Chronologie unifiée

De Nagdad
Révision datée du 8 février 2017 à 17:46 par >Grand Maître de l'Ordre (thragyptien -> thragyptéen)
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Dates

Mer des Lamentations et sud-est Empire de l'éternelle lumière Nord Péninsule des marécages et mer venteuse Contrées lointaines
  • 0 : Grand cataclysme. Un astéroïde percute les vastes plaines de l'Empire de Nagdad, et provoque l'engloutissement de ces plaines par les mers depuis les deux faces du monde. L'Empire de Nagdad est détruit et la cité la plus importante qui subsiste de cet empire est Tloxcolt, qui contrôle l'est du continent principal. Les futures cités confédérées n'existent pas, n'ayant jusqu'alors nulle raison de se trouver là où elles sont actuellement. Les survivants désormais insulaires du cataclysme s'affranchissent de la tutelle fragile de Tloxcolt et fonderont les cités que nous connaissons.
  • 526 : Première mention d'une invasion de ramkoshis dans les archives du royaume de Dangten
  • 902 : Tebtunis mate l’insurrection de Nuen
  • 1003 : Unification de tribus ramkoshis et lukavetis, fondation du royaume de Vultica
  • 1032 : Les cités de la mer des lamentations s'unissent suite à la chute de Tloxcolt et la menace grandissante de l'Ordre et forment la confédération de Tamascala.
  • 1054 : Fondation de Lovodun
  • 1115 : Illahun remporte une victoire navale désicive sur le royaume d'Erebas. Destruction de la cité d'Erebas par les armées d'Illahun, et chute de ce royaume. Indépendance de Stahnos/Lerroyo.
  • 1123 : Décision de l'Ordre d'abandonner Lovodun suite à une importante défaite maritime contre les kaers.
  • 1213 : Indépendance de la Baronnie de la Marche
  • 1221 : Début des conquêtes d'Adbnar le conquérant, roi du royaume d'Ermasse.
  • 1226 : Fondation de la confédération kamilienne par des roitelets de l'île Kamila pour faire face aux conquêtes d'Adbnar le conquérant, roi du royaume d'Ermasse.
  • 1235 : Mort de Abdnar le conquérant, roi du royaume d'Ermasse, et division du pouvoir entre ses trois fils pour donner le royaume actuel.
  • vers -2000 : Unification de royaumes pour former l'Empire de l'éternelle lumière. Il est à ce moment moins étendu qu'actuellement
  • vers -1000 : Fondation d'Oltèques, l'Empire de l'éternelle lumière est formé de 5 royaumes. Guerre entre l'Empire de Nagdad (occupe une vaste plaine -altitude négative - là où est la mer des Lamentations actuelle) et l'Empire de l'éternelle lumière.
  • 13 : Tloxcolt s'est rendue définitivement maître des restes de l'Empire de Nagdad situés à l'ouest de la mer des lamentations. L'Empire de l'éternelle lumière lui déclare la guerre la même année.
  • 347 : Ärris, empereur de Tloxcolt, envahit l'Empire de l'éternelle lumière suite à la mort imprévue de l'empereur Dagau. C'est le début de la Guerre des aveugles. Ärris finit par perdre la guerre, et l'empire tloxcoltien sera forcé d'accepter un protectorat de la part de l'empire de l'éternelle lumière.
  • 361 : Première communication utilisant des almanars entre l'Empire de l'éternelle lumière et le Royaume de Qwarda.
  • 623 : Bataille des sacrifiés opposant Tloxcolt à l'armée de l'empire de l'éternelle lumière menée par Lok'tra le Parricide, et conduisant à la victoire de ce dernier
  • 852 : Fondation de Chênerée par Darggen Longue-hache et colonisation par les armes de la côte est de l'Empire tloxcoltien.
  • 950 : Arrivée du Grand Ordre depuis le sud. Guerre entre l'Ordre, Tloxcolt et les kaers.
  • 1032 : prise de Tloxcolt par l'Empire de l'éternelle lumière qui profite de l'affaiblissement de cette dernière par les frères de l'Ordre et les kaers, ce qui crée automatiquement des tensions entre ces deux puissances.
  • 1194 : l'Ordre repousse les kaers au niveau de sa frontière nord-est, et fonde Rudemuraille, capitale de sa douzième province
  • 1222 : Trêve entre les kaers et l'Ordre de l'Imperfectible, alors dirigé par Urien II le conciliateur. De nombreux mariages sont arrangés entre les deux peuples.
  • 1224 : Trêve entre l'Empire de l'éternelle lumière et l'Ordre de l'Imperfectible, alors dirigé par Urien II le conciliateur.
  • 1240 : Rupture de la trêve par les kaers, qui mettent Villeneuve à sac par traîtrise. De nombreux nobles kaerins sont écartelés en représailles, ce qui déclenche un conflit ouvert.
  • 1242 : Invasion de Quilan le Fléau dans l'Etat et début de la Guerre des arbres pourpres, qui finira en 1244 avec la Bataille du divin châtiment.
  • 1248 : Une expédition de l'Empire de l'éternelle lumière apporte de précieuses informations sur la disparition des civilisations kanassiennes, en lien au champignon Kirrus.
  • 707 : arrivée des kaers qui fuient un puissant état totalitaire du sud (les ancêtres de l'Ordre)
  • 874 : Unification du Kwaltak et du Mork Rakur, formant ainsi le royaume kaerin actuel.
  • 893 : Nekhen s'affranchit de la tutelle de Tebtunis et repousse les kaers
  • 1222 : Trêve entre les kaers et l'Ordre de l'Imperfectible, alors dirigé par Urien II le conciliateur. De nombreux mariages sont arrangés entre les deux peuples.
  • vers -800 : Disparition des civilisations kanassiennes en l'espace d'une vingtaine d'années, probablement suite au champignon Kirrus.
  • 34 : Création de l'Almanar par un peuple lointain sur le continent Almaien
  • 361 : Première communication utilisant des almanars entre l'Empire de l'éternelle lumière et le Royaume de Qwarda.
  • 1103 : Chute du Grand Ordre au sud de la zone jouée. Seul la composante Gottärienne survit, isolée.
  • 1249 : année présente

Cartes

2400 BGC

  • Sloqashis
  • Rëgasiens
  • Issis
  • Les sloqashis et issis ont survécu à l’hiver en Pandréa grâce à leurs adaptations physiologiques et sociales. Ils ne sont gère prospères et loin de l'unification. Ils s'épuisent dans des conflits tribaux. Les rëgasiens, qui migrent depuis Alma débarquent sur Kanassar. Nous sommes avant l'Entrechoquement, et Slaecia n'est pas encore en contact avec Sheubane et Laestruan. Ces deux derniers ne sont cependant pas encore séparés par la mer des lamentations. On ignore tout des slaeciens à cette époque. On suppose qu'ils venaient de débarquer au sud de Slaecia depuis Zinar, à moins que Slaecia ne se soit séparée de Zinar en emportant avec lui une partie des zinariens (devenus de facto des slaeciens).

    2100 BGC

  • Sloqashis
  • Rëgasiens
  • Issis
  • Les rëgasiens, qui ont alors colonisé Kanassar, débarquent près de l'embouchure du plus grand fleuve de Sheubane, où les terres sont fertiles. Ils entrent alors rapidement en conflit avec les sloqashis. Certains prétendent que ce sont les rëgasiens, qui, horrifiés par les mœurs cannibales et « barbares » des sloqashis, les auraient attaqué en premier. D’autres pensent plutôt que les sloqashis qui, effrayés par ces humains inconnus, auraient tenté de les rejeter à la mer avant même d’entamer des pourparler. Quoi qu’il en soit, jamais les relations entre ces deux peuples ne seront cordiales au Sud de Sheubane, et les rëgasiens finiront par génocider les sloqashis de la région. Ils débarquent aussi plus au Nord, au sud de Zuqima, le Vieux Pays. Au contraire de leurs compatriotes du Sud, ils auraient cohabité pacifiquement avec les sloqashis et leur auraient appris certaines techniques en échange de leur aide et de terres pour s’installer.

    1800 BGC

  • Sloqashis
  • Rëgasiens
  • Issis
  • Slaeciens
  • Noqimiens
  • Sur Kanassar, les noqimiens migrant depuis Alma ont débarqué et cohabitent plutôt pacifiquement avec les rëgasiens, de culture similaire. L’île est grande et ensoleillée, et les ressources et terres habitables ne manquent pas encore. Sur Pandréa en revanche, L'Entrechoquement vient de se produire, jetant l'effroi parmis les habitants. Le choc initial a été brutal, provoquant un séisme dévastant la surface des deux plaques, ainsi qu'en les faisant tanguer, provoquant inondation et raz-de-marées. La chaîne de montagne marquant la limite Nord de Slaecia se forme lors de cet événement. Elle marquera toujours la frontière entre les peuples d'origine slaecienne et les peuples d'Alma. On n’a plus de trace des rëgasiens du Nord à cette époque. Qu’ils soient mort de maladie ou fussent victime d’un revirement d’attitude des sloqashis, massacrés au Sud, ils semblent en tous cas avoir disparu à cette époque. Les rëgasiens du Sud ont étendu leur territoire jusqu’à la mer des ombres, aux dépends des sloqashis, et ont fondé quelques royaumes. Le seul digne d'importance est le Royaume iakloréen, qui nait de la peur que l'Entrechoquement et les slaeciens inspirent aux rëgasiens. Ils se rallient autour d'un roi capable de les protéger. Les sloqashis, qui sont considérés par les rëgasiens comme des monstres cannibales, sont chassés et repoussés dans les montagnes, non sans lourdes pertes. Les slaeciens, qui migrent vers le Nord depuis Slaecia, entrent en conflit avec les rëgasiens et fondent le Royaume de Klaerhamol au sud des montagnes. Ils viennent de survivre à une migration dans des conditions extraordinairement rude. S'ils ne sont que peu nombreux, les survivants, menés par un certain Klaerhamol, sont robustes, volontaires et impressionnées par la contrée qu'ils découvrent. Ils s'imagineront longtemps que le Pays de la soif est représentatif du reste de Sheubane, ce qui contribuera certainement à les maintenir sur Slaecia assez longtemps que pour permettre aux rëgasiens d'organiser leurs défenses. A l’est, les slaeciens, remontent jusqu’aux régions occupées par les sloqashis et issis, dont ils pillent les territoires et massacrent les habitants. Heureusement pour les populations locales, ils sont encore peu nombreux et ne constituent guère plus que des hordes éparses de quelques milliers d’hommes au maximum.

    1500 BGC

  • Sloqashis
  • Rëgasiens
  • Issis
  • Slaeciens
  • Noqimiens
  • A Kanassa, des conflits commencent à éclater, en particulier entre noqimiens et rëgasiens. La situation s’envenime rapidement et l’île entière sombre dans la guerre. Sur Pandréa, les sloqashis sont irrémédiablement exterminés au sud, où ils ne résistent plus que dans certaines montagnes et forêts. Les rëgasiens occupent dés lors les plaines fertiles autour des grands lacs. Ils parviennent aussi à progresser en Awanuqima, le Pays des forêts qui chantent. Les Issis ne sont guère plus heureux que les sloqashis, et sont eux aussi exterminés par les rëgasiens qui leurs disputent leurs terres fertiles, et les slaeciens qui les chassent des monts Hitlar. Ils se retrouvent reclus dans les monts Noldenis, où ils commencent à creuser de véritables villes souterraines fortifiées. Le Royaume iakloréen a étendu son emprise sur certains royaumes voisins devenus ses vassaux, et constitue dés lors l'Empire iakloréen. Il est contré au nord par la résistance de tribus montagnardes et à l'est par plusieurs royaumes et cités indépendantes, formant des confédérations plus ou moins durables. Au sud, il repousse sans grande difficulté les slaeciens et fortifie les passes montagnardes. Le royaume de Klaerhamol ne survit pas à la mort de Klaerhamol, et les slaeciens sont divisés en nombreux royaumes dont l'histoire ne semble pas avoir retenu le nom. De nombreux conflits éclatent entre les rëgasiens et les slaeciens, mais les premiers tiennent les seconds en respect et les grands fleuves du sud-est semblent maintenir une fragile frontière entre les deux peuples.

    1200 BGC

  • Sloqashis
  • Rëgasiens
  • Issis
  • Slaeciens
  • Noqimiens
  • Euréens
  • Sur Kanassa, les civilisations kanassiennes semblent s’être auto-détruites lors des conflits ayant ravagé l’île pendant plusieurs siècles. Des rescapés noqimiens fuient l’île avant la fin et se réfugient en Zuqima, le Vieux Pays. Ils y cohabitent pacifiquement avec les sloqashis, comme l’avaient fait les rëgasiens un demi-millénaire plus tôt. Ils portent avec eux la mémoire des événements survenus sur Kanassa, mais n’en parlent jamais ouvertement. Rapidement, la simple mention de l’île devient un tabou absolu, qui se révélera tenace. Sans trace écrite, le récit des événements sera rapidement oublié et la légende de l’île maudite sera la seule information disponible aux pandréens. Sur Pandréa, les euréens migrent depuis le Nord vers Kudläämansu, la Savane des Rivières Impérieuses. Ils ont eux aussi migré depuis Alma, mais ont débarqué plus au nord. Ils y délogent les sloqashis, peu nombreux dans ces savanes, et établissent quelques royaumes à l’abri des chaînes de montagnes. Les sloqashis n’ont pu repousser les rëgasiens qui s’établissent en Izurwan, la Plaine Verdoyante. Ils parviennent en revanche à se maintenir dans les forêts et montagnes, d’où ils lancent des raids sanglants sur les colonies rëgasiennes et nourrissent ainsi l’idéologie anti-sloqashie, malgré que des voix commencent à s’élever pour mettre fin au conflit. C’est probablement cette unité face à l’ennemi commun (les sloqashis) qui permettra aux rëgasiens de s’affronter si peu entre eux, et de parvenir à une politique commune favorable à l’émergence de confédérations et empires durables, mais plutôt fermés et racistes. Les slaeciens, quant à eux, ne parviennent pas à franchir les montagnes qui séparent Sheubane de Slaecia, malgré la chute de l’Empire iakloréen. Ils remportent en revanche des succès à l’Est, où ils repoussent les rëgasiens vers le Nord. Peu unis, et souffrant toujours d’une nette infériorité numérique, les slaeciens restent cependant de redoutables guerriers. Le fait que les rëgasiens gardent jalousement leurs frontières et les empêchent d’accéder aux riches plaines du centre cantonne les slaeciens dans une politique de raids et de conquêtes pour subvenir à leurs besoins grandissants.

    900 BGC

  • Sloqashis
  • Rëgasiens
  • Issis
  • Slaeciens
  • Noqimiens
  • Euréens
  • Au Nord, une seconde vague d'euréens descend jusqu'en Rikkreää, le Pays des tempêtes, et délogent les sloqashis qui se réfugient dans les Monts sans sommets ou plus au Sud, parmi les noqimiens de Zuqima et de Naqotar. Les noqimiens,sentant la menace, fortifient les grands fleuves de Rikkreää pour contenir les euréens. Malgré des affrontements féroces, les euréens sont tenus en respect. Les sloqashis des Monts sans sommets tiennent eux aussi farouchement les cols et empêchent tout contact entre les euréens de Rikkreää et de Kudläämansu. Les euréens parviennent cependant à dominer l’entièreté de Kudläämansu, et pénètrent en Bäadarlamern, la Péninsule des marécages. Ils y repoussent les sloqashis, les forçant à se réfugier dans les collines et sur les îles de la Mer venteuse. L'avance des euréens est en revanche stoppée par les rëgasiens, qui établissent une muraille tout le long de la lisière sud des Monts sans sommets. Noqimiens et rëgasiens mêlent désormais leurs population. Malgré des vues divergentes concernant les sloqashis (les premiers les protègent tandis que les seconds les craignent et les chassent), la menace commune que représente les euréens permet le développement d'une civilisation commune florissante en Izurwan. Au Sud, les rëgasiens font face à une invasion [slaecienne]] d'envergure. Ayant depuis peu domestiqué les chevaux, les slaeciens contournent les montagnes du sud par l'Est, débordent les défenses rëgasiennes et ravagent Noqwan. Épouvantés par ces montures inconnues et incapables de faire face à ces mouvements de troupe rapides, les rëgasiens fuient en masse et désertent totalement la plaine, fortifiant les rivières de façon à contenir l'avancée slaecienne. Au Sud-Est, les slaeciens sont moins efficaces, et peinent à franchir les grands fleuves. De nombreuses invasions ravagent certes les cités rëgasiennes, mais aucun royaume slaecien n'est fondé au Nord des grands fleuves de Vunkan. Les issis, pour leur part, vivent toujours reclus dans les Monts Noldenis, où leurs cités souterraines deviennent impressionnantes.

    600 BGC

  • Sloqashis
  • Rëgasiens
  • Issis
  • Slaeciens
  • Noqimiens
  • Euréens
  • Au Nord, les euréens remportent des succès dans les Monts sans sommets où ils repoussent les sloqashis, exténués par des siècles de combats et fuite. Sans le soutien des noqimiens, ils auraient sans doute déjà disparu de ces montagnes. Les euréens parviennent également à conquérir les îles de la Mer venteuse et colonisent les Iles nikiennes. Ils ne peuvent cependant pas progresser au Sud, où les noqimiens (à l'Ouest) et les rëgasiens (à l'Est) les tiennent fermement en respect. Ils perdent même du terrain en Rimta, ainsi que le contrôle du bras de terre reliant la Bäadarlamern à Rimta. Ce dernier événement, conjugué à la persistance jusqu'à nos jours des sloqashis à l'ouest de Bäadarlamern, aura un impact considérable sur le développement d'une ethnie euréenne bien distincte et coupée du monde. De même, séparés des noqimiens par les rëgasiens, les sloqashis de Bäadarlamern ne pourront bénéficier de leurs apports technologiques et culturels, et resteront plus primitifs. Ils s’appelleront eux-mêmes ardelakis. Les rëgasiens et noqimiens continuent de cohabiter plutôt pacifiquement. A nouveau, on peut évoquer les conflits ethniques de grande envergure mettant en avant des ennemis communs : les euréens (au Nord) et les slaeciens (au Sud). De plus, les noqimiens ont déjà cohabité avec les rëgasiens sur Kanassa, et ont migré depuis la même région d'Alma. Leur culture est donc assez proche. De nombreux petits conflits amènent bien quelques tensions entre les deux peuples mais aucune guerre inter-raciale n'existe et de nombreux petits royaumes combinant les deux cultures sont fondés. Le royaume de Mehaqimo rassemble les plus anciennes familles noqimiennes en Zuqima. Ils sont assez nostalgiques d'Alma, et nourrissent l'espoir de rétablir le contact avec leur continent d'origine. Les tempêtes de l'océan ouest les empêchent cependant de vraiment développer une marine. On raconte qu'ils sont néanmoins parvenus à envoyer des navires sur Alma, mais comme ils n'en sont jamais revenus il est difficile de le prouver. Au Sud, les slaeciens fondent l'Empire Lavenderonien. Cet état guerrier, fondé par Lavenderon l'intraitable, persistera durant des siècles. Sa cavalerie redoutable constituera une menace permanente pour les alma-pandréens du sud. Si les forêts d'Awanuqima et Zalmarima suffisent en elles-mêmes pour décourager les attaques des lavenderoniens, les habitants du bassin nagdelan n'ont pas cette chance. Face à la menace des armées slaeciennes, ils forment la puissante confédération nagdelane. Celle-ci tient tête aux slaeciens au Sud, et ambitionne de confédérer les autres rëgasiens, notamment par la force. Elle finit par être en guerre avec tous ses voisins. A l'Est, les slaeciens sont encore et toujours bloqués par les grands fleuves de Vunkan, farouchement défendus par de valeureux royaumes rëgasiens dont l'histoire n'a pas retenu le nom. Les slaeciens finissent toutefois par prendre pied dans les Monts Hitlar. Leurs problèmes démographiques, aggravés par leurs raids constants et la rudesse de leur territoire, ne leur permettent cependant toujours pas de constituer de véritables royaumes. Les Issis sont parvenus à se faire oublier, mais leur civilisation parvient à se développer de façon inattedue sous terre. Leur réseau de galeries est en passe de relier les Monts Noldenis aux Monts Hitlar.

    300 BGC

  • Sloqashis
  • Rëgasiens
  • Issis
  • Slaeciens
  • Noqimiens
  • Euréens
  • Au Nord-Ouest, les euréens ont franchi les grands fleuves de Rikkreää et repoussé les noqimiens vers le royaume de Mehaqimo. Dans les monts sans sommets, les derniers sloqashis sont définitivement éradiqués, et les noqimiens refluent vers le royaume d'Ararwan. Ce dernier fédère noqimiens et rëgasiens, unis contre la menace euréenne. A l'est de Kudläämansu, les rëgasiens s'unissent pour repousser les euréens. Ils contribueront ainsi à renforcer l'isolement des euréens de Bäadarlamern, et prépareront le terrain pour l'émergence de l'empire thragyptéen. En Bäadarlamern, les ardelakis tiennent farouchement leur terrain et mènent la vie dure aux euréens qui le leur rendent bien. Ces derniers progressent bien au Sud, où ils atteignent le bassin nagdelan. Peu ou mal unifiés, ils sont arrêtés par les rëgasiens qui ont su former des états puissants et durables. Au Nord-Est, les euréens ont fini de coloniser les îles nikiennes. Le Royaume de Mehaqimo ne s'est guère étendu. Ses habitants étant peu désireux de s'éloigner de la mer, il ne s'étend pas au delà des fleuves qui le bordent à l'est. En revanche, il a colonisé les îles du grand lac et l'île maritime à l'ouest de ses côtes, où il fait construire un grand port. Cette période voit un basculement global des relations entre rëgasiens et noqimiens, auparavant pacifiques. Le point de basculement est la constitution de l'Alliance de Naqotar en -327. Se présentant comme les libérateurs des sloquashis survivants des massacres perpétrés par les rëgasiens, les noqimiens de Naqotar s'allient officiellement à eux, repoussent les rëgasiens au Sud et entament même des conquêtes. Face à cette menace, empirée par les invasions slaeciennes de l'Empire Lavenderonien, les rëgasiens n'ont d'autre choix que de se confédérer. Ils forment alors la Confédération de Maqachimo en -324 et repoussent l'alliance naqotarienne dans les montagnes. Ces événements suscitent évidemment de fortes tensions ethniques entre rëgasiens et noqimiens, qui s'affrontent ouvertement pour la première fois. Le racisme monte en Izurwan où les noqimiens accusent les rëgasiens de génocides, tandis que ces derniers les traitent de dégénérés copulant avec les monstres des montagnes que sont à leurs yeux les sloqashis. Étant les premiers arrivés en Pandréa, les rëgasiens s'arrogeaient bien souvent les meilleurs postes et certains privilèges. Ils prétextaient qu'ils étaient chez eux et accordaient déjà une concession de taille en autorisant les noqimiens à partager leurs terres. Cette situation est exacerbée par les récents événements, ce qui amplifie le ressentiment des noqimiens à cet égard. En -315 à Oltèques, sentant le vent tourner, les noqimiens, avec le soutien de l'alliance de Naqotar, organisent une révolte génocidaire qui se solde par le massacre des rëgasiens de la région. Le meneur du massacre, Iqatai le Boucher, s'autoproclame roi d'Oltèques (où Olteq) et fonde le royaume oltèquien. C'est un coup fatal pour les relations entre les deux ethnies sœurs, et le début d'une guerre ethnique généralisée à l'échelle de Sheubane. Le royaume d'Ararwan est le seul état à encore rassembler rëgasiens et noqimiens. Les premiers, historiquement largement majoritaires, sont désormais presque isolés. En effet, les rëgasiens ont été presque totalement évincés d'Izurwan. La menace toute proche des euréens soude encore quelque peu les deux ethnies, mais l'équilibre est fragile. Pour ne rien arranger, le royaume de Tloxcolt fait la guerre aux noqimiens d'Izurwan par l'intermédiaire des rëgasiens locaux. Soucieux de préserver ses frontières, le royaume oltèquien opte pour la même stratégie et soutien les noqimiens. Ces derniers souhaitent également le soutien du royaume d'Ararwan, qui, majoritairement rëgasien, s'y refuse et demeure neutre. Il n'est pas non plus impossible que la confédération nagdelane ait elle -aussi soutenu les rëgasiens. Cependant, l'absence de conflit ouvert durable dans les montagnes séparant la confédération du royaume oltèquien tend à indiquer l'inverse. Il est vrai que ces deux états avaient déjà fort à faire. Le royaume oltéquien devait faire face à la confédération de Maqachimo et à l'empire lavenderonien au sud, tout en soutenant les noqimiens à l'Est. Pour sa part, la confédération nagdelane était à la fois en guerre au Nord (contre le royaume de Tloxcolt et les euréens) et au Sud (contre l'empire lavenderonien) et à l'Est (contre le royaume de Rëmma). Toujours est-il que les conflits génocidaires de la première moitié du 4e siècle av. GC furent très meurtriers et eurent des conséquences déterminantes et durables sur les relations entre noqimiens et rëgasiens. On les regroupe sous le nom de Guerres fratricides . Pour ce qui est des rëgasiens de l'Est, le 4e siècle av. GC voit l'émergence de quatre états dont l'Histoire a retenu le nom. Le royaume gÿnasien unifie progressivement les rëgasiens du Nord-Est, en particulier sur fond de menace euréenne. Le royaume de Rëmma doit faire face aux poussées des euréens et de la confédération nagdelane. Le royaume de la mer des ombres est un des rares royaumes qui n'est pas en guerre contre ses voisins, et profite de sa situation pour développer une économie florissante. L'alliance de la Marche doit au contraire faire face aux invasions slaeciennes venant du Sud. Ces derniers ont été évincés de Vunkan, et ne semblent se maintenir qu'en Slaecia, exception faite de l'empire lavenderonien. Cette victoire des rëgasiens en Vunkan semble être due à une vague d'épidémies et de famines ayant décimé les slaeciens, déjà affaiblis par leurs luttes permanentes et la pauvreté de cette terre. Les issis, étant parvenus à relier les monts Noldenis et les monts Hitlar par leur réseau de tunnels frappe sans prévenir, prenant de cours les rëgasiens. Elle forme ensuite la confédération issite, et obtient une paix temporaire entre les deux peuples, épuisés par ces guerres. L'empire lavenderonien peine à s'étendre et souffre de conflits avec des voisins unifiés sur la plupart de ses frontières. Il parvient a établir des traités de paix avec les slaeciens au Sud, ce soulage une partie de la pression. Son territoire étant majoritairement composé de Noqwan, la Plaine de la soif, il ne jouit pas de ressources démographiques suffisantes à ses conquêtes. De plus, sa cavalerie excelle certes à Noqwan, mais pas dans les forêts du Nord où elle succombe facilement à des embuscades. Elle est donc principalement utilisée face à la confédération nagdelane, qui apprend à utiliser des formations de lanciers pour la contrer.

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  • Sloqashis
  • Rëgasiens
  • Issis
  • Slaeciens
  • Noqimiens
  • Euréens
  • Au Nord, les euréens sont définitivement sédentarisés. Rikkreää et Kudläämansu sont unifiés sous formes de royaumes, mais ceux-ci sont trop peu durables et documentés que pour figurer dans ces chroniques. Seuls les royaumes de Tagukara et le Kheterro se maintiendront plusieurs siècles. Les Monts sans sommets, en revanche, sont toujours peuplés par des tribus peu unifiées. Les euréens ont aussi fondé le royaume de Skielmi en Bäadarlamern, lequel conquiert une des îles nikiennes. Sa flotte est en compétition avec celle du royaume de Kheterro, du royaume d’Arhan et de la confédération rëmaa-gÿnasienne dans la mer venteuse. Le reste de Bäadarlamern n’est guère unifié, suite aux guerres qui font rage entre euréens, ardelakis et rëgasiens. Le royaume de Rimta, principalement rëgasien, tient tête aux euréens ainsi qu’aux visées expansionnistes du royaume d’Ararwan. Les montagnes qui le bordent constituent autant de défenses naturelles qui permettront au petit royaume de tenir sur la durée. Les rëgasiens, pas encore unifiés durablement, ont repoussé les euréens le long du bras de mer entre Kudläämansu et Bäadarlamern. Ce seront les futurs thragyptéens. Le royaume de Mehaqimo tient globalement bon face aux invasions euréennes, mais de nombreuses incursions ravagent le pays. Il perd le contrôle des îles de la mer intérieure, qui forment une confédération indépendante après s’être approprié tous les navires de la flotte. Il est en revanche toujours en paix avec ses voisins du Sud et de l’Est, trop affairés à leurs propres guerres que pour risquer de devoir gérer un front supplémentaire. De plus, il a pu gagner quelques terres en Izurwan en fédérant ses habitants, le tout sans occasionner de lourdes pertes humaines. Le royaume d’Ararwan, rassemblant toujours rëgasiens et noqimiens, se maintient et fait la guerre à tous ses voisins, notamment le gigantesque empire de Nagdad, superpuissance du moment. Le royaume oltéquien est la grande puissance d’Izurwan. Il sut profiter des tensions entre rëgasiens et noqimiens pour fédérer les peuples du nord d’Izurwan (quasi exlusivement noqimiens) en leur garantissant protection. Après avoir vaincu la confédération de Maqachimo, le royaume de Naqotar affirma que les terres conquises lui revenaient de droit, car il avait contribué bien plus largement à la victoire que les oltéquiens. Or, le traité d’alliance entre les deux peuples parlait d’une division égale du « butin ». Les naqotaris acceptèrent de leur laisser les terres faisant partie d’Izurwan, et conservèrent Awanuqima. Se faisant, les otéquiens étaient privés de toute possibilité d’extension vers le Sud. Cela les ennuyait d’autant plus que l’empire Lavenderonien, qu’ils avaient eux-même contribué à abattre, venait de s’effondrer, laissant un vide politique en Noqwan que les oltéquiens désiraient exploiter. Jusqu’à l’arrivé de Tandabrar au pouvoir en l’an 13 av. GC, le royaume oltéquien n’était finalement en guerre que contre l’empire de Nagdad. Cependant, Tandabrar avait le grand projet d’unifier les Zuqima, Izurwan, Naqotar et Awanuqima. Il affirmait que les dieux eux-mêmes lui avaient envoyé la vision d’un empire unifiant tous ces peuples. Tandabrar fit usage d’une stratégie mélant propagande et manière forte. Il envoyait de nombreux émissaires vanter les mérites de la civilisation oltéquienne, l’interêt de s’unir face aux menaces nagdelanes et euréennes et slaeciennes, la puissance de l’armée oltéquienne et le soutien évident des dieux à cette cause. Si certaines populations furent séduites par ce discours, ce n’était pas au goût des dirigeants des factions visées. En l’an 9 av. GC, un coup d’état soutenu par la classe populaire (et secrètement par Tandabrar) faillit renverser le royaume d’Ararwan et l’intégrer au royaume oltéquien. Furieux, le roi d’Ararwan fit durement réprimer cette rébellion et accusa les oltéquiens. Profitant de cet incident diplomatique, Tandabrar leva son armée et fit la guerre à Ararwan, soutenu par des rebelles locaux ayant participé au putsch manqué. Il parviendra à conquérir le sud du royaume adverse. En l’an 5 av. GC, une rébellion similaire se produit en Naqotar, avec le même résultat. Tandabrar réagit en envoyant des forces soutenir la rébellion. Cette fois, elles agissent sous couvert des uniformes de la rébellion afin d’éviter d’ouvrir un front supplémentaire. Mais les dirigeants naqotaris ne sont pas dupes, et finissent par déclarer la guerre au royaume oltéquien qui se retrouve dés lors en fâcheuse posture et commence à perdre du terrain. Heureusement pour lui, ses ambassades parviennent à persuader le royaume de Dramëdo, rassemblant les derniers rëgasiens ayant réchappé aux naqotaris, de profiter de l’occasion pour reconquérir Awanuqima. Les naqotaris se retrouvent alors en guerre face aux slaeciens, nagdelans, dramëdiens et oltéquiens et doivent se retirer d’Izurwan. Le plan de Tandabrar est d’opérer une jonction entre les forces dramëdiennes et oltéquiennes au sud de Naqotar, de façon à isoler le sud de l’Alliance de Naqotar et la conquérir facilement. L’empire de Nagdad, pour sa part, est à son apogée. Il a annexé le royaume de Tloxcolt, vaincu l’empire lavenderonien et s’étend à cheval sur le bassin nagdelan, Zalmarima, Noqwan et Vunkan. Il compte cependant un grand nombre d’adversaires, ceux de l’Ouest ayant déjà été cités. Au Nord, il balaye les euréens et tente de massacrer les ardelakis, considérés comme des monstres dans l’imaginaire nagdelan. Le royaume d’Arhan ne pèse pas bien lourd, mais il fédère des euréens et des rëgasiens et sa flotte est puissante. Il est de plus allié à la confédération rëmma-gynasienne. Celle-ci s’est formée suite à l’extension de l’empire de Nagdad, et ses armées tiennent têtes aux légions impériales. La confédération issite tient ses positions dans les montagnes, et ne cherche qu’à les défendre. Au Sud, une autre puissance vient de se lever : l’empire urierinéen, fondé par Urierin le Fulgurant en l’an 109 av. GC. Urierin est parvenu, comme Lavenderon l'Intraitable, à faire usage de la cavalerie slaecienne pour conquérir rapidement un vaste territoire. En l’espace de 13 ans, il réussit l’exploit d’unifier tous les slaeciens à l’exception de ceux de Noqwan, et balaye l’Alliance de la Marche, le Royaume de la mer des ombres et les rëgasiens de Vunkan. Il doit s’arrêter face aux montagnes qui protègent Noqwan et les issis, ainsi que sur les grands fleuves où sa cavalerie peut être tenue en échec. Urierin est convaincu que son fils cadet, Kerghan le Salace, est le plus à même de maintenir son empire. Soucieux d’éviter une guerre de succession, il fait assassiner ses autres fils et ses généraux les plus ambitieux peu avant sa mort (an 88 av. GC). Désormais fils unique, Kerghan usera de son intelligence pour consolider l’empire de son père et préparer son éventuelle extension. Des régiments d’infanterie sont formés en soutien à la cavalerie, et des réseaux de forts sont établis le long des frontières et axes importants. Comprenant l’intérêt de la démarche de son père pour assurer une succession sans encombre, mais peu désireux de faire tuer ses propres enfants, il cédera le pouvoir alors qu’il est encore âgé que de 45 ans. Son fils aîné, Rohaolan, âgé de 26 ans lui succède donc. Il veillera ainsi encore près de 40 ans sur son empire à travers son fils, puis son petit fils.

    100 AGC

  • Sloqashis
  • Rëgasiens
  • Issis
  • Slaeciens
  • Noqimiens
  • Euréens
  • Talperiens
  • Le Grand Cataclysme a eu des conséquences monumentales et immédiates. Frappés de plein fouet par la catastrophe, les royaumes rëgasiens s’effondrent, ainsi que l’Empire urierinéen. L’empereur oltéquien Tandabrar proclamait depuis longtemps que son projet d’unifier Zuqima, Izurwan, Naqotar et Awanuqima lui était inspiré des dieux. Selon la légende, il aurait annoncé peu avant le Grand Cataclysme que les dieux étaient courroucés du peu de foi de ses compatriotes désignés (en ce compris ces adversaires), et qu’ils allaient bientôt prouver leur puissance en châtiant les impies. Que ce fut-ce vrai ou non, on imagine aisément que le rapprochement entre les prédications de Tandabrar et l’éradication immédiate de son grand ennemi, l’empire de Nagdad fut fait par la plupart des habitants de l’empire et des environs. Quelques mois après le Grand Cataclysme, le royaume d’Ararwan se range sous la bannière d’Oltèques, suivie de près de l’alliance de Naqotar. L’Empire de l’éternelle lumière était né. Le royaume de Mehaqimo et le royaume de Dramëdo refusent l’annexion, mais le premier accepte de se considérer comme état vassal, ce qui contente temporairement Tandrabrar. Celui-ci désire d’abord faire plier les dramëdiens, qui, étant majoritairement rëgasiens, sont moins enclins à se joindre à son projet d’un empire unifié. Il aura le temps d’asseoir la structure de l’empire avant de trouver mort en l’an 24, lors d’une bataille contre le royaume de Dramëdo. Pendant ce temps, les peuples ayant réchappé à l’inondation du bassin nagdelan s’organisent. Parmi eux, Toxcolt parvient à fédérer les rëgasiens de Zalmarima, usant tantôt de la force, tantôt de la diplomatie. Il tâchera dans un premier temps de ne pas susciter l’attention de son puissant voisin à l’Ouest, se concentrant sur les terres plus côtières. Au Nord, les talperiens font leur apparition dans les chroniques vers le milieu du 1er siècle. Migrant en masse depuis le Nord, ces tribus maîtrisant l’art de la cavalerie déferlent sur les terres des euréens et ravagent leurs royaumes. Certains historiens pensent qu’il s’agit des conséquences d’une sécheresse prolongée, peut-être due au Grand Cataclysme. Cette situation entraîne une seconde migration, car les euréens fuient à leur tour vers le Sud. La première « victime » de ces invasions est le royaume de Mehaqimo. Dans un premier temps, il interdit en bloc l’entrée des euréens, faisant confiance à son allié impérial pour l’aider en cas d’invasion. Mais ce dernier doit faire face à une incursion massive dans l’ancien royaume d’Ararwan, ainsi qu’aux assauts du royaume de Dramëdo au Sud, et préfère se concentrer sur la défense des provinces impériales que sur celles de ses vassaux. Face aux incursions et pillages euréens allant croissant, le royaume de Mehaqimo permet alors aux premières vagues de s’installer sur ses terres, et les recrute pour grossir ses armées et faire face aux autres euréens. Vers la fin du siècle, un grand nombre d’euréens sont parvenus à accéder à des postes de pouvoir, tandis que l’influence décroissante des rois entraîne la multiplication des intrigues à la cour. Le dernier roi est finalement assassiné ainsi que sa famille, scellant le sort du royaume. Cela n’empêchera pas pour autant la cohabitation des euréens et des noqimiens, qui s’uniront face aux invasions des vagues suivantes d’euréens. Dans la province d’Ararwan, l’empire de l’éternelle lumière finit par s’avouer complètement dépassé et se contente de tenir les rivières protégeant l’accès aux plaines d’Izurwan. Le royaume de Dramëdo, pour sa part, profite de l’affaiblissement de ses voisins pour consolider sa position, sans pour autant lancer de grandes conquêtes. Revenons au Nord-Est, les talperiens ont repoussé les euréens qui se réfugient au royaume de Kheterro, devenu plus puissant. Il doit cependant lui-même céder du terrain, et les remous provoqués par ce conflit causeront la dissidence du royaume d’Äsho. Les futurs thragyptéens, pour leur part, tiennent fermement leurs positions et leur armée y gagne une réputation, qui, fondée ou non, perdurera quelques siècles. Le royaume de Rimta assure la liaison entre les rëgasiens de Kudläämansu et de Bäadarlamern. A la fin du siècle, Qádjan, un grand chef de la tribu eimaä de l'étoile verte mariera à la fille unique du roi de Rimta et hérita du royaume à la mort de ce dernier. Il profitera de sa position de souverain pour ouvrir le nouveau royaume aux tribus eimaäs, jusque-là nomades. Une véritable assimilation culturelle aura lieu entre le peuple de Rimta et les peuples eimaäs, donnant la culture eimaä actuelle. A cheval sur les îles nikiennes et Bäadarlamern, le royaume de Skielmi s’est désintégré en petits royaumes concurrents. En revanche, le royaume de Ninrino a unifié l’île nikienne de l’Est. Profitant de l’affaiblissement des rëgasiens et de la chute du royaume de Skielmi, les ardelakis repoussent les rëgasiens vers le Sud. Sur les îles nagdelanes, les survivants du Grand Cataclysme fuient d’abord le contact avec la mer des lamentations. Celle-ci constitue par ailleurs au début du siècle une véritable soupe saumâtre de matières organiques en décomposition. Ce n’est que dans la seconde moitié du siècle que les premières cités d’envergures feront leur apparition dans les chroniques. Au Sud-Est, les rëgasiens s’organisent dans les terres orphelines, Kiÿcarmik, mais ne s’unissent guère. La confédération issite, pour sa part, subit un grave revers face aux slaeciens. Terrorisés, les issis se terrent à nouveau sous les montagnes, et on entendra assez peu parler d’eux par la suite. Les rëgasiens ne parviendront qu’à grand peine à empêcher les slaeciens de profiter de leur succès pour envahir Kiÿcarmik.

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    Empire de l'éternelle lumièreTribus eimääOrdre de l'ImperfectibleRoyaume kaerinNekhenVersghalaAntinoeTebtunisIllahunRoyaumes euréensRoyaume nuemanGjytloRoyaume korltienKjildorieLink 15Empire piacapotzinMarganeiRoyaume de VulticaDobethemLaenErebasRoyaume de DangtenLerroyoNuenChiikaeMikomaRoyaume d'ErmasseDénéanEneassarActuneLovodunAnethConfédération kamilienneSénésseRoyaume okotiTribus ardelakisEmpire thragypienConfédération de SylmenClans ossansLink 40Link 41Link 42Link 43Link 44Link 45Link 46Link 47Link 48Link 49Link 50Link 51Link 52Link 53Link 54Link 55Link 56