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L'adoration de ce dieu a probablement pour origine la nécessité absolue de maintenir un feu allumé en continu durant les longues nuits de l'est, sous peine de mourir gelés. Cette nécessité se seraient ensuite ritualisée.
L'adoration de ce dieu a probablement pour origine la nécessité absolue de maintenir un feu allumé en continu durant les longues nuits de l'est, sous peine de mourir gelés. Cette nécessité se seraient ensuite ritualisée.


*Udârh est le dieu de la guerre. Chevauchant un immense [[onârh]], il parcourt le monde durant le jour et veille sur les peaux grises la nuit (l'[[ournée]] représente son œil). Les grisâtres préfèrent se battre lorsqu'ils se sentent au centre de l'attention du dieu, c'est à dire lorsque l'ournée est la plus proche. Les chevaucheurs d'onârhs ramkoshis (les [[Apan'onârh|Apan'onârhs]]) sont l'élite sacrée du dieu. A nouveau, faute de soleil, ce rite à probablement été initié lors des longues nuits à l'est, lorsque l'ournée représentait le seul astre brillant.
*Udârh est le dieu de la guerre. Chevauchant un immense [[onrh']] (écrit et prononcé onarh' par les chroniqueurs), il parcourt le monde durant le jour et veille sur les peaux grises la nuit (l'[[ournée]] représente son œil). Les grisâtres préfèrent se battre lorsqu'ils se sentent au centre de l'attention du dieu, c'est à dire lorsque l'ournée est la plus proche. Les chevaucheurs d'onârhs ramkoshis (les [[Apan'onârh|Apan'onârhs]]) sont l'élite sacrée du dieu. A nouveau, faute de soleil, ce rite à probablement été initié lors des longues nuits à l'est, lorsque l'ournée représentait le seul astre brillant.


=Armée=
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Version du 3 août 2018 à 11:03

Royaume de Vultikh'a
Résumé de la faction
Date de fondation : 1003
Population : +/- 800 000
Superficie : 52 874 km²
Ethnies majeures : Ramkoshis, lukavetis
Religion(s): Bithéiste Nadôlush et Udârh
Système politique : Aristocratie
Capitale : Vultikh'a
Chef actuel d'état: Hàmrh'õxr le Cuirassé



Ethnie

Deux ethnies peuplent le territoire du royaume de Vultikh'a : Les Ramkoshis et les lkavts (communément prononcé "lukavetis" par les autres peuples, et écrit de la sorte dans les annales). Les deux ethnies sont nommées « grisâtres » par leurs voisins en raison de leur coutume voulant qu'ils se badigeonnent cendre et encens sur la peau. Nombreux sont ceux qui pensent que les ramkoshis ne sont pas humains. En effet, ils mesurent entre 2m20 et 2m60 pour un poids d'environ 300 kg, et présentent une abondante pilosité rougeâtre. Les lukavetis sont de toute évidence des humains, mais dépassent rarement 1,6 m et sont très frêles. Rien d'étonnant à ce que les premiers dominent les seconds.

Historique

La première mention des ramkoshis est faite par des chroniqueurs du royaume de Dangten, qui racontent l'invasion de ce peuple vers l'an 526, en provenance de l'est. Ils se sont ensuite progressivement installés dans les monts Noldenis, aux dépends du royaume d'Issy, du royaume de Dangten et de Dobethem. Désormais leur territoire s'étend jusqu'à la mer trompeuse. La petite taille des lukavetis poussent certains à penser qu'ils seraient exclusivement issus des anciens issytes, peuple troglodyte pygmée vivant dans les actuels monts Noldenis. Ils n'ont cependant pas la physionomie typiques des issytes, et sont probablement à l'origine des esclaves nagdelans capturés par les ramkoshis lors de leurs conquêtes. Les ramkoshis auraient soigneusement éliminé les esclaves les plus robustes génération après génération afin de mieux les dominer. Quoi qu'il en soit, pendant longtemps les lukavetis ne bénéficiaient d'aucun droit et servaient très couramment de victimes sacrificielles. Des révoltes éclatèrent à nombreuses reprises, mais furent réprimées au cours de génocides massifs. Ce n'est que tardivement, lors de la fondation du royaume de Vultikh'a en 1003, que les lukavetis acquirent officiellement un statut et des droits, si peu nombreux et respectés soient-ils. Il est probable qu'Illahun ait facilité cette unification afin de mieux affaiblir Dobethem et le royaume de Dangten. En tous cas, les raids des grisâtres semblent remarquablement peu affecter la cité marchande, au contraire de leurs autres voisins. Ce qu'Illahun a bien pu leur offrir, en revanche, reste l'objet de spéculation douteuses.

Des différends éclatèrent entre les partisans d'une ligne "dure" envers les lukavetis et ceux, plus progressistes, désirant valoriser les apports de la culture des lukavetis et mettre un terme à la ségrégation raciale. Ils aboutirent à la création d'une baronnie vassale de Vultikh'a, mais disposant de ses propres lois plus progressistes : la Baronnie de la Marche.

Mode de vie

Les ramkoshis sont polyandres, comme souvent chez les archéens. Leurs femmes sont en général obèses, et président un harem d'hommes qui se battent pour obtenir leur faveur. La place de la femme reste cependant assez limitée dans la société, car elle passe son temps à élever les enfants et à s'alimenter. Cette coutume tend cependant à évoluer, car la disponibilité accrue en ressources alimentaires provoque de nombreux cas d'obésité morbide et de mort prématurée des femmes qui ne peuvent même plus se déplacer. De plus, le nombre d'époux par femme tend également à diminuer, car il n'y a plus de réel besoin d'avoir plusieurs époux pour assurer la survie des enfants. Désormais, une ramkoshie a en moyenne deux époux, contre trois à quatre au moment de l'arrivée des ramkoshis dans la région.

Affectant les montagnes et les steppes, ils vivent dans des conditions pénibles, se nourrissant principalement de la chasse, de la cueillette, mais surtout de leurs troupeaux. La région est en effet riche en grands herbivores, tels que bisons et antilopes. Les « grisâtres » travaillent également un peu la terre, mais ne bénéficient pas de conditions très favorables, si ce n'est sur le mont Vultikh'a. Ils font principalement pousser d'imposants tubercules, les Kh'aghurdas. Ils ne sont en tous cas pas adeptes du commerce, méprisant les bijoux et babioles décoratives.

Située sur le mont qui porte son nom (Vultikh'a Gxrõk) la capitale contraste avec le reste du territoire. Si la plupart des locaux habitent dans des huttes de bois, le centre de Vultikh'a est splendide. En effet, les ramkoshis maîtrisent parfaitement le travail du marbre. Chose plus surprenante encore que le travail du marbre, celui de la soie est maîtrisé par les ramkoshies qui le tissent à merveille. Seuls les plus nobles (les Moki Gxrõkods) peuvent habiter dans des habitations faites de marbre. Une statue à leur effigie trône bien souvent devant leur demeure afin que tous sachent qui y habite. Le reste des ramkoshis (les Gxrãgns) vit en périphérie dans des demeures de bois, et les lukavetis vivent encore souvent dans des sortes de bidonvilles aux abords de la cité. Ces derniers sont relégués à des fonctions ne nécessitant pas la force des ramkoshis et considérées comme subalternes telles que les métiers requérant de l'érudition (apothicaire, chirurgien, scribe, ...).

Les peaux grises abhorrent l'eau. En effet, être mouillé implique de perdre leur couleur grise et donc la protection de leurs dieux. Un ramkoshi dont on voit la couleur de la peau est aussitôt maudit et banni du clan. Il a été constaté que les ramkoshis ont en réalité une peau très blanche et fortement sensible au soleil. Leur onguent cendré aurait donc une vocation initialement protectrice, bien que désormais hautement ritualisée. Si leur onguent supporte un peu de pluie, les orages et les averses les épouvantent, sans parler de la mer. Si les plus braves des leurs ont récemment traversé la forêt des astres, les ramkoshis de Vultikh'a n'ont pas encore établi de village aux abords de la mer, au contraire des ramkoshis de la Baronnie de la Marche. Les conditions d'hygiène sont déplorables, mais paradoxalement, leur tradition étant ancestrale (antérieure à leur arrivée sur ces terres), la nature a déjà prélevé son dû et les survivants sont immunisés à la plupart des maladies. On suppose que seuls les plus robustes ont survécu, d'où la force des ramkoshis. Les lukavetis sont eux-aussi contraints de se badigeonner de cet onguent, qui leur garanti l'acceptation au sein de la société et les distingue des ennemis et des esclaves à proprement parler. Malgré la contrainte apparente de la coutume, il s'agit pour les lukavetis d'une droit acquis de dure lutte.

Politique

Le système politique est lié à la noblesse des ramkoshis. Plus ceux-ci ont prouvé leur courage, plus leur statut est élevé. Les plus nobles sont les barons, qui disposent d'une baronnie. Ils sont présidés par un roi (gosphôr) à Vultikh'a. Lorsque les barons désirent accéder au titre de gosphôr, ils le défient en duel. Soit le gosphôr reconnaît la plus grande valeur de son concurrent, soit il l'affronte en duel à mort. Les gosphôrs sont donc des figures imposantes, même pour les standards ramkohis. Le gosphôr actuel est Hàmrh'õxr le Cuirassé, un ramkoshi grandement intéressé par l'art de la forge portant une armure de bronze.

Religion

Le mont Vultikh'a, où est installée leur capitale éponyme, est un immense volcan entrant régulièrement en éruption. Il s'est rapidement imposé comme lieu de culte, et certains pensent même que ce sont ses éruptions qui ont attiré les ramkoshis dans la région. Les grisâtres vénèrent deux dieux cyclopes : Nadôlush et Udârh.

  • Nadôlush est le dieu du feu, du soleil, de la vie et de la mort, et observe son peuple le jour de son œil unique auquel rien n'échappe (le soleil). Les grisâtres craignent sa terrible colère, lui qui déverse des flots de feu, libère des démons des entrailles de la terre et brûle ceux qui ne sont pas bénis par son onguent sacré. Pour éviter son courroux, les ramkoshis partent en guerre sacrée et sacrifient des sacrilèges. Ces derniers sont aussi bien des "peaux grises" jugés impurs que des prisonniers de guerre d'une autre obédience. La cérémonie fait usage du soufre présent en quantité sur la montagne pour faire exploser les victimes sacrificielles. Leurs restes sont mêlés à de l'encens par des prêtres pour former un onguent sacré avec lequel se badigeonnent les deux ethnies. Auparavant, seuls les ramkoshis avaient le droit de s'en badigeonner, les lukavetis n'étant qu’esclaves, indignes de recevoir la bénédiction de Nadôlush. En contrepartie de ces sacrifices et de la bonne conduite de ses adorateurs, le dieu répand sur les pentes du volcan une poussière grise sacrée qui permet ensuite à l'agriculture de prospérer durant de nombreuses années.

Le culte de Nadôlush s'accompagne également de l'entretien d'un feu dans chacun de ses temples, lequel ne peut en aucun cas s'éteindre. Les gardiens du feu sont en quelque sorte les prêtres du culte, et jouissent d'un statut social important.

L'adoration de ce dieu a probablement pour origine la nécessité absolue de maintenir un feu allumé en continu durant les longues nuits de l'est, sous peine de mourir gelés. Cette nécessité se seraient ensuite ritualisée.

  • Udârh est le dieu de la guerre. Chevauchant un immense onrh' (écrit et prononcé onarh' par les chroniqueurs), il parcourt le monde durant le jour et veille sur les peaux grises la nuit (l'ournée représente son œil). Les grisâtres préfèrent se battre lorsqu'ils se sentent au centre de l'attention du dieu, c'est à dire lorsque l'ournée est la plus proche. Les chevaucheurs d'onârhs ramkoshis (les Apan'onârhs) sont l'élite sacrée du dieu. A nouveau, faute de soleil, ce rite à probablement été initié lors des longues nuits à l'est, lorsque l'ournée représentait le seul astre brillant.

Armée

L'armée est séparée suivant les deux castes ethniques.

  • Luvavetis

Les ramkoshis méprisent les armes de jets, aussi utilisent-ils les lukavetis pour faire usages de frondes, javelots et arcs courts. Ils servent généralement à affaiblir l'ennemi lors d'une bataille, et ont bien souvent été massacrés par les ramkoshis lorsque l'adversaire était assez affaibli, ou lorsqu'ils n'avaient plus la patience d'attendre.

Les lukavetis ne portent pas d'armure ni de bouclier, préférant la fuite au corps à corps.

  • Ramkoshis

La deuxième caste, celle des ramkoshis, est constituée de troupes lourdes. N'excellant pas dans la métallurgie, ils portent en général du cuir bouilli, mais méprisent les casques qui les empêchent d'être reconnus par Udârh et se passent fréquemment de boucliers. La couche de graisse qu'ils présentent sous leur épiderme leur assure de toutes façons une protection certaine face aux blessures légères. Leur arme de prédilection est la masse en bois, renforcée de pointes de métal ou de roches tranchantes, qu'ils manient avec une telle force que les armures adverses n'ont guère d'utilité. Certains guerriers emploient également de longues torches, certains d'être ainsi les servants directs de Nadôlush. Ils combattent le plus souvent à pied, mais les barons et les plus aguerris montent des rhinocéros des steppes (onârhs). Ils ne peuvent monter à cheval, étant trop lourds pour ces montures.


Les grisâtres se plaisent à guerroyer, aussi s'affrontent-ils fréquemment entre clans. Si leurs dieux leurs sont favorables ou le requièrent, ils envahissent alors leurs voisins dont ils incendient les villages et kidnappent hommes et femmes. Ils servent également fréquemment de mercenaires auprès d'Illahun et du royaume de Dangten (qui apprécie la valeur des apan'onârhs).

Depuis peu, les ramkoshis ont entrepris d'exploiter de deux gisements de minerais dans les monts Noldenis, principalement sous l'impulsion d'Hàmrh'õxr le Cuirassé. Hàmrh'õxr cherche à équiper ses troupes d'armures de bronze, une idée qui semble leur avoir été suggérée par une tierce faction. Ils lancent également des raids sur les caravanes de Dobethem et sur les terres du royaume de Dangten, qui peine de plus en plus à contenir ce féroce voisin. Les ramkoshis semblent en revanche craindre et haïr tout à la fois les piacapotzins, qu'ils massacrent férocement et dont ils portent parfois les peaux en guise de trophées.