Rajau le Concupiscent
Rajau était le Délégué du Peuple de Tebtunis jusqu'à sa mort accidentelle lors de l'incendie de son domicile en 1249 à l'âge de 45 ans.
On se souviendra surtout de lui pour son appétit insatiable pour le sexe, qui l'aurait conduit à dérober des documents de l'université de Tebtunis afin de les monnayer à la Verge blanche en échange des services de leurs prostituées.
On ne peut cependant résumer Rajau à sa concupiscence. En effet, ce personnage était aussi un grand défenseur la démocratie, et ses harangues pour instaurer une démocratie plus juste ont souvent fait vibrer le Conseil des 600. Persuadé que l'ordre en place utilise un leurre démocratique pour gouverner et qu'il faut éduquer davantage le peuple, il refusera à plusieurs reprises de se plier à la volonté du Conseil Restreint. L'apogée de son insubordination est atteinte lorsque Uhelÿkihu décide que la Confédération de Tamascala doit se convertir au culte de l'Imperfectible. Refusant de sacrifier l'intégrité culturelle de Tebtunis pour satisfaire aux exigences d'un accord qui n'a jamais été voulu par le peuple tebtunien, Rajau montera le peuple en ce sens plutôt que de l'inciter à se convertir. Face au mécontentement des gotteriens (et par conséquent de Uhelÿkihu), Tebtunis sera alors placée sous la tutelle d'Äzař d'Illahun, qui ordonnera à Rajau de convaincre le peuple tebtunien de la nécessité d'une conversion pour éviter la guerre. Après un discours d'Äzař au Conseil des 600, Rajau fera une harangue (sa dernière) contre Äzař qu'il qualifie de manipulateur et accuse de vouloir mettre fin à la démocratie tebtunienne. Il décédera une semaine plus tard, ce qui ne manque pas de laisser ses nombreux partisans dubitatifs sur les circonstances exactes de son décès.
A sa mort, Rajau laisse derrière lui son épouse Kalteï. Effacée par le côté tapageur de son mari et souvent honteuse de ses frasques, elle n'en aimait pas moins son mari et se qualifiait de "femme libre". En effet, malgré qu'il ne lui soit pas fidèle, Rajau lui permettait une liberté totale, tant au niveau de ses activités publiques que privées (y compris sexuelles). Ils eurent trois enfants : Lanocimo et Hëoku, les aînés, et Dreki la petite dernière (douze ans à la mort de son père).
Borné, courageux voire inconscient, bordélique, grand amateur de femmes et de contacts sociaux, ce personnage expansif laissera un vide dans la cité du savoir.