Erebas
| Erebas
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Résumé de la faction
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Le royaume d'Erebas, qui comprenait également la province actuelle de Lerroyo, fut autrefois une cité relativement prospère vivant du commerce de corail et de thé. Elle disposait d'une flotte et d'une armée comptant des cavaliers d'exception. Après des années de rivalité avec Illahun, la flotte erebasienne est définitivement balayée par Illahun en 542. Les illahunois en profitent pour débarquer dans le port d'Erebas à bord de navires capturés lors de la bataille, prenant ainsi les défenseurs par surprise, puis pillent la ville. La cité ne se redressera jamais.
Aussitôt après la chute d'Erebas, Lerroyo déclarera son indépendance, après une centaine d'année sous protectorat erebasien.
Désormais, la population erebasienne vit en petits clans, dispersés dans le maquis et évitant les zones découvertes. En effet, les nobles illahunois aiment à chasser les survivants de ce peuple pour se divertir, mais n'osent point trop s'aventurer en forêt. L'unité des erebasiens ne tient qu'à une seule chose : le devoir de mémoire (Nalkat), voire de vengeance (Zurkat). Les partisans du zurkat -ou zurkatiens- ne font pas l'unanimité, leurs détracteurs leur reprochant d'attirer les foudres d'Illahun sur leur peuple, incapable de s'en prémunir. Les zurkatiens forment alors une sorte de secte supra-clanique agissant indépendamment de l'accord de leurs clans respectifs.

Cette 'secte' est aujourd'hui menée par une femme se faisant appeler « La blanche arbitre ». Elle affirme que chaque erebasien tué doit être vengé, et que les erebasiens n'auront de paix tant qu'ils n'auront razzié Illahun et rétablit la puissance d'Erebas. Profitant de ce que la nalkat a permis -voire même encouragé- la transmission de l'art militaire erebasien, les zurkatiens ont entretenu l'art de la forge et les tactiques militaires erebasiennes. Faute d'effectifs, ils ont également du développer des tactiques de guérilla et de razzia plus adapté à leurs moyens. Depuis l'arrivée de la Blanche arbitre, ils s'enhardissent, et ont déjà fait payer un lourd tribu aux illahunois assez fous que pour s'aventurer sur les terres d'Erebas sans une escorte suffisante. Ils vont même jusqu'à faire des incursions hors de leur province, pillant les villages sous protectorat illahunois et razziant les caravanes marchandes. Pour l'instant, la seule conséquence perceptible est une chute notoire du nombre de « chasses » illahunoises dans le secteur, pour le plus grand bonheur des erebasiens, qui sont de plus en plus nombreux à se tourner vers la zurkat. Cela n'est pas sans inquiéter les chefs de clans plus modérés, qui craignent le courroux d'Illahun et ne rechigneraient pas à lui livrer la Blanche arbitre pieds et mains liés.
Les murailles d'Erebas sont encore relativement bien conservées, bien que la cité soit déserte la plupart de l'année, car cible trop facile pour les autres factions. Quelques fois l'an, elle est toutefois le siège des réunions des chefs de clans. Ceux-ci définissent la date de la prochaine rencontre à chaque réunion et eux seuls sont au courant de cette date. Ainsi, Illahun ne peut profiter de ses espions pour attaquer et piéger les erebasiens. La gestion des ressources naturelles et de la défense est décidée par les chefs lors de leurs fameuses réunions, ce qui apparente le système politique à une oligarchie à l'échelle du pays. Au sein d'une tribu, le patriarche fait loi, et peut être condamné à l'exil si il n'a pas su diriger les siens efficacement.
La nalkat étant partagée par tous les erebasiens, on peut considérer que ce devoir de mémoire, fortement ritualisé, constitue une forme de spiritualité locale. Autrement, les erebasiens sont animistes.