrée et sacrifient des sacrilèges. Ces derniers sont aussi bien des "peaux grises" jugés impurs que des prisonniers de guerre d'une autre obédience. La cérémonie fait usage du soufre présent en quantité sur la montagne pour faire exploser les victimes sacrificielles. Leurs restes sont mêlés à de l'encens par des prêtres pour former un onguent sacré avec lequel se badigeonnent les deux ethnies. Auparavant, seuls les ramkoshis avaient le droit de s'en badigeonner, les lukavetis n'étant qu’esclaves, indignes de recevoir la bénédiction de Ndolüch'. En contrepartie de ces sacrifices et de la bonne conduite de ses adorateurs, le dieu répand sur les pentes du volcan une poussière grise sacrée qui permet ensuite à l'agriculture de prospérer durant de nombreuses années.
Le culte de Ndolüch' s'accompagne également de l'entretien d'un feu dans chacun de ses temples, lequel ne peut en aucun cas s'éteindre. Les gardiens du feu sont en quelque sorte les prêtres du culte, et jouissent d'un statut social important.
L'adoration de ce dieu a probablement pour origine la nécessité absolue de maintenir un feu allumé en continu durant les longues nuits de l'est, sous peine de mourir gelés. Cette nécessité se seraient ensuite ritualisée.
- Üdrh'ach' est le dieu de la guerre. Chevauchant un immense onrh', il parcourt le monde durant le jour et veille sur les peaux grises la nuit (l'ournée représente son œil). Les grisâtres préfèrent se battre lorsqu'ils se sentent au centre de l'attention du dieu, c'est à dire lorsque l'ournée est la plus proche. Les chevaucheurs d'onrh's ramkoshis (les Apan'onrh's) sont l'élite sacrée du dieu. A nouveau, faute de soleil, ce rite à probablement été initié lors des longues nuits à l'est, lorsque l'ournée représentait le seul astre brillant.