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==Agro-urbanisme et résilience==
==Agro-urbanisme et résilience==


Les paysages "agro-urbains"créés par les nekhans sont très diversifiés, tant au niveau local que provincial. En effet, la tradition nekhane ne déroge pas à celle des autres cités nagdelanes et est centrée sur les villes plutôt que les campagnes. De plus, malgré que les échanges commerciaux entre cités soient fréquents, la fréquence historiquement élevée des raids et sièges (notamment lors des conflits avec les [[kaers]]) a favorisé la production locale et la constitution de stocks de nourriture dans chaque ville.
La tradition nekhane ne déroge pas à celle des autres cités nagdelanes et est centrée sur les villes plutôt que les campagnes. Cependant, malgré que les échanges commerciaux entre cités soient fréquents, la fréquence historiquement élevée des raids et sièges (notamment lors des conflits avec les kaers) a obligé les nekhans à trouver des solutions pour produire leur nourriture localement et soutenir des sièges de longue durée. Ils ont dés lors développé des stratégies agro-urbaines très efficace, alliant une diversité de production tant à l’échelle locale que provinciale.  


L'unité de base de la cité est une sorte de ferme urbaine autogérée. Il y en a des centaines par cité, formant un réseau dense et complexe. Ces parcelles sont très proches des habitations, font l'objet d'expérimentations et de discussions et absorbent les déchets organiques des habitations voisines.
A l’échelle locale, la production est globalement basée sur deux types de structures complémentaires : les fermes familiales autogérées et de grandes fermes intra muros gérées par l’état. Les premières, très nombreuses, constituent un réseau complexe, à la fois varié (nombreuses variétés) et redondant (plusieurs variétés remplissent des rôles similaires). Elles ont une fonction plus vivrière qu’économique. Les parcelles sont à proximité immédiate des habitations afin de réduire les temps de déplacements. La cité est donc particulièrement aérée.


A côté, les cités incluent aussi de grands champs ''intra muros'' gérés par les élites afin de produire des surplus servant fonctionner toute la bureaucratie (militaire, religieuse, etc.) et l'économie via l'exportation de denrées.  
Les grandes parcelles sont gérées par l’état et ont pour rôle la production de surplis permettant d’alimenter la bureaucratie militaire, religieuse, etc. Ces surplus servent également à favoriser l'économie via l'exportation de denrées à l’étranger.  


Le réseau hydrique, très performant, est composé de quelques larges bassins gérés conjointement par les voisins et les autorités, ainsi que de nombreuses petites citernes souterraines au centre de chaque quartier, gérées par les habitants.
Le réseau hydrique est également très performant, bien que la plupart des cités nekhanes n’aient pas à souffrir d’un manque d’eau. Il est composé de quelques larges bassins gérés par l’état et de nombreuses petites citernes individuelles ou collectives à l’échelle des quartiers, gérées par les habitants.  


Si l'élite fait entretenir ses champs par des travailleurs, la majorité des citadins sont des jardiniers urbains qui gèrent leurs fermes de manière très autonome.
La gestion de ces parcelles est au centre des discussions et elles sont constamment soumises à différentes expérimentations visant à en améliorer le rendement et la résilience. De plus, les déchets organiques ne posant pas de problèmes sanitaires évident sont collectés et répandus sur les parcelles les plus proches, ce qui limite l’appauvrissement des sols.
La majorité des citadins sont des jardiniers urbains gérant leurs fermes de façon autonome. Ils consomment leur propre production, procèdent à de nombreux échanges en nature et vendent leur éventuels surplus.
On retrouve aussi une caste de travailleurs employés par les élites ou par l'état afin d’entretenir les plus grandes parcelles.  


Les terres, la nourriture et l'eau sont gérées à un niveau très local, en mosaïque et en collaboration avec les plus grands systèmes administratifs.
Grâce à cette remarquable organisation mêlant gestion citoyenne et étatique, les nekhans disposent d’un grand nombre de sources d’approvisionnement (jardins urbains familiaux, vergers, cultures urbaines intensives, cultures périurbaines extensive, agroforesterie, pêche) et sont à même de résister à la plupart des catastrophes naturelles ou anthropiques qui décimeraient des peuples moins organisés.
 
Grâce à ce développement socio-écologique chaque citadin peut compter sur une diversité de sources d'approvisionnement pour sa nourriture : jardins urbains familiaux, vergers, cultures urbaines intensives, cultures périurbaines extensive, agroforesterie et pêche.  





Version du 12 juin 2017 à 14:28

Nekhen
Résumé de la faction
Population : +/- 600 000 habitants
Superficie : 15 633 km²
Ethnies majeures : env. 78% rëgasiens, 15% slaeciens, 5% euréens
Capitale : Nekhen



Nekhen est une des cinq cités de la Confédération de Tamascala. Elle se situe au niveau d'une presque-île au sud de la Péninsule des marécages.

Devenu indépendant en 902 grâce à Anydylë, l'état de Nekhen est composé aujourd'hui de 5 cités principales : Nekhen, Okob, Dunhak, Gotso et Sisserit. Si le pouvoir est centralisé à Nekhen même, les villes sont largement indépendantes pour leurs décisions internes et on droit de parole pour les décisions externes. Nekhen est donc en quelque sorte une confédération dans la confédération.

La politique nekhane est orientée vers la défense et l'autonomie. Les villes ont toutes un mécanisme de défense efficace afin de se protéger des voisins belliqueux (kaers, pirates indépendants, bandits, ...) et ont en commun un système agricole développé. En effet, si d'autres civilisations innovent d'un point de vue naval, militaire, médical, ou architectural Nekhen accorde une grand importance au développement agricole : fertilisation des cultures, outils plus efficaces, ingénierie du paysage, sélection des variétés sont ainsi à la pointe du monde connu. Les différentes villes de l'état de Nekhen s'échangent leurs produits, mais toutes produisent largement de quoi nourrir leur populations et l’excès de nourriture global est en partie envoyé aux autre citée de la Confédération de Tamascala en tant que participation à la défense globale de la confédération. L'autre partie du surplus est vendu au profit des citées.

"Être dur contre le dur et doux contre le doux", cette devise est un héritage d'Anydylë et résume bien la philosophie de l'état de Nekhen. Une attaque directe contre Nekhen ou ses alliés provoque une réaction immédiate, mais tout blessé, même ennemi, recevra de l'aide. Il est arrivé que des kaers affamés attaquent Nekhen, soit vaincus sans pitié et que les blessés repartent soignés, chargés de nourriture et avec des messages pour leurs dirigeant les invitant à négocier à la fois la paix et des traités commerciaux.

Agriculture

Agro-urbanisme et résilience

La tradition nekhane ne déroge pas à celle des autres cités nagdelanes et est centrée sur les villes plutôt que les campagnes. Cependant, malgré que les échanges commerciaux entre cités soient fréquents, la fréquence historiquement élevée des raids et sièges (notamment lors des conflits avec les kaers) a obligé les nekhans à trouver des solutions pour produire leur nourriture localement et soutenir des sièges de longue durée. Ils ont dés lors développé des stratégies agro-urbaines très efficace, alliant une diversité de production tant à l’échelle locale que provinciale.

A l’échelle locale, la production est globalement basée sur deux types de structures complémentaires : les fermes familiales autogérées et de grandes fermes intra muros gérées par l’état. Les premières, très nombreuses, constituent un réseau complexe, à la fois varié (nombreuses variétés) et redondant (plusieurs variétés remplissent des rôles similaires). Elles ont une fonction plus vivrière qu’économique. Les parcelles sont à proximité immédiate des habitations afin de réduire les temps de déplacements. La cité est donc particulièrement aérée.

Les grandes parcelles sont gérées par l’état et ont pour rôle la production de surplis permettant d’alimenter la bureaucratie militaire, religieuse, etc. Ces surplus servent également à favoriser l'économie via l'exportation de denrées à l’étranger.

Le réseau hydrique est également très performant, bien que la plupart des cités nekhanes n’aient pas à souffrir d’un manque d’eau. Il est composé de quelques larges bassins gérés par l’état et de nombreuses petites citernes individuelles ou collectives à l’échelle des quartiers, gérées par les habitants.

La gestion de ces parcelles est au centre des discussions et elles sont constamment soumises à différentes expérimentations visant à en améliorer le rendement et la résilience. De plus, les déchets organiques ne posant pas de problèmes sanitaires évident sont collectés et répandus sur les parcelles les plus proches, ce qui limite l’appauvrissement des sols. La majorité des citadins sont des jardiniers urbains gérant leurs fermes de façon autonome. Ils consomment leur propre production, procèdent à de nombreux échanges en nature et vendent leur éventuels surplus. On retrouve aussi une caste de travailleurs employés par les élites ou par l'état afin d’entretenir les plus grandes parcelles.

Grâce à cette remarquable organisation mêlant gestion citoyenne et étatique, les nekhans disposent d’un grand nombre de sources d’approvisionnement (jardins urbains familiaux, vergers, cultures urbaines intensives, cultures périurbaines extensive, agroforesterie, pêche) et sont à même de résister à la plupart des catastrophes naturelles ou anthropiques qui décimeraient des peuples moins organisés.