Archéen

De Nagdad
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Les archéens sont une sous-espèce humaine qui s'est adaptée aux conditions hivernales pandréatiques. Ils ont l'apparence d'albinos massifs et assez poilus. Contrairement aux autres humains, ils peuvent survivre à des conditions d'ensoleillement quasi nul durant des générations entières.

Adaptations physiologiques

Il est à noter que les archéens ne sont pas toujours soumis à des conditions de faible luminosité et de grand froid. Ils ont donc un potentiel d'adaptation assez impressionnant, mais ne l'expriment que lorsque c'est nécessaire. Cette expression se fait de façon graduelle, et s'étale sur plusieurs générations. La description qui suit traite donc des adaptations observées sur les archéens arrivés aux abords de la mer des lamentations.

Symbiose avec des bactéries chimioautotrophes

Les tissus digestifs des archéens contiennent des archéobactéries symbiotiques chimioautotrophes capables de tirer leur énergie du soufre. Ces symbiotes sont capable d'oxyder des composés soufrés afin de produire des molécules organiques, tels que des sucres, en partie absorbés par leur hôte. Cette symbiose ne leur suffit cependant pas à assurer leur croissance, ni même leur survie pour de longues périodes, mais contribue à leur apport en nutriments en période d'obscurité totale.

Afin de disposer de ces sources en composés soufrés, les archéens sont obligés de vivre auprès de volcans, de sources chaudes ou de sources riches en sulfure d'hydrogène. On suppose que leurs ancêtres ont vécu pendant plusieurs millénaires auprès de sources chaudes à l'est de Pandréa.

De récents travaux de l'Université d'Olteq montrent que cette étrange capacité des archéens à assimiler le soufre tirerait son origine de leur consommation quasi exclusive de chandèrdure durant le Premier Hiver. Ce champignon est en effet associé aux milieux riches en soufre et peut se développer quasiment en absence de matière organique.

Les racistes critiquant les archéens dénoncent leur odeur "abominable", qu'ils assimilent à celle d’œufs pourris. Sans émettre de jugement sur la question, il est vrai que les archéens tendent à dégager une odeur soufrée particulièrement tenace, en particulier lorsqu'ils se nourrissent d'aliments riches en soufre, tels que les alliacées, dont ils raffolent.

Réserves lipidiques

Pouvant rester des mois entiers sans source de nourriture et/ou soumis des températures négatives, les archéens se sont adaptés à ces rudes conditions en optimisant leur capacité à stocker les nutriments sous forme de graisse. De façon similaire aux phoques et aux cétacés, ils stockent des quantités importantes de graisse sous leur épiderme. Celle-ci sert à la fois d'isolant face au froid, de source d'énergie en cas de famine ou d'hivernation, et de combustible pour maintenir leur température corporelle.

Sens modifiés

La vue

Faute de lumière, les archéens ont perdu une partie de l'acuité visuelle de leurs ancêtres, et possèdent de petits yeux rouges. Ils n'apprécient pas non plus la lumière vive, qui tend à leur brûler la rétine. Ils ont cependant une meilleure vue dans la pénombre que la majorité des humains, et sont parfois presque nyctalopes. S'ils ne peuvent voir dans le noir, la lumière de la nède leur suffit en général à se déplacer de nuit sans difficulté.

L'odorat et l'audition

A l'inverse, les archéens ont un sens olfactif très développé. Ils peuvent notamment détecter des sources de soufre ou de matière organique à plusieurs kilomètres de distance. Leur audition est aussi plus développée, et il est presque impossible de les approcher à moins d'une centaine de mètres sans se faire repérer, même sur sol nu.

Thermo-détection

Les archéens sont également capables de détecter des variations infimes de température, et de suivre un gradient de température de manière à atteindre des sources de chaleur telles que des feux, des volcans ou des sources chaudes.

Pilosité

Bien qu'ils ne soient pas recouverts à proprement parler d'une fourrure, les archéens sont néanmoins assez poilus. Leurs poils sont cuivrés, roux ou même rouges, et sont environ deux fois plus denses et plus longs que pour les humains. Ils sont donc fréquemment nus, n'ayant guère de besoin physiologiques pour des vêtements. Ils préfèrent traditionnellement l'usage de parures ornementales telles que des coiffes, des colliers ou des peintures corporelles afin d'indiquer leur rang social.

Pigmentation

Les archéens peu soumis à la lumière du jour ont une peau très peu pigmentée, quasiment blanche. Ils craignent donc hautement la lumière du jour et tendent soit à la fuir (comme le font les issis) ou à s'en protéger à l'aide d'onguents (comme le font les ramkoshis.

Adaptations sociologiques

Hivernation

Historiquement, quand les conditions devenaient vraiment critiques, les archéens se rassemblaient parfois dans des grottes pour hiverner. Les individus les plus robustes restaient éveillés afin de servir de sentinelles et d'entretenir les feux, tandis que les autres s'endormaient les uns contre les autres en ralentissant leur métabolisme.

Polyandrie

Face au peu de disponibilité en ressources alimentaires, les archéens sont très souvent polyandres. En effet, pour qu'un enfant puisse avoir une chance de survie, il est nécessaire que plusieurs mâles subviennent aux besoins de la famille. Les femmes archéennes choisissent donc les compagnons les plus vigoureux, et les hommes se battent pour avoir accès aux harems des femmes les plus fertiles et les plus grasses.

Cannibalisme

Lorsque la nourriture se fait désespérément trop rare ou que la guerre divise les clans, les archéens recourent souvent au cannibalisme. Cette pratique peut paraître infâme, mais elle est souvent nécessaire pour la survie de l'espèce. Les individus ou les clans les plus forts parviennent ainsi à survivre aux famines et à transmettre leur lignée et leurs caractères avantageux. Il arrive aussi qu'au sein des familles, les hommes les plus forts tuent les hommes plus faibles afin d'assurer la survie du reste de la famille.

Les archéens "civilisés", ayant atteint les abords de la mer des lamentations, tendent à mettre fin à ces pratiques. Les ramkoshis font cependant état de peuples plus primitifs, les brukletarhis, à l'est, qu'ils auraient du fuir afin d'éviter d'être cannibalisés jusqu'au dernier. D'après eux, les brukletarhis mesurent jusqu'à 3 mètres et pratiquent intensivement la chasse à l'homme. Il est difficile de déterminer s'il s'agit là de légende ou de faits avérés.

Ethnies

Il existe plusieurs ethnies aux mœurs et morphologies variées, mais toutes ont en commun les caractéristiques décrites ci-dessus.

  • Issi : Pygmées troglodytes. Taille : 1,20m-1,40m
  • Brukletarhi : Race décrite par les ramkoshis, aucune description avérée. Taille : 2,5m-3,0m.