« Chronologie unifiée » : différence entre les versions
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Fichier: | {{Légende|#00d4aa|[[Sloqashis]]}} {{Légende|#ff9955|[[Rëgasiens]]}} {{Légende|#ecececff|[[Issis]]}} | ||
Les [[sloqashis]] et [[issis]] ont survécu à l’hiver en [[Pandréa]] grâce à leurs adaptations physiologiques et sociales. Ils ne sont gère prospères et loin de l'unification. Ils s'épuisent dans des conflits tribaux. | |||
Les [[rëgasiens]], qui migrent depuis [[Alma]] débarquent sur [[Kanassar]]. | |||
Nous sommes avant l'[[Entrechoquement]], et [[Slaecia]] n'est pas encore en contact avec [[Sheubane]] et [[Laestruan]]. Ces deux derniers ne sont cependant pas encore séparés par la [[mer des lamentations]]. On ignore tout des [[slaeciens]] à cette époque. On suppose qu'ils venaient de débarquer au sud de Slaecia depuis [[Zinar]], à moins que Slaecia ne se soit séparée de Zinar en emportant avec lui une partie des zinariens (devenus de facto des slaeciens). | |||
==2100 BGC== | |||
[[Fichier:pandrea_2100_BGC.png|thumb|center|1000px|]] | |||
{{Légende|#00d4aa|[[Sloqashis]]}} {{Légende|#e79d00ff|[[Rëgasiens]]}} {{Légende|#ecececff|[[Issis]]}} | |||
Les [[rëgasiens]], qui ont alors colonisé [[Kanassar]], débarquent près de l'embouchure du plus grand fleuve de [[Sheubane]], où les terres sont fertiles. Ils entrent alors rapidement en conflit avec les [[sloqashis]]. Certains prétendent que ce sont les rëgasiens, qui, horrifiés par les mœurs cannibales et « barbares » des sloqashis, les auraient attaqué en premier. D’autres pensent plutôt que les sloqashis qui, effrayés par ces humains inconnus, auraient tenté de les rejeter à la mer avant même d’entamer des pourparler. Quoi qu’il en soit, jamais les relations entre ces deux peuples ne seront cordiales au Sud de Sheubane, et les rëgasiens finiront par génocider les sloqashis de la région. | |||
Ils débarquent aussi plus au Nord, au sud de [[Zuqima]], le Vieux Pays. Au contraire de leurs compatriotes du Sud, ils auraient cohabité pacifiquement avec les sloqashis et leur auraient appris certaines techniques en échange de leur aide et de terres pour s’installer. | |||
==1800 BGC== | |||
[[Fichier:pandrea_1800_BGC.png|thumb|center|1000px|]] | |||
{{Légende|#00d4aa|[[Sloqashis]]}} {{Légende|#e79d00ff|[[Rëgasiens]]}} {{Légende|#ecececff|[[Issis]]}} {{Légende|#b92508ff|[[Slaeciens]]}} {{Légende|#d4c87eff|[[Noqimiens]]}} | |||
Sur [[Kanassar]], les [[noqimiens]] migrant depuis [[Alma]] ont débarqué et cohabitent plutôt pacifiquement avec les [[rëgasiens]], de culture similaire. L’île est grande et ensoleillée, et les ressources et terres habitables ne manquent pas encore. | |||
Sur [[Pandréa]] en revanche, L'[[Entrechoquement]] vient de se produire, jetant l'effroi parmis les habitants. Le choc initial a été brutal, provoquant un séisme dévastant la surface des deux plaques, ainsi qu'en les faisant tanguer, provoquant inondation et raz-de-marées. La chaîne de montagne marquant la limite Nord de [[Slaecia]] se forme lors de cet événement. Elle marquera toujours la frontière entre les peuples d'origine slaecienne et les peuples d'Alma. | |||
On n’a plus de trace des rëgasiens du Nord à cette époque. Qu’ils soient mort de maladie ou fussent victime d’un revirement d’attitude des [[sloqashis]], massacrés au Sud, ils semblent en tous cas avoir disparu à cette époque. | |||
Les [[rëgasiens]] du Sud ont étendu leur territoire jusqu’à la [[mer des ombres]], aux dépends des sloqashis, et ont fondé quelques royaumes. Le seul digne d'importance est le [[Royaume iakloréen]], qui nait de la peur que l'Entrechoquement et les [[slaeciens]] inspirent aux rëgasiens. Ils se rallient autour d'un roi capable de les protéger. Les sloqashis, qui sont considérés par les rëgasiens comme des monstres cannibales, sont chassés et repoussés dans les montagnes, non sans lourdes pertes. | |||
Les [[slaeciens]], qui migrent vers le Nord depuis Slaecia, entrent en conflit avec les rëgasiens et fondent le [[Royaume de Klaerhamol]] au sud des montagnes. Ils viennent de survivre à une migration dans des conditions extraordinairement rude. S'ils ne sont que peu nombreux, les survivants, menés par un certain [[Klaerhamol]], sont robustes, volontaires et impressionnées par la contrée qu'ils découvrent. Ils s'imagineront longtemps que le [[Pays de la soif]] est représentatif du reste de [[Sheubane]], ce qui contribuera certainement à les maintenir sur Slaecia assez longtemps que pour permettre aux rëgasiens d'organiser leurs défenses. | |||
A l’est, les slaeciens, remontent jusqu’aux régions occupées par les sloqashis et [[issis]], dont ils pillent les territoires et massacrent les habitants. Heureusement pour les populations locales, ils sont encore peu nombreux et ne constituent guère plus que des hordes éparses de quelques milliers d’hommes au maximum. | |||
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[[Fichier:pandrea_1500_BGC.png|thumb|center|1000px|]] | |||
{{Légende|#00d4aa|[[Sloqashis]]}} {{Légende|#e79d00ff|[[Rëgasiens]]}} {{Légende|#ecececff|[[Issis]]}} {{Légende|#b92508ff|[[Slaeciens]]}} {{Légende|#d4c87eff|[[Noqimiens]]}} | |||
A [[Kanassa]], des conflits commencent à éclater, en particulier entre [[noqimiens]] et [[rëgasiens]]. La situation s’envenime rapidement et l’île entière sombre dans la guerre. | |||
Sur Pandréa, les [[sloqashis]] sont irrémédiablement exterminés au sud, où ils ne résistent plus que dans certaines montagnes et forêts. Les [[rëgasiens]] occupent dés lors les plaines fertiles autour des grands lacs. Ils parviennent aussi à progresser en [[Awanuqima]], le Pays des forêts qui chantent. Les [[Issis]] ne sont guère plus heureux que les sloqashis, et sont eux aussi exterminés par les rëgasiens qui leurs disputent leurs terres fertiles, et les [[slaeciens]] qui les chassent des [[monts Hitlar]]. Ils se retrouvent reclus dans les [[monts Noldenis]], où ils commencent à creuser de véritables villes souterraines fortifiées. | |||
Le [[Royaume iakloréen]] a étendu son emprise sur certains royaumes voisins devenus ses vassaux, et constitue dés lors l'[[Empire iakloréen]]. Il est contré au nord par la résistance de tribus montagnardes et à l'est par plusieurs royaumes et cités indépendantes, formant des confédérations plus ou moins durables. Au sud, il repousse sans grande difficulté les [[slaeciens]] et fortifie les passes montagnardes. | |||
Le [[royaume de Klaerhamol]] ne survit pas à la mort de Klaerhamol, et les slaeciens sont divisés en nombreux royaumes dont l'histoire ne semble pas avoir retenu le nom. De nombreux conflits éclatent entre les rëgasiens et les slaeciens, mais les premiers tiennent les seconds en respect et les grands fleuves du sud-est semblent maintenir une fragile frontière entre les deux peuples. | |||
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[[Fichier:pandrea_1200_BGC.png|thumb|center|1000px|]] | |||
{{Légende|#00d4aa|[[Sloqashis]]}} {{Légende|#e79d00ff|[[Rëgasiens]]}} {{Légende|#ecececff|[[Issis]]}} {{Légende|#b92508ff|[[Slaeciens]]}} {{Légende|#d4c87eff|[[Noqimiens]]}} {{Légende|#0000ff|[[Euréens]]}} | |||
Sur [[Kanassa]], les civilisations kanassiennes semblent s’être auto-détruites lors des conflits ayant ravagé l’île pendant plusieurs siècles. Des rescapés [[noqimiens]] fuient l’île avant la fin et se réfugient en [[Zuqima]], le Vieux Pays. Ils y cohabitent pacifiquement avec les sloqashis, comme l’avaient fait les [[rëgasiens]] un demi-millénaire plus tôt. Ils portent avec eux la mémoire des événements survenus sur [[Kanassa]], mais n’en parlent jamais ouvertement. Rapidement, la simple mention de l’île devient un tabou absolu, qui se révélera tenace. Sans trace écrite, le récit des événements sera rapidement oublié et la légende de l’île maudite sera la seule information disponible aux pandréens. | |||
Sur Pandréa, les [[euréens]] migrent depuis le Nord vers [[Kudläämansu]], la Savane des Rivières Impérieuses. Ils ont eux aussi migré depuis [[Alma]], mais ont débarqué plus au nord. Ils y délogent les [[sloqashis]], peu nombreux dans ces savanes, et établissent quelques royaumes à l’abri des chaînes de montagnes. | |||
Les sloqashis n’ont pu repousser les [[rëgasiens]] qui s’établissent en [[Izurwan]], la Plaine Verdoyante. Ils parviennent en revanche à se maintenir dans les forêts et montagnes, d’où ils lancent des raids sanglants sur les colonies rëgasiennes et nourrissent ainsi l’idéologie anti-sloqashie, malgré que des voix commencent à s’élever pour mettre fin au conflit. C’est probablement cette unité face à l’ennemi commun (les sloqashis) qui permettra aux rëgasiens de s’affronter si peu entre eux, et de parvenir à une politique commune favorable à l’émergence de confédérations et empires durables, mais plutôt fermés et racistes. | |||
Les [[ | Les [[slaeciens]], quant à eux, ne parviennent pas à franchir les montagnes qui séparent [[Sheubane]] de [[Slaecia]], malgré la chute de l’[[Empire iakloréen]]. Ils remportent en revanche des succès à l’Est, où ils repoussent les rëgasiens vers le Nord. Peu unis, et souffrant toujours d’une nette infériorité numérique, les slaeciens restent cependant de redoutables guerriers. Le fait que les rëgasiens gardent jalousement leurs frontières et les empêchent d’accéder aux riches plaines du centre cantonne les slaeciens dans une politique de raids et de conquêtes pour subvenir à leurs besoins grandissants. | ||
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[[Fichier: | [[Fichier:pandrea_600_BGC.png|thumb|center|1000px|]] | ||
{{Légende|#00d4aa|[[Sloqashis]]}} {{Légende|#e79d00ff|[[Rëgasiens]]}} {{Légende|#ecececff|[[Issis]]}} {{Légende|#b92508ff|[[Slaeciens]]}} {{Légende|#d4c87eff|[[Noqimiens]]}} {{Légende|#0000ff|[[Euréens]]}} | |||
Au Nord, les [[euréens]] remportent des succès dans les [[Monts sans sommets]] où ils repoussent les [[sloqashis]], exténués par des siècles de combats et fuite. Sans le soutien des [[noqimiens]], ils auraient sans doute déjà disparu de ces montagnes. Les euréens parviennent également à conquérir les îles de la [[Mer venteuse]] et colonisent les [[Iles nikiennes]]. Ils ne peuvent cependant pas progresser au Sud, où les noqimiens (à l'Ouest) et les [[rëgasiens]] (à l'Est) les tiennent fermement en respect. Ils perdent même du terrain en [[Rimta]], ainsi que le contrôle du bras de terre reliant la [[Bäadarlamern]] à Rimta. Ce dernier événement, conjugué à la persistance jusqu'à nos jours des sloqashis à l'ouest de Bäadarlamern, aura un impact considérable sur le développement d'une ethnie euréenne bien distincte et coupée du monde. De même, séparés des noqimiens par les rëgasiens, les sloqashis de Bäadarlamern ne pourront bénéficier de leurs apports technologiques et culturels, et resteront plus primitifs. Ils s’appelleront eux-mêmes [[ardelakis]]. | |||
Les rëgasiens et noqimiens continuent de cohabiter plutôt pacifiquement. A nouveau, on peut évoquer les conflits ethniques de grande envergure mettant en avant des ennemis communs : les euréens (au Nord) et les [[slaeciens]] (au Sud). De plus, les noqimiens ont déjà cohabité avec les rëgasiens sur [[Kanassa]], et ont migré depuis la même région d'[[Alma]]. Leur culture est donc assez proche. De nombreux petits conflits amènent bien quelques tensions entre les deux peuples mais aucune guerre inter-raciale n'existe et de nombreux petits royaumes combinant les deux cultures sont fondés. | |||
Le [[royaume de Mehaqimo]] rassemble les plus anciennes familles noqimiennes en [[Zuqima]]. Ils sont assez nostalgiques d'[[Alma]], et nourrissent l'espoir de rétablir le contact avec leur continent d'origine. Les tempêtes de l'océan ouest les empêchent cependant de vraiment développer une marine. On raconte qu'ils sont néanmoins parvenus à envoyer des navires sur Alma, mais comme ils n'en sont jamais revenus il est difficile de le prouver. | |||
Au Sud, les [[slaeciens]] fondent l'[[Empire Lavenderonien]]. Cet état guerrier, fondé par [[Lavenderon l'intraitable]], persistera durant des siècles. Sa cavalerie redoutable constituera une menace permanente pour les [[alma-pandréens]] du sud. Si les forêts d'[[Awanuqima]] et [[Zalmarima]] suffisent en elles-mêmes pour décourager les attaques des [[lavenderoniens]], les habitants du [[bassin nagdelan]] n'ont pas cette chance. Face à la menace des armées slaeciennes, ils forment la puissante [[confédération nagdelane]]. Celle-ci tient tête aux slaeciens au Sud, et ambitionne de confédérer les autres rëgasiens, notamment par la force. Elle finit par être en guerre avec tous ses voisins. | |||
A l'Est, les slaeciens sont encore et toujours bloqués par les grands fleuves de [[Vunkan]], farouchement défendus par de valeureux royaumes rëgasiens dont l'histoire n'a pas retenu le nom. Les slaeciens finissent toutefois par prendre pied dans les [[Monts Hitlar]]. Leurs problèmes démographiques, aggravés par leurs raids constants et la rudesse de leur territoire, ne leur permettent cependant toujours pas de constituer de véritables royaumes. | |||
Les [[Issis]] sont parvenus à se faire oublier, mais leur civilisation parvient à se développer de façon inattedue sous terre. Leur réseau de galeries est en passe de relier les [[Monts Noldenis]] aux Monts Hitlar. | |||
==300 BGC== | |||
[[Fichier:pandrea_300_BGC.png|thumb|center|1000px|]] | |||
{{Légende|#00d4aa|[[Sloqashis]]}} {{Légende|#e79d00ff|[[Rëgasiens]]}} {{Légende|#ecececff|[[Issis]]}} {{Légende|#b92508ff|[[Slaeciens]]}} {{Légende|#d4c87eff|[[Noqimiens]]}} {{Légende|#0000ff|[[Euréens]]}} | {{Légende|#00d4aa|[[Sloqashis]]}} {{Légende|#e79d00ff|[[Rëgasiens]]}} {{Légende|#ecececff|[[Issis]]}} {{Légende|#b92508ff|[[Slaeciens]]}} {{Légende|#d4c87eff|[[Noqimiens]]}} {{Légende|#0000ff|[[Euréens]]}} | ||
Au Nord-Ouest, les [[euréens]] ont franchi les grands fleuves de Rikkreää et repoussé les [[noqimiens]] vers le [[royaume de Mehaqimo]]. Dans les [[monts sans sommets]], les derniers [[sloqashis]] sont définitivement éradiqués, et les noqimiens refluent vers le [[royaume d'Ararwan]]. Ce dernier fédère noqimiens et [[rëgasiens]], unis contre la menace euréenne. A l'est de [[Kudläämansu]], les rëgasiens s'unissent pour repousser les euréens. Ils contribueront ainsi à renforcer l'isolement des euréens de [[Bäadarlamern]], et prépareront le terrain pour l'émergence de l'[[empire thragyptien]]. En Bäadarlamern, les [[ardelakis]] tiennent farouchement leur terrain et mènent la vie dure aux euréens qui le leur rendent bien. Ces derniers progressent bien au Sud, où ils atteignent le [[bassin nagdelan]]. Peu ou mal unifiés, ils sont arrêtés par les rëgasiens qui ont su former des états puissants et durables. Au Nord-Est, les euréens ont fini de coloniser les [[îles nikiennes]]. | |||
Le [[Royaume de Mehaqimo]] ne s'est guère étendu. Ses habitants étant peu désireux de s'éloigner de la mer, il ne s'étend pas au delà des fleuves qui le bordent à l'est. En revanche, il a colonisé les îles du grand lac et l'île maritime à l'ouest de ses côtes, où il fait construire un grand port. | |||
Cette période voit un basculement global des relations entre rëgasiens et noqimiens, auparavant pacifiques. Le point de basculement est la constitution de l'[[Alliance de Naqotar]] en -327. Se présentant comme les libérateurs des [[sloquashis]] survivants des massacres perpétrés par les rëgasiens, les noqimiens de [[Naqotar]] s'allient officiellement à eux, repoussent les rëgasiens au Sud et entament même des conquêtes. Face à cette menace, empirée par les invasions [[slaeciennes]] de l'[[Empire Lavenderonien]], les rëgasiens n'ont d'autre choix que de se confédérer. Ils forment alors la [[Confédération de Maqachimo]] en -324 et repoussent l'alliance naqotarienne dans les montagnes. | |||
Ces événements suscitent évidemment de fortes tensions ethniques entre rëgasiens et noqimiens, qui s'affrontent ouvertement pour la première fois. Le racisme monte en [[Izurwan]] où les noqimiens accusent les rëgasiens de génocides, tandis que ces derniers les traitent de dégénérés copulant avec les monstres des montagnes que sont à leurs yeux les sloqashis. Étant les premiers arrivés en [[Pandréa]], les rëgasiens s'arrogeaient bien souvent les meilleurs postes et certains privilèges. Ils prétextaient qu'ils étaient chez eux et accordaient déjà une concession de taille en autorisant les noqimiens à partager leurs terres. Cette situation est exacerbée par les récents événements, ce qui amplifie le ressentiment des noqimiens à cet égard. | |||
En -315 à [[Oltèques]], sentant le vent tourner, les noqimiens, avec le soutien de l'alliance de Naqotar, organisent une révolte génocidaire qui se solde par le massacre des rëgasiens de la région. Le meneur du massacre, [[Iqatai le Boucher]], s'autoproclame roi d'Oltèques (où [[Olteq]]) et fonde le [[royaume oltèquien]]. C'est un coup fatal pour les relations entre les deux ethnies sœurs, et le début d'une guerre ethnique généralisée à l'échelle de [[Sheubane]]. | |||
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Le [[royaume d'Ararwan]] est le seul état à encore rassembler rëgasiens et noqimiens. Les premiers, historiquement largement majoritaires, sont désormais presque isolés. En effet, les rëgasiens ont été presque totalement évincés d'Izurwan. La menace toute proche des euréens soude encore quelque | |||
peu les deux ethnies, mais l'équilibre est fragile. | |||
Pour ne rien arranger, le [[royaume de Tloxcolt]] fait la guerre aux noqimiens d'Izurwan par l'intermédiaire des rëgasiens locaux. Soucieux de préserver ses frontières, le royaume oltèquien opte pour la même stratégie et soutien les noqimiens. Ces derniers souhaitent également le soutien du royaume d'Ararwan, qui, majoritairement rëgasien, s'y refuse et demeure neutre. | |||
Il n'est pas non plus impossible que la [[confédération nagdelane]] ait elle -aussi soutenu les rëgasiens. Cependant, l'absence de conflit ouvert durable dans les montagnes séparant la confédération du royaume oltèquien tend à indiquer l'inverse. Il est vrai que ces deux états avaient déjà fort à faire. Le royaume oltéquien devait faire face à la confédération de Maqachimo et à l'empire lavenderonien au sud, tout en soutenant les noqimiens à l'Est. Pour sa part, la confédération nagdelane était à la fois en guerre au Nord (contre le royaume de Tloxcolt et les euréens) et au Sud (contre l'empire lavenderonien) et à l'Est (contre le [[royaume de Rëmma]]). | |||
Toujours est-il que les conflits génocidaires de la première moitié du 4e siècle av. GC furent très meurtriers et eurent des conséquences déterminantes et durables sur les relations entre noqimiens et rëgasiens. On les regroupe sous le nom de [[Guerres fratricides ]]. | |||
Le [[royaume de | Pour ce qui est des rëgasiens de l'Est, le 4e siècle av. GC voit l'émergence de quatre états dont l'Histoire a retenu le nom. Le [[royaume gÿnasien]] unifie progressivement les rëgasiens du Nord-Est, en particulier sur fond de menace euréenne. Le [[royaume de Rëmma]] doit faire face aux poussées des euréens et de la confédération nagdelane. Le [[royaume de la mer des ombres]] est un des rares royaumes qui n'est pas en guerre contre ses voisins, et profite de sa situation pour développer une économie florissante. L'[[alliance de la Marche]] doit au contraire faire face aux invasions slaeciennes venant du Sud. Ces derniers ont été évincés de [[Vunkan]], et ne semblent se maintenir qu'en [[Slaecia]], exception faite de l'empire lavenderonien. Cette victoire des rëgasiens en Vunkan semble être due à une vague d'épidémies et de famines ayant décimé les slaeciens, déjà affaiblis par leurs luttes permanentes et la pauvreté de cette terre. | ||
Les issis, étant parvenus à relier les [[monts Noldenis]] et les [[monts Hitlar]] par leur réseau de tunnels frappe sans prévenir, prenant de cours les rëgasiens. Elle forme ensuite la [[confédération issite]], et obtient une paix temporaire entre les deux peuples, épuisés par ces guerres. | |||
[[ | |||
L'[[empire lavenderonien]] peine à s'étendre et souffre de conflits avec des voisins unifiés sur la plupart de ses frontières. Il parvient a établir des traités de paix avec les [[slaeciens]] au Sud, ce soulage une partie de la pression. Son territoire étant majoritairement composé de [[Noqwan]], la Plaine de la soif, il ne jouit pas de ressources démographiques suffisantes à ses conquêtes. De plus, sa cavalerie excelle certes à Noqwan, mais pas dans les forêts du Nord où elle succombe facilement à des embuscades. Elle est donc principalement utilisée face à la confédération nagdelane, qui apprend à utiliser des formations de lanciers pour la contrer. | |||
==0 BGC== | |||
[[Fichier:pandrea_0_BGC.png|thumb|center|1000px|]] | |||
{{Légende|#00d4aa|[[Sloqashis]]}} {{Légende|#e79d00ff|[[Rëgasiens]]}} {{Légende|#ecececff|[[Issis]]}} {{Légende|#b92508ff|[[Slaeciens]]}} {{Légende|#d4c87eff|[[Noqimiens]]}} {{Légende|#0000ff|[[Euréens]]}} | |||
Au Nord, les [[euréens]] sont définitivement sédentarisés. [[Rikkreää]] et [[Kudläämansu]] sont unifiés sous formes de royaumes, mais ceux-ci sont trop peu durables et documentés que pour figurer dans ces chroniques. Seuls les royaumes de [[royaume de Tagukara|Tagukara]] et le [[royaume de Kheterro|Kheterro]] se maintiendront plusieurs siècles. Les [[Monts sans sommets]], en revanche, sont toujours peuplés par des tribus peu unifiées. | |||
Les euréens ont aussi fondé le [[royaume de Skielmi]] en [[Bäadarlamern]], lequel conquiert une des [[îles nikiennes]]. Sa flotte est en compétition avec celle du royaume de Kheterro, du [[royaume d’Arhan]] et de la [[confédération rëmaa-gÿnasienne]] dans la [[mer venteuse]]. Le reste de Bäadarlamern n’est guère unifié, suite aux guerres qui font rage entre euréens, [[ardelakis]] et [[rëgasiens]]. | |||
Le [[royaume de Rimta]], principalement rëgasien, tient tête aux euréens ainsi qu’aux visées expansionnistes du [[royaume d’Ararwan]]. Les montagnes qui le bordent constituent autant de défenses naturelles qui permettront au petit royaume de tenir sur la durée. Les rëgasiens, pas encore unifiés durablement, ont repoussé les euréens le long du bras de mer entre Kudläämansu et Bäadarlamern. Ce seront les futurs [[thragyptiens]]. | |||
Le [[royaume de Mehaqimo]] tient globalement bon face aux invasions euréennes, mais de nombreuses incursions ravagent le pays. Il perd le contrôle des îles de la mer intérieure, qui forment une confédération indépendante après s’être approprié tous les navires de la flotte. Il est en revanche toujours en paix avec ses voisins du Sud et de l’Est, trop affairés à leurs propres guerres que pour risquer de devoir gérer un front supplémentaire. De plus, il a pu gagner quelques terres en [[Izurwan]] en fédérant ses habitants, le tout sans occasionner de lourdes pertes humaines. | |||
Le [[royaume d’Ararwan]], rassemblant toujours rëgasiens et [[noqimiens]], se maintient et fait la guerre à tous ses voisins, notamment le gigantesque [[empire de Nagdad]], superpuissance du moment. | |||
Le [[royaume oltéquien]] est la grande puissance d’[[Izurwan]]. Il sut profiter des tensions entre rëgasiens et noqimiens pour fédérer les peuples du nord d’Izurwan (quasi exlusivement noqimiens) en leur garantissant protection. Après avoir vaincu la [[confédération de Maqachimo]], le royaume de Naqotar affirma que les terres conquises lui revenaient de droit, car il avait contribué bien plus largement à la victoire que les oltéquiens. Or, le traité d’alliance entre les deux peuples parlait d’une division égale du « butin ». Les [[naqotaris]] acceptèrent de leur laisser les terres faisant partie d’Izurwan, et conservèrent [[Awanuqima]]. Se faisant, les otéquiens étaient privés de toute possibilité d’extension vers le Sud. Cela les ennuyait d’autant plus que l’[[empire Lavenderonien]], qu’ils avaient eux-même contribué à abattre, venait de s’effondrer, laissant un vide politique en [[Noqwan]] que les oltéquiens désiraient exploiter. Jusqu’à l’arrivé de Tandabrar au pouvoir en l’an 13 av. GC, le royaume oltéquien n’était finalement en guerre que contre l’empire de Nagdad. Cependant, Tandabrar avait le grand projet d’unifier les [[Zuqima]], [[Izurwan]], [[Naqotar]] et [[Awanuqima]]. Il affirmait que les dieux eux-mêmes lui avaient envoyé la vision d’un empire unifiant tous ces peuples. Tandabrar fit usage d’une stratégie mélant propagande et manière forte. Il envoyait de nombreux émissaires vanter les mérites de la civilisation oltéquienne, l’interêt de s’unir face aux menaces nagdelanes et euréennes et slaeciennes, la puissance de l’armée oltéquienne et le soutien évident des dieux à cette cause. Si certaines populations furent séduites par ce discours, ce n’était pas au goût des dirigeants des factions visées. En l’an 9 av. GC, un coup d’état soutenu par la classe populaire (et secrètement par Tandabrar) faillit renverser le royaume d’Ararwan et l’intégrer au royaume oltéquien. Furieux, le roi d’Ararwan fit durement réprimer cette rébellion et accusa les oltéquiens. Profitant de cet incident diplomatique, Tandabrar leva son armée et fit la guerre à Ararwan, soutenu par des rebelles locaux ayant participé au putsch manqué. Il parviendra à conquérir le sud du royaume adverse. En l’an 5 av. GC, une rébellion similaire se produit en Naqotar, avec le même résultat. Tandabrar réagit en envoyant des forces soutenir la rébellion. Cette fois, elles agissent sous couvert des uniformes de la rébellion afin d’éviter d’ouvrir un front supplémentaire. Mais les dirigeants naqotaris ne sont pas dupes, et finissent par déclarer la guerre au royaume oltéquien qui se retrouve dés lors en fâcheuse posture et commence à perdre du terrain. Heureusement pour lui, ses ambassades parviennent à persuader le [[royaume de Dramëdo]], rassemblant les derniers rëgasiens ayant réchappé aux naqotaris, de profiter de l’occasion pour reconquérir Awanuqima. Les naqotaris se retrouvent alors en guerre face aux slaeciens, nagdelans, dramëdiens et oltéquiens et doivent se retirer d’Izurwan. Le plan de Tandabrar est d’opérer une jonction entre les forces dramëdiennes et oltéquiennes au sud de Naqotar, de façon à isoler le sud de l’Alliance de Naqotar et la conquérir facilement. | |||
L’[[empire de Nagdad]], pour sa part, est à son apogée. Il a annexé le [[royaume de Tloxcolt]], vaincu l’empire lavenderonien et s’étend à cheval sur le [[bassin nagdelan]], [[Zalmarima]], [[Noqwan]] et [[Vunkan]]. Il compte cependant un grand nombre d’adversaires, ceux de l’Ouest ayant déjà été cités. Au Nord, il balaye les euréens et tente de massacrer les ardelakis, considérés comme des monstres dans l’imaginaire nagdelan. Le [[royaume d’Arhan]] ne pèse pas bien lourd, mais il fédère des euréens et des rëgasiens et sa flotte est puissante. Il est de plus allié à la [[confédération rëmma-gynasienne]]. Celle-ci s’est formée suite à l’extension de l’empire de Nagdad, et ses armées tiennent têtes aux légions impériales. La [[confédération issite]] tient ses positions dans les montagnes, et ne cherche qu’à les défendre. | |||
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Au Sud, une autre puissance vient de se lever : l’[[empire urierinéen]], fondé par [[Urierin le Fulgurant]] en l’an 109 av. GC. Urierin est parvenu, comme [[Lavenderon l'Intraitable]], à faire usage de la cavalerie slaecienne pour conquérir rapidement un vaste territoire. En l’espace de 13 ans, il réussit l’exploit d’unifier tous les [[slaeciens]] à l’exception de ceux de Noqwan, et balaye l’[[Alliance de la Marche]], le [[Royaume de la mer des ombres]] et les rëgasiens de Vunkan. Il doit s’arrêter face aux montagnes qui protègent Noqwan et les issis, ainsi que sur les grands fleuves où sa cavalerie peut être tenue en échec. Urierin est convaincu que son fils cadet, [[Kerghan le Salace]], est le plus à même de maintenir son empire. Soucieux d’éviter une guerre de succession, il fait assassiner ses autres fils et ses généraux les plus ambitieux peu avant sa mort (an 88 av. GC). Désormais fils unique, Kerghan usera de son intelligence pour consolider l’empire de son père et préparer son éventuelle extension. Des régiments d’infanterie sont formés en soutien à la cavalerie, et des réseaux de forts sont établis le long des frontières et axes importants. Comprenant l’intérêt de la démarche de son père pour assurer une succession sans encombre, mais peu désireux de faire tuer ses propres enfants, il cédera le pouvoir alors qu’il est encore âgé que de 45 ans. Son fils aîné, Rohaolan, âgé de 26 ans lui succède donc. Il veillera ainsi encore près de 40 ans sur son empire à travers son fils, puis son petit fils. | |||
==1249== | |||
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Fichier:Carte politique 1249.png|thumb|center|1000px| | |||
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Version du 4 janvier 2017 à 12:31
Dates
| Mer des Lamentations et sud-est | Empire de l'éternelle lumière | Nord | Péninsule des marécages et mer venteuse | Contrées lointaines |
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- 1249 : année présente
Cartes
2400 BGC

Les sloqashis et issis ont survécu à l’hiver en Pandréa grâce à leurs adaptations physiologiques et sociales. Ils ne sont gère prospères et loin de l'unification. Ils s'épuisent dans des conflits tribaux. Les rëgasiens, qui migrent depuis Alma débarquent sur Kanassar. Nous sommes avant l'Entrechoquement, et Slaecia n'est pas encore en contact avec Sheubane et Laestruan. Ces deux derniers ne sont cependant pas encore séparés par la mer des lamentations. On ignore tout des slaeciens à cette époque. On suppose qu'ils venaient de débarquer au sud de Slaecia depuis Zinar, à moins que Slaecia ne se soit séparée de Zinar en emportant avec lui une partie des zinariens (devenus de facto des slaeciens).
2100 BGC

Les rëgasiens, qui ont alors colonisé Kanassar, débarquent près de l'embouchure du plus grand fleuve de Sheubane, où les terres sont fertiles. Ils entrent alors rapidement en conflit avec les sloqashis. Certains prétendent que ce sont les rëgasiens, qui, horrifiés par les mœurs cannibales et « barbares » des sloqashis, les auraient attaqué en premier. D’autres pensent plutôt que les sloqashis qui, effrayés par ces humains inconnus, auraient tenté de les rejeter à la mer avant même d’entamer des pourparler. Quoi qu’il en soit, jamais les relations entre ces deux peuples ne seront cordiales au Sud de Sheubane, et les rëgasiens finiront par génocider les sloqashis de la région. Ils débarquent aussi plus au Nord, au sud de Zuqima, le Vieux Pays. Au contraire de leurs compatriotes du Sud, ils auraient cohabité pacifiquement avec les sloqashis et leur auraient appris certaines techniques en échange de leur aide et de terres pour s’installer.
1800 BGC

Sur Kanassar, les noqimiens migrant depuis Alma ont débarqué et cohabitent plutôt pacifiquement avec les rëgasiens, de culture similaire. L’île est grande et ensoleillée, et les ressources et terres habitables ne manquent pas encore. Sur Pandréa en revanche, L'Entrechoquement vient de se produire, jetant l'effroi parmis les habitants. Le choc initial a été brutal, provoquant un séisme dévastant la surface des deux plaques, ainsi qu'en les faisant tanguer, provoquant inondation et raz-de-marées. La chaîne de montagne marquant la limite Nord de Slaecia se forme lors de cet événement. Elle marquera toujours la frontière entre les peuples d'origine slaecienne et les peuples d'Alma. On n’a plus de trace des rëgasiens du Nord à cette époque. Qu’ils soient mort de maladie ou fussent victime d’un revirement d’attitude des sloqashis, massacrés au Sud, ils semblent en tous cas avoir disparu à cette époque. Les rëgasiens du Sud ont étendu leur territoire jusqu’à la mer des ombres, aux dépends des sloqashis, et ont fondé quelques royaumes. Le seul digne d'importance est le Royaume iakloréen, qui nait de la peur que l'Entrechoquement et les slaeciens inspirent aux rëgasiens. Ils se rallient autour d'un roi capable de les protéger. Les sloqashis, qui sont considérés par les rëgasiens comme des monstres cannibales, sont chassés et repoussés dans les montagnes, non sans lourdes pertes. Les slaeciens, qui migrent vers le Nord depuis Slaecia, entrent en conflit avec les rëgasiens et fondent le Royaume de Klaerhamol au sud des montagnes. Ils viennent de survivre à une migration dans des conditions extraordinairement rude. S'ils ne sont que peu nombreux, les survivants, menés par un certain Klaerhamol, sont robustes, volontaires et impressionnées par la contrée qu'ils découvrent. Ils s'imagineront longtemps que le Pays de la soif est représentatif du reste de Sheubane, ce qui contribuera certainement à les maintenir sur Slaecia assez longtemps que pour permettre aux rëgasiens d'organiser leurs défenses. A l’est, les slaeciens, remontent jusqu’aux régions occupées par les sloqashis et issis, dont ils pillent les territoires et massacrent les habitants. Heureusement pour les populations locales, ils sont encore peu nombreux et ne constituent guère plus que des hordes éparses de quelques milliers d’hommes au maximum.
1500 BGC

A Kanassa, des conflits commencent à éclater, en particulier entre noqimiens et rëgasiens. La situation s’envenime rapidement et l’île entière sombre dans la guerre. Sur Pandréa, les sloqashis sont irrémédiablement exterminés au sud, où ils ne résistent plus que dans certaines montagnes et forêts. Les rëgasiens occupent dés lors les plaines fertiles autour des grands lacs. Ils parviennent aussi à progresser en Awanuqima, le Pays des forêts qui chantent. Les Issis ne sont guère plus heureux que les sloqashis, et sont eux aussi exterminés par les rëgasiens qui leurs disputent leurs terres fertiles, et les slaeciens qui les chassent des monts Hitlar. Ils se retrouvent reclus dans les monts Noldenis, où ils commencent à creuser de véritables villes souterraines fortifiées. Le Royaume iakloréen a étendu son emprise sur certains royaumes voisins devenus ses vassaux, et constitue dés lors l'Empire iakloréen. Il est contré au nord par la résistance de tribus montagnardes et à l'est par plusieurs royaumes et cités indépendantes, formant des confédérations plus ou moins durables. Au sud, il repousse sans grande difficulté les slaeciens et fortifie les passes montagnardes. Le royaume de Klaerhamol ne survit pas à la mort de Klaerhamol, et les slaeciens sont divisés en nombreux royaumes dont l'histoire ne semble pas avoir retenu le nom. De nombreux conflits éclatent entre les rëgasiens et les slaeciens, mais les premiers tiennent les seconds en respect et les grands fleuves du sud-est semblent maintenir une fragile frontière entre les deux peuples.
1200 BGC

Sur Kanassa, les civilisations kanassiennes semblent s’être auto-détruites lors des conflits ayant ravagé l’île pendant plusieurs siècles. Des rescapés noqimiens fuient l’île avant la fin et se réfugient en Zuqima, le Vieux Pays. Ils y cohabitent pacifiquement avec les sloqashis, comme l’avaient fait les rëgasiens un demi-millénaire plus tôt. Ils portent avec eux la mémoire des événements survenus sur Kanassa, mais n’en parlent jamais ouvertement. Rapidement, la simple mention de l’île devient un tabou absolu, qui se révélera tenace. Sans trace écrite, le récit des événements sera rapidement oublié et la légende de l’île maudite sera la seule information disponible aux pandréens. Sur Pandréa, les euréens migrent depuis le Nord vers Kudläämansu, la Savane des Rivières Impérieuses. Ils ont eux aussi migré depuis Alma, mais ont débarqué plus au nord. Ils y délogent les sloqashis, peu nombreux dans ces savanes, et établissent quelques royaumes à l’abri des chaînes de montagnes. Les sloqashis n’ont pu repousser les rëgasiens qui s’établissent en Izurwan, la Plaine Verdoyante. Ils parviennent en revanche à se maintenir dans les forêts et montagnes, d’où ils lancent des raids sanglants sur les colonies rëgasiennes et nourrissent ainsi l’idéologie anti-sloqashie, malgré que des voix commencent à s’élever pour mettre fin au conflit. C’est probablement cette unité face à l’ennemi commun (les sloqashis) qui permettra aux rëgasiens de s’affronter si peu entre eux, et de parvenir à une politique commune favorable à l’émergence de confédérations et empires durables, mais plutôt fermés et racistes. Les slaeciens, quant à eux, ne parviennent pas à franchir les montagnes qui séparent Sheubane de Slaecia, malgré la chute de l’Empire iakloréen. Ils remportent en revanche des succès à l’Est, où ils repoussent les rëgasiens vers le Nord. Peu unis, et souffrant toujours d’une nette infériorité numérique, les slaeciens restent cependant de redoutables guerriers. Le fait que les rëgasiens gardent jalousement leurs frontières et les empêchent d’accéder aux riches plaines du centre cantonne les slaeciens dans une politique de raids et de conquêtes pour subvenir à leurs besoins grandissants.
900 BGC

Au Nord, une seconde vague d'euréens descend jusqu'en Rikkreää, le Pays des tempêtes, et délogent les sloqashis qui se réfugient dans les Monts sans sommets ou plus au Sud, parmi les noqimiens de Zuqima et de Naqotar. Les noqimiens,sentant la menace, fortifient les grands fleuves de Rikkreää pour contenir les euréens. Malgré des affrontements féroces, les euréens sont tenus en respect. Les sloqashis des Monts sans sommets tiennent eux aussi farouchement les cols et empêchent tout contact entre les euréens de Rikkreää et de Kudläämansu. Les euréens parviennent cependant à dominer l’entièreté de Kudläämansu, et pénètrent en Bäadarlamern, la Péninsule des marécages. Ils y repoussent les sloqashis, les forçant à se réfugier dans les collines et sur les îles de la Mer venteuse. L'avance des euréens est en revanche stoppée par les rëgasiens, qui établissent une muraille tout le long de la lisière sud des Monts sans sommets. Noqimiens et rëgasiens mêlent désormais leurs population. Malgré des vues divergentes concernant les sloqashis (les premiers les protègent tandis que les seconds les craignent et les chassent), la menace commune que représente les euréens permet le développement d'une civilisation commune florissante en Izurwan. Au Sud, les rëgasiens font face à une invasion [slaecienne]] d'envergure. Ayant depuis peu domestiqué les chevaux, les slaeciens contournent les montagnes du sud par l'Est, débordent les défenses rëgasiennes et ravagent Noqwan. Épouvantés par ces montures inconnues et incapables de faire face à ces mouvements de troupe rapides, les rëgasiens fuient en masse et désertent totalement la plaine, fortifiant les rivières de façon à contenir l'avancée slaecienne. Au Sud-Est, les slaeciens sont moins efficaces, et peinent à franchir les grands fleuves. De nombreuses invasions ravagent certes les cités rëgasiennes, mais aucun royaume slaecien n'est fondé au Nord des grands fleuves de Vunkan. Les issis, pour leur part, vivent toujours reclus dans les Monts Noldenis, où leurs cités souterraines deviennent impressionnantes.
600 BGC

Au Nord, les euréens remportent des succès dans les Monts sans sommets où ils repoussent les sloqashis, exténués par des siècles de combats et fuite. Sans le soutien des noqimiens, ils auraient sans doute déjà disparu de ces montagnes. Les euréens parviennent également à conquérir les îles de la Mer venteuse et colonisent les Iles nikiennes. Ils ne peuvent cependant pas progresser au Sud, où les noqimiens (à l'Ouest) et les rëgasiens (à l'Est) les tiennent fermement en respect. Ils perdent même du terrain en Rimta, ainsi que le contrôle du bras de terre reliant la Bäadarlamern à Rimta. Ce dernier événement, conjugué à la persistance jusqu'à nos jours des sloqashis à l'ouest de Bäadarlamern, aura un impact considérable sur le développement d'une ethnie euréenne bien distincte et coupée du monde. De même, séparés des noqimiens par les rëgasiens, les sloqashis de Bäadarlamern ne pourront bénéficier de leurs apports technologiques et culturels, et resteront plus primitifs. Ils s’appelleront eux-mêmes ardelakis. Les rëgasiens et noqimiens continuent de cohabiter plutôt pacifiquement. A nouveau, on peut évoquer les conflits ethniques de grande envergure mettant en avant des ennemis communs : les euréens (au Nord) et les slaeciens (au Sud). De plus, les noqimiens ont déjà cohabité avec les rëgasiens sur Kanassa, et ont migré depuis la même région d'Alma. Leur culture est donc assez proche. De nombreux petits conflits amènent bien quelques tensions entre les deux peuples mais aucune guerre inter-raciale n'existe et de nombreux petits royaumes combinant les deux cultures sont fondés. Le royaume de Mehaqimo rassemble les plus anciennes familles noqimiennes en Zuqima. Ils sont assez nostalgiques d'Alma, et nourrissent l'espoir de rétablir le contact avec leur continent d'origine. Les tempêtes de l'océan ouest les empêchent cependant de vraiment développer une marine. On raconte qu'ils sont néanmoins parvenus à envoyer des navires sur Alma, mais comme ils n'en sont jamais revenus il est difficile de le prouver. Au Sud, les slaeciens fondent l'Empire Lavenderonien. Cet état guerrier, fondé par Lavenderon l'intraitable, persistera durant des siècles. Sa cavalerie redoutable constituera une menace permanente pour les alma-pandréens du sud. Si les forêts d'Awanuqima et Zalmarima suffisent en elles-mêmes pour décourager les attaques des lavenderoniens, les habitants du bassin nagdelan n'ont pas cette chance. Face à la menace des armées slaeciennes, ils forment la puissante confédération nagdelane. Celle-ci tient tête aux slaeciens au Sud, et ambitionne de confédérer les autres rëgasiens, notamment par la force. Elle finit par être en guerre avec tous ses voisins. A l'Est, les slaeciens sont encore et toujours bloqués par les grands fleuves de Vunkan, farouchement défendus par de valeureux royaumes rëgasiens dont l'histoire n'a pas retenu le nom. Les slaeciens finissent toutefois par prendre pied dans les Monts Hitlar. Leurs problèmes démographiques, aggravés par leurs raids constants et la rudesse de leur territoire, ne leur permettent cependant toujours pas de constituer de véritables royaumes. Les Issis sont parvenus à se faire oublier, mais leur civilisation parvient à se développer de façon inattedue sous terre. Leur réseau de galeries est en passe de relier les Monts Noldenis aux Monts Hitlar.
300 BGC

Au Nord-Ouest, les euréens ont franchi les grands fleuves de Rikkreää et repoussé les noqimiens vers le royaume de Mehaqimo. Dans les monts sans sommets, les derniers sloqashis sont définitivement éradiqués, et les noqimiens refluent vers le royaume d'Ararwan. Ce dernier fédère noqimiens et rëgasiens, unis contre la menace euréenne. A l'est de Kudläämansu, les rëgasiens s'unissent pour repousser les euréens. Ils contribueront ainsi à renforcer l'isolement des euréens de Bäadarlamern, et prépareront le terrain pour l'émergence de l'empire thragyptien. En Bäadarlamern, les ardelakis tiennent farouchement leur terrain et mènent la vie dure aux euréens qui le leur rendent bien. Ces derniers progressent bien au Sud, où ils atteignent le bassin nagdelan. Peu ou mal unifiés, ils sont arrêtés par les rëgasiens qui ont su former des états puissants et durables. Au Nord-Est, les euréens ont fini de coloniser les îles nikiennes. Le Royaume de Mehaqimo ne s'est guère étendu. Ses habitants étant peu désireux de s'éloigner de la mer, il ne s'étend pas au delà des fleuves qui le bordent à l'est. En revanche, il a colonisé les îles du grand lac et l'île maritime à l'ouest de ses côtes, où il fait construire un grand port. Cette période voit un basculement global des relations entre rëgasiens et noqimiens, auparavant pacifiques. Le point de basculement est la constitution de l'Alliance de Naqotar en -327. Se présentant comme les libérateurs des sloquashis survivants des massacres perpétrés par les rëgasiens, les noqimiens de Naqotar s'allient officiellement à eux, repoussent les rëgasiens au Sud et entament même des conquêtes. Face à cette menace, empirée par les invasions slaeciennes de l'Empire Lavenderonien, les rëgasiens n'ont d'autre choix que de se confédérer. Ils forment alors la Confédération de Maqachimo en -324 et repoussent l'alliance naqotarienne dans les montagnes. Ces événements suscitent évidemment de fortes tensions ethniques entre rëgasiens et noqimiens, qui s'affrontent ouvertement pour la première fois. Le racisme monte en Izurwan où les noqimiens accusent les rëgasiens de génocides, tandis que ces derniers les traitent de dégénérés copulant avec les monstres des montagnes que sont à leurs yeux les sloqashis. Étant les premiers arrivés en Pandréa, les rëgasiens s'arrogeaient bien souvent les meilleurs postes et certains privilèges. Ils prétextaient qu'ils étaient chez eux et accordaient déjà une concession de taille en autorisant les noqimiens à partager leurs terres. Cette situation est exacerbée par les récents événements, ce qui amplifie le ressentiment des noqimiens à cet égard. En -315 à Oltèques, sentant le vent tourner, les noqimiens, avec le soutien de l'alliance de Naqotar, organisent une révolte génocidaire qui se solde par le massacre des rëgasiens de la région. Le meneur du massacre, Iqatai le Boucher, s'autoproclame roi d'Oltèques (où Olteq) et fonde le royaume oltèquien. C'est un coup fatal pour les relations entre les deux ethnies sœurs, et le début d'une guerre ethnique généralisée à l'échelle de Sheubane. Le royaume d'Ararwan est le seul état à encore rassembler rëgasiens et noqimiens. Les premiers, historiquement largement majoritaires, sont désormais presque isolés. En effet, les rëgasiens ont été presque totalement évincés d'Izurwan. La menace toute proche des euréens soude encore quelque peu les deux ethnies, mais l'équilibre est fragile. Pour ne rien arranger, le royaume de Tloxcolt fait la guerre aux noqimiens d'Izurwan par l'intermédiaire des rëgasiens locaux. Soucieux de préserver ses frontières, le royaume oltèquien opte pour la même stratégie et soutien les noqimiens. Ces derniers souhaitent également le soutien du royaume d'Ararwan, qui, majoritairement rëgasien, s'y refuse et demeure neutre. Il n'est pas non plus impossible que la confédération nagdelane ait elle -aussi soutenu les rëgasiens. Cependant, l'absence de conflit ouvert durable dans les montagnes séparant la confédération du royaume oltèquien tend à indiquer l'inverse. Il est vrai que ces deux états avaient déjà fort à faire. Le royaume oltéquien devait faire face à la confédération de Maqachimo et à l'empire lavenderonien au sud, tout en soutenant les noqimiens à l'Est. Pour sa part, la confédération nagdelane était à la fois en guerre au Nord (contre le royaume de Tloxcolt et les euréens) et au Sud (contre l'empire lavenderonien) et à l'Est (contre le royaume de Rëmma). Toujours est-il que les conflits génocidaires de la première moitié du 4e siècle av. GC furent très meurtriers et eurent des conséquences déterminantes et durables sur les relations entre noqimiens et rëgasiens. On les regroupe sous le nom de Guerres fratricides . Pour ce qui est des rëgasiens de l'Est, le 4e siècle av. GC voit l'émergence de quatre états dont l'Histoire a retenu le nom. Le royaume gÿnasien unifie progressivement les rëgasiens du Nord-Est, en particulier sur fond de menace euréenne. Le royaume de Rëmma doit faire face aux poussées des euréens et de la confédération nagdelane. Le royaume de la mer des ombres est un des rares royaumes qui n'est pas en guerre contre ses voisins, et profite de sa situation pour développer une économie florissante. L'alliance de la Marche doit au contraire faire face aux invasions slaeciennes venant du Sud. Ces derniers ont été évincés de Vunkan, et ne semblent se maintenir qu'en Slaecia, exception faite de l'empire lavenderonien. Cette victoire des rëgasiens en Vunkan semble être due à une vague d'épidémies et de famines ayant décimé les slaeciens, déjà affaiblis par leurs luttes permanentes et la pauvreté de cette terre. Les issis, étant parvenus à relier les monts Noldenis et les monts Hitlar par leur réseau de tunnels frappe sans prévenir, prenant de cours les rëgasiens. Elle forme ensuite la confédération issite, et obtient une paix temporaire entre les deux peuples, épuisés par ces guerres. L'empire lavenderonien peine à s'étendre et souffre de conflits avec des voisins unifiés sur la plupart de ses frontières. Il parvient a établir des traités de paix avec les slaeciens au Sud, ce soulage une partie de la pression. Son territoire étant majoritairement composé de Noqwan, la Plaine de la soif, il ne jouit pas de ressources démographiques suffisantes à ses conquêtes. De plus, sa cavalerie excelle certes à Noqwan, mais pas dans les forêts du Nord où elle succombe facilement à des embuscades. Elle est donc principalement utilisée face à la confédération nagdelane, qui apprend à utiliser des formations de lanciers pour la contrer.
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Au Nord, les euréens sont définitivement sédentarisés. Rikkreää et Kudläämansu sont unifiés sous formes de royaumes, mais ceux-ci sont trop peu durables et documentés que pour figurer dans ces chroniques. Seuls les royaumes de Tagukara et le Kheterro se maintiendront plusieurs siècles. Les Monts sans sommets, en revanche, sont toujours peuplés par des tribus peu unifiées. Les euréens ont aussi fondé le royaume de Skielmi en Bäadarlamern, lequel conquiert une des îles nikiennes. Sa flotte est en compétition avec celle du royaume de Kheterro, du royaume d’Arhan et de la confédération rëmaa-gÿnasienne dans la mer venteuse. Le reste de Bäadarlamern n’est guère unifié, suite aux guerres qui font rage entre euréens, ardelakis et rëgasiens. Le royaume de Rimta, principalement rëgasien, tient tête aux euréens ainsi qu’aux visées expansionnistes du royaume d’Ararwan. Les montagnes qui le bordent constituent autant de défenses naturelles qui permettront au petit royaume de tenir sur la durée. Les rëgasiens, pas encore unifiés durablement, ont repoussé les euréens le long du bras de mer entre Kudläämansu et Bäadarlamern. Ce seront les futurs thragyptiens. Le royaume de Mehaqimo tient globalement bon face aux invasions euréennes, mais de nombreuses incursions ravagent le pays. Il perd le contrôle des îles de la mer intérieure, qui forment une confédération indépendante après s’être approprié tous les navires de la flotte. Il est en revanche toujours en paix avec ses voisins du Sud et de l’Est, trop affairés à leurs propres guerres que pour risquer de devoir gérer un front supplémentaire. De plus, il a pu gagner quelques terres en Izurwan en fédérant ses habitants, le tout sans occasionner de lourdes pertes humaines. Le royaume d’Ararwan, rassemblant toujours rëgasiens et noqimiens, se maintient et fait la guerre à tous ses voisins, notamment le gigantesque empire de Nagdad, superpuissance du moment. Le royaume oltéquien est la grande puissance d’Izurwan. Il sut profiter des tensions entre rëgasiens et noqimiens pour fédérer les peuples du nord d’Izurwan (quasi exlusivement noqimiens) en leur garantissant protection. Après avoir vaincu la confédération de Maqachimo, le royaume de Naqotar affirma que les terres conquises lui revenaient de droit, car il avait contribué bien plus largement à la victoire que les oltéquiens. Or, le traité d’alliance entre les deux peuples parlait d’une division égale du « butin ». Les naqotaris acceptèrent de leur laisser les terres faisant partie d’Izurwan, et conservèrent Awanuqima. Se faisant, les otéquiens étaient privés de toute possibilité d’extension vers le Sud. Cela les ennuyait d’autant plus que l’empire Lavenderonien, qu’ils avaient eux-même contribué à abattre, venait de s’effondrer, laissant un vide politique en Noqwan que les oltéquiens désiraient exploiter. Jusqu’à l’arrivé de Tandabrar au pouvoir en l’an 13 av. GC, le royaume oltéquien n’était finalement en guerre que contre l’empire de Nagdad. Cependant, Tandabrar avait le grand projet d’unifier les Zuqima, Izurwan, Naqotar et Awanuqima. Il affirmait que les dieux eux-mêmes lui avaient envoyé la vision d’un empire unifiant tous ces peuples. Tandabrar fit usage d’une stratégie mélant propagande et manière forte. Il envoyait de nombreux émissaires vanter les mérites de la civilisation oltéquienne, l’interêt de s’unir face aux menaces nagdelanes et euréennes et slaeciennes, la puissance de l’armée oltéquienne et le soutien évident des dieux à cette cause. Si certaines populations furent séduites par ce discours, ce n’était pas au goût des dirigeants des factions visées. En l’an 9 av. GC, un coup d’état soutenu par la classe populaire (et secrètement par Tandabrar) faillit renverser le royaume d’Ararwan et l’intégrer au royaume oltéquien. Furieux, le roi d’Ararwan fit durement réprimer cette rébellion et accusa les oltéquiens. Profitant de cet incident diplomatique, Tandabrar leva son armée et fit la guerre à Ararwan, soutenu par des rebelles locaux ayant participé au putsch manqué. Il parviendra à conquérir le sud du royaume adverse. En l’an 5 av. GC, une rébellion similaire se produit en Naqotar, avec le même résultat. Tandabrar réagit en envoyant des forces soutenir la rébellion. Cette fois, elles agissent sous couvert des uniformes de la rébellion afin d’éviter d’ouvrir un front supplémentaire. Mais les dirigeants naqotaris ne sont pas dupes, et finissent par déclarer la guerre au royaume oltéquien qui se retrouve dés lors en fâcheuse posture et commence à perdre du terrain. Heureusement pour lui, ses ambassades parviennent à persuader le royaume de Dramëdo, rassemblant les derniers rëgasiens ayant réchappé aux naqotaris, de profiter de l’occasion pour reconquérir Awanuqima. Les naqotaris se retrouvent alors en guerre face aux slaeciens, nagdelans, dramëdiens et oltéquiens et doivent se retirer d’Izurwan. Le plan de Tandabrar est d’opérer une jonction entre les forces dramëdiennes et oltéquiennes au sud de Naqotar, de façon à isoler le sud de l’Alliance de Naqotar et la conquérir facilement. L’empire de Nagdad, pour sa part, est à son apogée. Il a annexé le royaume de Tloxcolt, vaincu l’empire lavenderonien et s’étend à cheval sur le bassin nagdelan, Zalmarima, Noqwan et Vunkan. Il compte cependant un grand nombre d’adversaires, ceux de l’Ouest ayant déjà été cités. Au Nord, il balaye les euréens et tente de massacrer les ardelakis, considérés comme des monstres dans l’imaginaire nagdelan. Le royaume d’Arhan ne pèse pas bien lourd, mais il fédère des euréens et des rëgasiens et sa flotte est puissante. Il est de plus allié à la confédération rëmma-gynasienne. Celle-ci s’est formée suite à l’extension de l’empire de Nagdad, et ses armées tiennent têtes aux légions impériales. La confédération issite tient ses positions dans les montagnes, et ne cherche qu’à les défendre. Au Sud, une autre puissance vient de se lever : l’empire urierinéen, fondé par Urierin le Fulgurant en l’an 109 av. GC. Urierin est parvenu, comme Lavenderon l'Intraitable, à faire usage de la cavalerie slaecienne pour conquérir rapidement un vaste territoire. En l’espace de 13 ans, il réussit l’exploit d’unifier tous les slaeciens à l’exception de ceux de Noqwan, et balaye l’Alliance de la Marche, le Royaume de la mer des ombres et les rëgasiens de Vunkan. Il doit s’arrêter face aux montagnes qui protègent Noqwan et les issis, ainsi que sur les grands fleuves où sa cavalerie peut être tenue en échec. Urierin est convaincu que son fils cadet, Kerghan le Salace, est le plus à même de maintenir son empire. Soucieux d’éviter une guerre de succession, il fait assassiner ses autres fils et ses généraux les plus ambitieux peu avant sa mort (an 88 av. GC). Désormais fils unique, Kerghan usera de son intelligence pour consolider l’empire de son père et préparer son éventuelle extension. Des régiments d’infanterie sont formés en soutien à la cavalerie, et des réseaux de forts sont établis le long des frontières et axes importants. Comprenant l’intérêt de la démarche de son père pour assurer une succession sans encombre, mais peu désireux de faire tuer ses propres enfants, il cédera le pouvoir alors qu’il est encore âgé que de 45 ans. Son fils aîné, Rohaolan, âgé de 26 ans lui succède donc. Il veillera ainsi encore près de 40 ans sur son empire à travers son fils, puis son petit fils.
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