Raqam l’Inflexible

De Nagdad
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Second empereur-dieu de l'Empire de l'éternelle lumière. Il accède au pouvoir en l'an 24 ap. GC, et succède à Tandabrar. Il est réputé pour son intransigeance absolue, grâce à laquelle il sut maintenir la cohésion d'un empire encore jeune et instable et le préparer à affronter les siècles.

Jeunesse

Raqam est né en 29 av. GC à Olteq dans une famille noble. Il vit une enfance tranquille entouré de ses deux petites sœurs, et est décrit comme un enfant indépendant et rieur. Il se fait un grand nombre d'amis et raffole des défis. A l'âge de 9 ans, il frôle la mort en tentant de sauter d'un toit à l'autre, tandis qu'à 10 ans il finit grièvement blessé après avoir défié seul une bande de gamins. A la mort du roi Awalanin en 18 av. GC, un haut-conseiller nommé Eshqi saisit officieusement le pouvoir en profitant de la faiblesse de l'héritier et en faisant bannir Tandabrar. Le père de Raqam s'oppose ouvertement à Eshqi en usant de son influence. Lorsque Raqam lui demande pourquoi il ne tente pas de convaincre l'armée de se saisir d'Eshqi, son père lui explique que la situation est plutôt compliquée. En effet, Eshqi est très apprécié en tant que conseiller, et agit toujours officiellement à ce titre. En outre, l'héritier du trône semble en effet inapte à régner par lui-même. Cette explication ne satisfait guère Raqam, et n'explique pas le bannissement de Tandabrar.

En 14 av. GC, Eshqi s'empare définitivement du pouvoir en faisant assassiner les deux frères de Tandabrar et en épousant une de ses sœurs. Cette fois, le père de Raqam réagit de manière plus virulente et invite la population à se soulever. Il sera alors emprisonné en tant que traître et déchu de ses titres de noblesse. Le reste de la famille doit quitter le palais qu'elle occupait et subvenir à ses besoins sans l'aide de serviteurs, bien qu'une servante décide de les accompagner dans leur exode. Cédant davantage à la colère qu'au désespoir, Raqam se démènera pour subvenir aux besoins de sa famille. Usant de sa capacité à se faire des alliés, il trouvera rapidement logement et travail pour tous les quatre. Peu après, se répand la nouvelle selon laquelle Tandabrar, désormais roi légitime, a convaincu le roi de Naqotar de l'aider à le rétablir dans son bon droit. Raqam rejoindra alors un mouvement de résistance à Eshqi de manière à favoriser la prise d'Olteq par Tandabrar. Après quelques mois, le groupe décide d'agir et parvient à soulever le peuple contre l'usurpateur, qu'ils livrent à Tandabrar. Ce dernier le gardera en vie jusqu'à la célébration de son couronnement en 13 av. GC., où il le sacrifiera publiquement et en personne.

En récompense de sa loyauté, le père de Raqam est libéré et rétablit dans ses titres. Raqam, quant à lui, est subjugué par Tandabrar et rejoint l'armée pour mieux le servir. Son esprit d'initiative et sa capacité à fédérer et commander ses pairs lui permettront de gravir rapidement les échelons.

Carrière militaire

En 11 av. GC, le régiment de Raqam a pour tâche de renforcer le Grand Aigle, une chaîne de montagne bordant l'est du royaume oltéquien. A son arrivée, il décide de faire une mission de reconnaissance avec une douzaine de compagnons afin de mieux connaître le terrain. Ce faisant, ils tombent sur un camp ennemi dont les portes sont ouvertes. A vue de nez, les nagdelans sont une vingtaine. Raqam décide aussitôt de s'emparer du camp, et convainc ses compagnons que l'effet de surprise sera un allié suffisant. De fait, ils parviendront à se rendre maîtres du camp en perdant seulement trois des leurs. Ce coup de force vaut à Raqam une promotion immédiate en tant que chef de patrouille, mais certains présentent déjà les ennuis que cette tête brûlée apportera à son régiment. Les qualités militaires de Raqam ne se démentent pas, et l'année suivante il enlève à l'adversaire un fortin réputé imprenable. Tandabrar en personne ne nomme capitaine du secteur.


En l’an 9 av. GC, un coup d’état soutenu par la classe populaire manque de renverser le royaume d’Ararwan et l’intégrer au royaume oltéquien. Furieux, le roi d’Ararwan fait durement réprimer cette rébellion et accusa les oltéquiens. Profitant de cet incident diplomatique, Tandabrar lève son armée et fait la guerre à Ararwan, soutenu par des rebelles locaux ayant participé au putsch manqué. Raqam, davantage reconnu pour ses capacités offensives que défensives, est muté sur ce front. Il se distingue une fois de plus lors d'une bataille où l'ennemi tient une position derrière une rivière, et n'est accessible que par un pont. Raqam fait secrètement construire des radeaux et, à la nuit tombée, fait traverser la rivière à une centaine d'hommes qu'il mène personnellement. Malheureusement, les sentinelles adverses donnent l'alarme et Raqam reçoit une flèche dans l'épaule. Malgré cela, la confusion entraînée par le débarquement d'une troupe ennemie en pleine nuit sème le chaos dans les positions adverses, ce qui permet au corps principal oltéquien de franchir le pont et de remporter la bataille. Au final, Tandabrar parviendra à conquérir le sud du royaume d'Ararwan.

En l’an 5 av. GC, une rébellion similaire se produit en Naqotar, et conduit à la mort du roi naqotari. Tandabrar réagit en envoyant des forces pour venger la mort de son ancien allié. Mais les naqotaris s'unissent rapidement derrière un nouveau roi et Tandabrar ne peux tirer profit de la guerre civile escomptée. Pire, le royaume d’Ararwan en profite pour déclarer à nouveau la guerre et le royaume oltéquien commence à perdre du terrain. Heureusement, les oltéquiens parviennent à persuader le royaume de Dramëdo, rassemblant les derniers rëgasiens ayant réchappé aux naqotaris, de profiter de l’occasion pour reconquérir Awanuqima. Les naqotaris se retrouvent alors en guerre face aux slaeciens, nagdelans, dramëdiens et oltéquiens et doivent se retirer d’Izurwa : le royaume est sauf.

En l'an 0, le Grand Cataclysme a des conséquences monumentales et immédiates. Frappés de plein fouet par la catastrophe, les royaumes rëgasiens s’effondrent. Quelques mois après, le royaume d’Ararwan se range sous la bannière d’Oltèques, suivie de près de l’alliance de Naqotar. L’Empire de l’éternelle lumière était né. Le royaume de Mehaqimo et le royaume de Dramëdo refusent l’annexion, mais le premier accepte de se considérer comme état vassal, ce qui contente temporairement Tandrabrar. Celui-ci désire d’abord faire plier les dramëdiens, qui, étant majoritairement rëgasiens, sont moins enclins à se joindre à son projet d’un empire unifié. Raqam, alors général, mène une des armées qui envahit le royaume de Dramëdo. La guerre sera longue et coûteuse en hommes. Bien que ses qualités ne se démentent pas, Raqam essuiera quelques défaites mineures, entrecoupées de victoires plus ou moins décisives. En l'an 6 ap. GC la Bataille de la Faux, qui contribuera à donner son nom à la montagne éponyme (La Faux), est sa première défaite majeure. Cette fois, le caractère fonceur de Raqam coûte la vie à plus de vingt-mille impériaux et oblige Tandabrar à signer un armistice. Raqam sera réaffecté à la défense d'Olteq, ce qui représente à ses yeux une disgrâce. Il en profitera pour s'y faire de nombreux alliés haut-placés, et notamment Mahuveq.

En l'an 18, la guerre reprend entre le royaume de Dramëdo et Olteq,

piétine, besoin leader offensif, retour en grâce de Raqam


Accession au trône

En l'an 24 ap. GC, Tandabrar trouve la mort lors d'une bataille contre le royaume de Dramëdo. L'empereur n’ayant pas laissé de successeur derrière lui, l’empire sombre rapidement dans le chaos et aurait fort probablement disparu sans l’intervention de Mahuveq. Profitant du fait que Tandabrar est devenu une figure quasi mythique parmi les oltéquiens, voire même parmi les noqimiens, il affirme qu’il était en réalité l’incarnation d’un dieu désireux de guider son peuple, et que ce dieu, bien qu’immortel, doit se réincarner lorsqu’il perd son enveloppe charnelle. Selon Mahuveq, une cérémonie doit être organisée afin de faciliter le processus de réincarnation. Pour cela, il faut qu’un élu dévore le cœur du défunt et accueille ainsi le dieu en lui. Malheureusement, Tandabrar a déjà été enterré depuis plusieurs semaines lorsque les idées de Mahuveq se répandent. Qui plus est, commet choisir parmi les multiples prétendants au trône impérial le candidat digne de recevoir le dieu ? Pour le premier problème, Mahuveq prétend que le cœur de Tandabrar ne peut se corrompre tant qu’il est habité par le dieu. Par miracle, lorsque le tombeau de Tandabrar est ouvert on découvre que son cœur est en parfait état et ne semble pas du tout avoir été affecté par le processus de décomposition, au contraire du reste du corps. Quant au choix du prétendant, Mahuveq prétend détenir une énigme que seul un être pur inspiré par une déité puisse résoudre. Le peuple et une bonne partie de l’armée, émerveillés par le miracle du cœur de Tandabrar et le charisme de Mahuveq, poussent les candidats au trône à accepter le défi. Se disant qu’ils n’ont rien à perdre à essayer et pourraient de toutes façons prétendre le jugement invalide, les trois principaux prétendants acceptent de relever l’énigme de Mahuveq. Raqam réussit l’énigme et est aussitôt accusé par les autres d’être connivence avec le prophète. Raqam ordonne dés lors qu’ils fussent exécutés. Malheureusement pour eux, la ferveur de leurs soldats leur fait oublier toute ancienne allégeance et ils apportent à l’élu les têtes des deux rebelles. 

Début du règne